lundi 16 novembre 2009

Comme une odeur de misandrie

(Réaction du psychologue Yvon Dallaire à l’article de Nathalie Petrowski publié dans la Presse du 14 novembre 2009 : Comme une odeur de misogynie. L’article fait suite à la projection du documentaire du belge Patrick Jean, La domination masculine, qui a refusé de venir présenter lui-même son film au Québec, province pourtant experte en accommodements, de peur de représailles de la part des « masculinistes[1] » qu’il avait interviewé sous de fausses représentations.)


Je me permets, Mme Petrowski, de paraphraser votre texte en inversant les sexes, espérant que vous comprendrez mieux le sens de vos propos, propos écrit très certainement en toute bonne foi, ce qui ne les excuse quand même pas.


« J’ai de la difficulté à imaginer l’homme idéal. En tant que je suis concernée, l’homme est le résultat d’un gène endommagé. Les hommes prétendent être normaux, mais tout ce qu’ils font, assis là, avec des sourires insignifiants dans leur face, c’est de produire du sperme. C’est ce qu’ils font tout le temps. Et ils n’arrêtent jamais. » Germaine Greer

« Tous les hommes sont des violeurs, et rien d’autre. » Marylin French

« Plus j’ai de renommée et de pouvoir, plus j’ai la possibilité d’humilier les hommes. »

Sharon Stone


Ces trois morceaux d'anthologie misandre m’ont sérieusement interpellé lorsque j’ai écrit mon livre Homme et fier de l’être (Option Santé, 2001). En principe, j’aurais dû être extrêmement choqué de lire tant de haine dans la quarantaine de citations de féministes radicales que je rapporte dans le chapitre « Les femmes qui haïssent les hommes » dont sont tirés ces deux citations. Mais j’ai tellement entendu de critiques dans les discours de certaines Québécoises envers les hommes qu’il doit m’arriver de ne plus les entendre ou de laisser dire, comme de nombreux hommes qui croient acheter la paix par le silence.


J'ai certainement tort. Car les féministes radicales ont pris, au Québec, tellement de pouvoir qu’elles peuvent maintenant déblatérer contre les hommes sans coup férir et applaudir à un documentaire pamphlétaire tel que La domination masculine. Elles continuent de sévir dans un pays où l’égalité homme – femme est l’une des plus avancée au monde et distillent des propos toujours aussi nauséabonds sur « ces québécois sans couilles » qui leur empoisonnent la vie et qu'elles tiennent responsables de tous les maux de la terre, y compris de leurs problèmes relationnels. Le monde irait tellement mieux s’il était dirigé par les femmes et non par des êtres violents qui ne comprennent jamais rien à rien, n’est-ce pas ?


Reste que la tentation de ne voir en ces féministes radicales qu'une bande de femmes frustrées et mal baisées est grande. Sans compter qu'elles ne sont pas nombreuses et que ce sont des marginales dont l'influence sur le consensus social apparaît nul. Tant qu'elles broient du noir dans l'usine de leur ressentiment privé, elles ne sont pas dangereuses et ne le seront pas tant et aussi longtemps que la majorité des femmes saines se défendront d’être féministes.


À une autre époque, peut-être. Mais on observe en ce moment un peu partout dans le monde les manifestations d'une hostilité dirigée publiquement contre les hommes, une hostilité qui donne froid dans le dos et va tout à fait dans le sens des féministes québécoises montrées un peu partout comme l’exemple à suivre, comme le fer de lance du féminisme de bon aloi. Le fait que le Ministère de la Santé et des Services Sociaux investit onze fois plus de fonds dans la santé des femmes que des hommes[2] en est l'exemple le plus visible, mais certainement pas le seul. Le fait que toutes les campagnes gouvernementales contre la violence domestique montrent toujours l’homme comme le bourreau en est un autre exemple.


Qu’une dizaine d’hommes et de femmes universitaires, tous des gens intelligents, écrivent un livre dans lequel ils traitent d’antiféministe toute personne qui ne dit pas comme eux et qui ose se prononcer en faveur de l’amélioration de la condition masculine, y compris la présidente de l’Ordre professionnel des psychologues et Guy Corneau, plutôt que de s'opposer avec vigueur à toute discrimination, a de quoi inquiéter[3]. Hors du féminisme, point de salut.


