samedi 2 juillet 2011

Le harcèlement moral

La violence perverse au quotidien

Voici une lecture obligatoire pour comprendre la dynamique des relations humaines sous l'emprise des pervers narcissiques. Pour mettre l'eau à la bouche, en voici la conclusion « On retrouve les processus pervers dans tous les groupes où les individus peuvent entrer en rivalité, en particulier dans les écoles et les universités. L’imagination humaine est sans limites quand il s’agit de tuer chez l’autre la bonne image qu’il a de lui-même; on masque ainsi ses propres faiblesses et on se met en position de supériorité. C’est la société toute entière qui est concernée dès qu’il est question de pouvoir. De tout temps, il y a eu des êtres dépourvus de scrupules, calculateurs, manipulateurs pour qui la fin justifiait les moyens, mais la manipulation actuelle des actes de perversité dans les familles et les entreprises est un indicateur de l’individualisme qui domine dans notre société. Dans un système qui fonctionne selon la loi du plus fort, du plus malin, les pervers sont rois. Quand la réussite est la principale valeur, l’honnêteté paraît faiblesse et la perversité prend un air de débrouillardise.
Sous prétexte de tolérance, les sociétés occidentales renoncent peu à peu à leurs propres interdits. Mais, à trop accepter, comme le font les victimes des pervers narcissiques, elles laissent se développer en leur sein des fonctionnements pervers. De nombreux dirigeants ou hommes politiques, qui sont pourtant en position de modèles pour les jeunes, ne s’embarrassent pas de morale pour liquider un rival ou se maintenir au pouvoir. Certains abusent de leurs prérogatives, usent de pressions psychologiques, de la raison d’État ou du « secert défense » pour protéger leur vie privée. D’autres s’enrichissent grâce à une délinquance astucieuse faite d’abus de biens sociaux, d’escroqueries ou de fraude fiscale. La corruption est devenue monnaie courante, Or, il suffit d’un ou de plusieurs individus pervers dans un groupe, dans une entreprise ou dans un gouvernement pour que le système tout entier devienne pervers. Si cette perversion n’est pas dénoncée, elle se répand de façon souterraine par l’intimidation, la peur, la manipulation. En effet, pour ligoter psychologiquement quelqu’un, il suffit de l’entraîner dans des mensonges ou des compromissions qui le rendront complice du processus pervers. C’est la base même du fonctionnement de la mafia ou des régimes totalitaires. Que ce soit dans les familles, les entreprises ou les États, les pervers narcissiques s’arrangent pour porter au crédit des autres le désastre qu’ils déclenchent, afin de se poser en sauveurs et de prendre ainsi le pouvoir. Il leur suffit ensuite de ne pas s’embarrasser de scrupules pour s’y maintenir. L’histoire nous a montré de ces hommes qui refusent de reconnaître leurs erreurs, n’assument pas leurs responsabilités, manient la falsification et manipulent la réalité afin de gommer les traces de leurs méfaits.
Au-delà de la question individuelle du harcèlement moral, ce sont des questions plus générales qui se posent à nous. Comment rétablir le respect entre les individus ? Quelles sont les limites à mettre à notre tolérance ? Si les individus ne stoppent pas seuls ces processus destructeurs, ce sera à la société d’intervenir en légiférant. Récemment un projet de loi a été déposé, se proposant d’instituer un délit de bizutage, réprimant tout acte dégradant et humiliant en milieu scolaire et socio-éducatif. Si nous ne voulons pas que nos relations humaines soient complètement réglementées par des lois, il est essentiel de faire acte de prévention auprès des enfants. »

Enfants soldats programmés pour détruire l'autre... par chartrestw

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2 commentaires:

Josick d'esprit agricole a dit...

"En effet, pour ligoter psychologiquement quelqu’un, il suffit de l’entraîner dans des mensonges ou des compromissions qui le rendront complice du processus pervers."
Et quand il refuse ? Eh bien on l'élimine purement et simplement en faisant dans l'assassinat social. J'ai cette fierté, avoir été exécuté par un juge-bourreau. Plus de droit de visite, plus d'autorité parentale, j'ai tout perdu égard à mes enfants. Mais je suis resté un homme debout, n'ayant jamais accepté de négocier avec une femme qui a commencé par violer la loi, félicitée même ensuite par la juge.
J'ai cette fierté. Je suis resté debout dans ce champ de ruine auquel je n'appartiens plus.

Bisbille 101 a dit...

@Josick Pour ma part, j'en suis encore et toujours à me battre contre les fonctionnaires sans âme ni conscience qui détruisent quantités innombrables de vie par leur asservissement inconditionnel au désordre procédurier qui leur sert de gagne-pain. Lorsque j'observe d'un œil attentif ce qu'est devenu la société contemporaine du Québec sous l'impulsion d'une idéologie déviante, il m’apparaît maintenant de plus en plus clair comment la folie peut soudainement devenir la norme lorsque l'idéologie remplace la raison dans la tête des pions qui anime la machine sociale...

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001