Et ce qui inquiète encore davantage, c'est que le mouvement de ressentiment contre les hommes n'est pas qu’universitaire ou limité à un petit groupe. Lentement mais sûrement, il contamine aussi la culture populaire, les médias, les annonces publicitaires (dans lesquelles le con est toujours masculin), les documentaires (dont celui qui suscite vos inquiétudes) et, évidemment, Internet : Sisyphe, Je suis féministe, NetFemmes, Relais-Femme, Campus Féministe, Cybersolidaires, sites dont la Gazette des femmes, dans son numéro de nov-déc. 2009, vient de faire la promotion. Sans oublier que tous ces organismes sont, pour la plupart, subventionnés par nos impôts, y compris la Gazette. La contamination est tellement pandémique que peu d’hommes et de femmes n’osent s’élever contre ce discours misandre radical.


C’est drôle, le féminisme présenté comme « politically correct » oublie certains sites qui se présentent comme féministes, qui accueillent tous les jours des milliers de visiteuses et qui propagent sans honte la haine de l’homme : Chiennes de garde, La meute, Antipatriarcat, SOS Sexisme, Réformes féministes … sites plus sexistes que le sexisme qu’elles disent pourfendre.


Je croyais pourtant, Mme Petrowski, que nous sortions enfin de cette guerre des sexes et que nous étions, au Québec, une société d’hommes et de femmes de bonne foi capables de travailler ensemble et de faire la distinction entre un féminisme sain et un féminisme radical qui entretient la suspicion intersexe au même titre que, dans les couples malheureux, chacun accuse l’autre d’être responsable du divorce. Je croyais que nous vivions dans une société où chacun(e) prenait la responsabilité de son bonheur et cessait de rendre l’autre responsable de son malheur.


Espérons que les misandres ET les misogynes qui continuent d’entretenir la suspicion entre les sexes râlent leurs derniers râlements et que les médias cesseront bientôt de leur donner le devant de la scène. Cessons de nous opposer et devenons complémentaires, nous enrichissant ainsi l’un l’autre.


« Il n’y a que pour les hommes qui n’aiment pas les femmes et les femmes qui n’aiment pas les hommes que le monde est un système de mâle dominant. » Pierre Cormary


P.S. Je n’ai pas eu l’occasion de voir le documentaire en question, mais je sais que Patrick Jean ne manque aucune occasion de me présenter comme le théoricien du « masculinisme extrémiste ». Mais je peux vous confirmer une chose : que ce Monsieur se soit présenté sous de réelles ou de fausses représentations, j’aurais tenu exactement les mêmes propos, comme mon code d’éthique en tant que psychologue l’exige. Évidemment, vous savez mieux que moi, j’en suis assuré, que l’on peut faire dire n’importe quoi à des propos sortis de leur contexte. J’en ai souvent eu l’expérience, au Québec comme en Europe.

Yvon Dallaire, Psychologue et auteur

675, Marguerite-Bourgeoys, Québec (Québec), Canada, G1S 3V8

Tél. : (418) 687-0245 Télec. : (418) 687-4312

Courriel : yvondallaire@optionsante.com Internet : www.yvondallaire.com


[1] Terme inventé par Michèle Le Doeuff, philosophe féministe française.

[3] Dupuis-Déry, F., Blais, M. et al, Le mouvement masculiniste. L’anti-féminisme démasqué, Montréal, Remue-Ménage, 2008

vendredi 13 novembre 2009

Changement de paradigme

À titre de chercheur qui a beaucoup écrit et discouru au sujet de la condition paternelle, je vous remercie d'avoir écrit « Les pères gagnent le respect des experts ( et des mères) » Laurie Tarkan, NYT, 02 nov. 2009. Bien évidemment que les pères sont différents des mères, ce qui ne les rend pas déficients pour autant.


Toutefois, la situation envisagée du point de vue de l’enfant est absente de l’article. Au delà des experts et des mères, le vrai test de la contribution paternelle réside dans les yeux de ses enfants. Et il existe désormais des preuves irréfutables à l’effet que par-dessus tout les enfants désirent maintenir une relation significative avec leur père, que la famille soit intacte ou non.


Après plus d’un demi-siècle de dénigrement du rôle de père, le temps est maintenant venu de changer de paradigme, dans le meilleur intérêt réel des enfants.


Gordon E. Finley

vendredi 6 novembre 2009

La voie de la raison


Le récent vote à la chambre des communes au sujet du controversé programme du registre des armes à feu continue de faire trembler les alarmistes le qualifiant tour à tour de menacé ou de déplumé. Chose certaine, le débat à ce sujet au Québec suscite les plus vives passions.


Tout a été dit à propos de ce programme, du dépassement astronomique des coûts en passant par son inutilité relative puisque que les criminels ne se donnent pas la peine d’enregistrer leurs armes de poings. Et les policiers sont négligents lorsqu’ils interrogent la base de données. L’entrée « dynamique » effectuée par la police de Laval à 05h du matin le 02 mars 2007 au domicile de Basil Parasiris situé à Brossard illustre les conséquences d’une telle négligence.


Le député conservateur de Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn considère que le registre des armes à feu est tout simplement inutile. « Je ne pense pas que ce registre des armes à feu soit vraiment la solution pour empêcher des crimes. Quelqu’un qui tout à coup devient violent pour des raisons incontrôlables, qui décide de faire ça, ce n’est pas parce que sa carabine a été enregistrée qu’il ne commettra pas de crime. »

Côté gestion du trésor public, « le vote s'était pris sur la promesse du ministre de la Justice de l'époque, Allan Rock, que cela ne coûterait que 2 millions de dollars, net, après revenus. Mais en 1995, les dépenses se chiffraient à 85 millions de dollars. En 2000, c'était rendu à 327 millions de dollars. En 2002 : 688 millions de dollars. Et aujourd'hui, on parle de 2 milliards de dollars! ».

(Source : Zone libre, Radio-Canada, 13 février 2004)

vendredi 23 octobre 2009

Discrimination anti-mâle


« à compétence égale, on choisira la femme ou on choisira la personne venant de ... eh bien... autre chose que le mâle blanc... pour être claire »...

Annie Lauvergeon


vendredi 21 août 2009

Propagande et manipulation



La récupération par les féministes intégristes et leurs « compagnons de route » des tristes évènements de polytechnique relève de la malhonnêteté intellectuelle et de la propagande haineuse. Vers le milieu des années 80, le ministère de la santé commence à publier des chiffres les plus farfelus concernant la violence domestique : une femme sur dix, puis 300 000 femmes chaque année au Québec puis encore récemment une femme sur trois (Michael Ignatieff !), en clair n'importe quoi en autant que le vers pénètre dans la pomme. Dans ce contexte, le drame de polytechnique fut un cadeau du ciel.

Aujourd'hui grâce à l'équipe de recherche de l'Après-Rupture, nous savons que ces chiffres ne correspondent tout simplement à rien. En réalité, l'exercice n'a d'autre but que de manipuler les détenteurs des cordons de la bourse. Au moyen de cette odieuse propagande sexiste, les militantes radicales sont parvenues à influencer le législatif et faire adopter à la sauvette la fameuse "politique d'intervention en matière de violence conjugale" qui lève la présomption d'innocence et recommande l'arrestation de l'homme, sans égard au fait dès que l'appel au 911 est logé. Cette infâme politique a été adoptée, nous le savons maintenant, sur la base d'un grossier mensonge et le gouvernement actuel, bien au fait de la situation, devrait avoir le courage de répudier cette politique et de poursuivre les responsables de cette infamie.


Aujourd'hui, en raison de la mise en oeuvre de cette politique, les prisons hébergent quantité d'hommes innocents sous tous rapport, souvent des pères de famille mis en accusation sur une simple parole, jamais enquêtée et condamnés par des juges fripons assujettis à l'idéologie féministe. Or, lorsque la justice est au service d'une idéologie, nous entrons dans le domaine peu fréquentable de la tyrannie. Pas étonnant dans ce contexte que la famille soit si mal en point au Québec où il n'est désormais plus possible de faire confiance à une femme dans un contexte d'union conjugale, compte tenu de cette épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête du conjoint en devenir. Allez, Messieurs et Mesdames à l'Assemblée Nationale, un peu de courage... À défaut, c'est la famille et par ricochet la société qui risque de disparaître.

Commentaire publié par Le Devoir en réaction à cet article intitulé: « Polytechnique au cinéma - Explorer nos parts d'ombre » sous la plume d'Odile Tremblay.

mercredi 12 août 2009

Le vrai visage de la «modernité»

Il est une question dérangeante qui brule les lèvres de tout le monde dans ce débat actuel au sujet de la modification législative qui obligerait les cliniques privées offrant des services d'avortement à se doter d'un bloc opératoire. Cette question que personne n'ose poser dans ce contexte de rectitude politique est la suivante : « Est-il nécessaire et raisonnable de pratiquer 30 000 avortements chaque année au Québec seulement ? »

Combien de millions sont ainsi soustraits au budget du réseau de la santé et investis dans l'industrie de la mort ?

Est-ce l'avortement gratuit et librement accessible doit se substituer aux moyens de contraception négligés par des adultes irresponsables ?

Pourquoi ne pas retenir ici le principe du « three strikes, you're out » pour mettre un frein aux abus en semblable matière ?

Souvenons-nous qu'à l'origine, l'avortement ne devait être qu'un dernier recours, à n'être utilisé que dans les cas extrêmes et désespérés, des histoires d'inceste, de viol ou autres joyeusetés. Aujourd'hui, il se pratique dans le Québec contemporain des avortements qualifiés de tardifs faute de mieux, jusqu'au neuvième mois de la grossesse. Écoutez le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre, faire des révélations au journaliste Normand Lester au «Journal du Midi» sur les ondes du 98,5 FM. Normand Lester n'hésite pas à qualifier ces actes barbares de «meurtre d'enfants». C'est ainsi que ce gouvernement de pleutres préfère investir l'argent public pour tuer les enfants Québécois de souche et importer à grands frais des petites chinoises orphelines.


Voilà le vrai visage de la «modernité»

vendredi 7 août 2009

Un juge en prison pour proxénétisme !



Prison for ex-judge who recruited prostitutes


La prison pour cet ancien juge qui se livrait au trafic de prostituées


L'Affaire Tills : un ancien juge de la cour supérieure prend le chemin des cellules








L'ancien juge prend le chemin des cellules


samedi 1 août 2009

Les «acquis» de Mme Payette

Réaction à cet article publié sur Le Devoir intitulé «Crimes d'honneur, crimes de pouvoir»

Le Québec contemporain, c'est à proprement parler le «Féministan». Ici, il importe de rappeler comment n'importe quelle femme qui le désire peut faire incarcérer l'homme qui partage son quotidien sur une simple dénonciation de violence domestique qui ne sera jamais enquêtée, ce qui ouvre toute grande la porte aux fausses allégations. Les policiers procèdent aveuglément, sans poser la moindre question, car ils savent que les juges fripons de la cour du Québec vont condamner le pauvre bougre sans la moindre preuve et ainsi couvrir leur méfait. Les juges de la cour du Québec sanctionnent des jugements fallacieux et distribuent à tout vent des dossiers criminels à des hommes parfaitement innocents sans jamais avoir à se soucier des conséquences de cette duperie. Aucune preuve n'est requise dans ces dossiers, une seule parole suffit. Ces mesures arbitraires sont autorisées par la fameuse «politique d'intervention en matière de violence conjugale», un texte davantage sexiste que Mein Kampf pouvait être raciste car elle ostracise la moitié mâle de la population. En outre, cette fameuse politique qui n'est pas une loi fut adoptée sur la base d'un grossier mensonge prétendant que pas moins de 300 000 femmes étaient victimes de violence conjugale chaque année au Québec. Une simple demande d'accès à l'information aura permis de mettre à jour cette imposture.

Voir la brochure imprimée par le ministère de la justice et subséquemment retirée après que la commission eût confirmée l'absence de source derrière une telle affirmation.

Avant de recouvrer sa liberté, l'homme ainsi inculpé devra accepter de se soumettre à une sentence avant jugement. De cette manière, il vient de se faire déposséder de son domicile et de l'accès à ses enfants. Dans les semaines qui vont suivre, il sera également soulagé d'une portion significative de ses revenus transférés en franchise d'impôt à l'auteure du délit alors qu'il doit continuer d'en assumer la charge fiscale. De plus, les jugements en matière familiale sont ouvertement défiés et les femmes qui s'adonnent à ce petit jeu sont assurées d'obtenir l'assistance des policiers pour commettre leurs outrages qui ne seront jamais sanctionnées.

Par ailleurs, les hommes sont dépeints comme des imbéciles dans les publicités et personne ne s'en offense. Les garçons décrochent de l'école à un rythme effarent et les féministes accueillent ce résultat comme une avancé de leur cause. Les hommes se suicident à un taux quatre fois supérieur à celui des femmes sans que personne ne s'en inquiète. 97% des payeurs de pension alimentaire sont des hommes. Le rapport Rondeau intitulé: « Les hommes, s'ouvrir à leur réalité et répondre à leurs besoins » dort sur la tablette du Ministère de la Santé depuis sa sortie en janvier 2004 alors que la situation qu'il décrit est qualifiée d'alarmante. Les féministes ont même initié une pétition pour demander aux décideurs, ceux qui tiennent les cordons de la bourse, de ne pas mettre en application ses 16 recommandations urgentes.

Voilà en quelques mots résumés les « acquis » dont Mme Payette semble être si fière.

jeudi 30 juillet 2009

Deux systèmes de justice

Décidément, cette histoire d'arnaqueur sans scrupules nous démontre qu'en ce pays, il existe bien deux standards pour la justice. D'une part, les crapules de grand chemin parmi lesquelles figurent indubitablement ce M. Jones qui bénéficie de tous les égards prévus par le code dont la présomption d'innocence. D'autre part, les citoyens innocents accusés à tort, incarcérés préventivement parfois pour de longues périodes et subséquemment condamnés sur de faux prétextes.


Daniel Bédard, dont vous pouvez prendre connaissance du dossier sur ce site figure parmi cette seconde catégorie. Pour un crime inexistant, il a été détenu préventivement plus de 13 mois après avoir été arrêté sans mandat à son domicile de Repentigny par des agents du SPVM. Au terme d'un procès véritablement stalinien présidé par Richard Mongeau, un petit juge intimement lié à la corruption notoire du parti libéral, procès durant lequel il lui fut interdit de produire une défense, il fut condamné à 54 mois de prison qu'il purge présentement.


J'ai également été arrêté sans mandat à mon domicile de St-Damien-de-Brandon dans Lanaudière par des agents du SPVM pour avoir osé dénoncer en déontologie Annie Vigeant # 4350 SPVM qui s'était copieusement parjuré lors de mon procès en cour municipale de Montréal. Le ministère public m'accusait alors d'avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de Mme Vigeant en ces termes : "je possède suffisamment de munitions pour l'envoyer en enfer derrière les barreaux". Après 3 mois de détention préventive, le juge Claude Leblond, un ami intime de John James Charest, m'a acquitté de cette fausse allégation... et condamné à purger un an supplémentaire dans les prisons déjà surpeuplées de cette province. Remis en liberté en attente du résultat du processus d'appel, je vis présentement en situation de « liberté illégale » pour avoir refusé d'obtempérer à l'ordre de la cour d'appel, un tribunal fantoche qui a erré en ne révisant pas le jugement éminemment fallacieux de Leblond.


Un grand ménage est nécessaire au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être que la colère qui gronde au sein des petits investisseurs floués par des magouilleurs bien nantis de la trempe de ce M. Jones ou de Vincent Lacroix servira de catalyseur pour enclencher une enquête nécessaire afin de faire toute la lumière sur l'administration de la justice de cette province. Entre temps, nous en sommes réduits à vivre sous un régime de tyrans qui se moque éperdument de nos libertés fondamentales et de nos droits soi-disant protégés par une charte qui n'est en réalité qu'un opaque écran de fumée.

jeudi 23 juillet 2009

Injustice sur mesure pour les hommes

Par Phyllis Schlafly


Saviez-vous que le tribunal peut ordonner à un homme de rembourser au gouvernement tout l'argent du bien-être social, faussement étiqueté «pension alimentaire pour enfant», qui a été versée à la mère d'un enfant, et ce même si l’enfant n’a aucun lien avec lui ? Saviez-vous que s'il ne paie pas, un juge peut l’expédier en prison pour cette dette sans jamais lui laisser l’opportunité d’avoir un procès devant juge & jury ?


Saviez-vous que l’incarcération du débiteur (envoyer un citoyen en prison pour défaut de paiement) est une pratique d’un autre âge qui a été abolie aux Etats-Unis avant l'esclavage ? Cette pratique a été réintroduite aujourd'hui pour punir les hommes qui sont trop pauvres pour payer ce qui est appelé trompeusement la «pension alimentaire pour enfant.»


Saviez-vous que lorsqu’une entreprise ne peut pas assumer ses dettes, elle peut déclarer faillite, ce qui signifie qu'elle se débarrasse de ses obligations financières à raison de quelques sous par dollar de la dette ? Un homme ne peut jamais obtenir une réduction ou l’annulation d’une dette de cette soi-disant «pension alimentaire pour enfants» même s’il est sans emploi, sans argent et sans abri, médicalement inapte, incarcérés (justement ou injustement) ou parti servir son pays dans les forces armées d'outre-mer, ne peut pas se payer les services d’un avocat, et même si cet argent n’aurait initialement jamais dû lui être réclamé.


Saviez-vous que lorsqu’une femme effectue une demande d'aide sociale et ment au sujet de l’identité du père de son enfant, elle n'est jamais poursuivie pour parjure? Saviez-vous que les juges peuvent refuser d’examiner les preuves d'ADN qui démontrent que l'homme traduit en justice par la mère n'est pas le père biologique de l’enfant?


Saviez-vous que la prétendue «pension alimentaire pour enfant» n'a rien à voir avec le soutien à l’enfant car la mère n'a aucune obligation de dépenser un seul de ces dollars pour subvenir aux besoins de l’enfant. Dans de nombreux cas, l'argent en question ne se rend même pas à l’enfant parce qu'il va servir à grossir la masse salariale du monstre bureaucratique mis en place pour recouvrer ces sommes auprès des débiteurs exsangues.


Voici quelques unes des injustices infligé aux hommes par les féministes radicales et leurs dociles alliés libéraux mâles. Aux Etats-Unis, la modification législative eût lieu à l’initiative de Bill Bradley, ancien sénateur démocrate du New Jersey et candidat à la présidentielle.


Son nom figure d’ailleurs sur l’amendement Bradley, une loi fédérale datant de 1986 qui interdit la réduction rétroactive de la soi-disant «pension alimentaire pour enfant», même dans les cas énumérés ci-dessus. La loi Bradley interdit le recours à la protection de la faillite, se moque des règlements qui en limiteraient la portée et interdit l'examen judiciaire de toute évidence qui corrobore l'incapacité de payer du débiteur.


La plupart des victimes de la loi Bradley ne sont jamais soumis à l’attention du public parce que, comme le fait remarquer l’auteur Bernard Goldberg qui analyse le biais dans les médias, ces derniers poursuivent sagement la ligne de propagande féministe en qualifiant ces hommes ruinés par le système de « pères indignes.»


Mais cet été, une affaire énorme a fait la manchette des médias. Frank Hatley a passé plus d’un an dans une prison de Géorgie en raison de son défaut de verser la soi-disant «pension alimentaire pour enfant» et ce même si un test ADN datant neuf ans et un autre de cette année confirment tous deux qu’il n’est pas le père biologique de l’enfant. Le 21 août 2001, ordonnance de la cour, signée par le juge Dane Perkins, a reconnu que Hatley n'est pas le père, mais lui a quand même ordonné de continuer à verser la pension tout en ne l’informant jamais qu'il pourrait avoir droit au service d’un avocat commis d'office si ses finances ne lui permettaient pas de retenir les services d’un avocat de pratique privée.


Hatley a ensuite versé au gouvernement (et non pas à la mère ou l'enfant) des milliers de dollars en «pension alimentaire pour enfants.» Même après avoir été licencié de son poste de manœuvre et réduits à vivre dans sa voiture, il a continué d’effectuer les paiements à même ses prestations de chômage.


Mais ce n’était pas suffisant pour satisfaire l’appétit vorace de ces bureaucrates à l’œuvre à la perception automatique des «pensions pour enfants.» Le juge Perkins a statué que Hatley se retrouvait en situation d’outrage au tribunal avant de l’expédier en prison sans autre forme de procès et sans jury.


Avec l'aide d'un avocat des services juridiques, il est parvenu à faire annuler ses futures obligations alimentaires et retrouver sa liberté, mais (en raison de la loi Bradley), le gouvernement exige que Hatley continue de verser 250 $ par mois jusqu'à ce qu'il ait remboursé la totalité de la dette de $16 398, que le gouvernement affirme qu’il a accumulé antérieurement (alors que la cour savait qu'il n'était pas le père de l’enfant supposément bénéficiaire de cette pension).


Ce système est moralement et constitutionnellement injuste, mais les autorités affirment que le tribunal a agi en toute légalité.


Un autre type d'indignité féministe est l'utilisation de fausses allégations de violence sexuelle envers les enfants en cas de divorce, afin de bonifier les chances de garde exclusive et d’encaisser le bonus financier qui l’accompagne.


Ray Spencer, un ancien officier de police de Vancouver, district de Washington, a passé près de 20 ans en prison après avoir été reconnu coupable d'agression sur ses deux enfants qui sont maintenant des adultes et qui affirment aujourd’hui que rien de tel ne s'est jamais produit.


Le fils, qui avait 9 ans à l'époque, a été interrogé isolément pendant des mois jusqu'à ce qu'il raconte avoir été abusé, afin d'obtenir que le détective lui fiche la paix. La fille, qui était alors âgé de 5 ans, a dit qu'elle a parlé à la détective après qu'il lui a donné la crème glacée.


Il y avait beaucoup d'autres violations de la procédure dans le procès de Spencer, comme le refus des procureurs de produire les examens médicaux qui ne révélaient aucune trace d'abus et le défaut de son avocat commis d'office de préparer une quelconque défense. Quoiqu’il en soit, le juge a condamné Spencer à deux sentences à vie plus 14 ans. À cinq reprises, les services correctionnels ont refusé la libération conditionnelle à Spencer, parce qu'il déniait sa culpabilité, une pratique coutumière de la part de ces services destinée à couvrir le popotin des procureurs et des juges qui s’acharnent à poursuivre des hommes tout en les sachant innocents.


Source

mardi 21 juillet 2009

La violence que l’on préfère ignorer

La tragédie de Steve McNair et plus près de nous celle du boxer Arturo Gatti nous rappelle que les hommes sont souvent les victimes de leurs conjointes et petites amies.

Les autorités policières sont arrivées récemment à la conclusion que l’étoile du football américain Steve McNair des Ravens de Baltimore avait succombé à ses blessures après avoir été tiré à bout portant par son amie de cœur Sahel Kazemi dans un acte de meurtre suivi d’un suicide. Pourtant, alors qu’il existe au-delà de 10 000 liens lorsque l’on effectue une recherche pour «Steve McNair» dans les nouvelles Google, rare sont ceux qui mentionnent l’expression de «violence conjugale.»

Dans la plupart des cas, la violence des femmes envers leur conjoint est passée sous silence sans jamais que le terme de violence domestique ne soit invoqué. Les autorités légales, le système judiciaire, les médias et l’industrie de la violence domestique sont encore aujourd’hui enfermés dans le mythe désuet de «l’homme bourreau/femme victime» lorsqu’il est question de violence domestique. Pourtant, au-delà de 200 études académiques démontrent que les femmes sont à l’origine de scènes de ménage dans une proportion équivalente à leurs partenaires masculins. Dans les couples hétérosexuels, environ le tiers des incidents de violence conjugale causant des lésions pouvant aller jusqu’à l’homicide sont attribuables aux hommes. Les études à ce sujet démontrent que les femmes compensent leur infériorité physique en utilisant des armes et en attaquant par surprise, comme l’a fait Mme Kazemi.

La plus récente étude à grande échelle sur le phénomène de la violence domestique fut menée par une équipe de chercheurs rattachés à Harvard et publiée dans la Revue Américaine de santé publique. Après avoir interrogé plus de 11 000 hommes et femmes à ce sujet, cette étude démontre que 50 % de la violence au sein du couple était réciproque, c’est-à-dire impliquant les deux parties. Dans ces cas, les femmes étaient le plus souvent celles qui initiaient cette violence. De plus, lorsque que la violence était initiée par un seul partenaire, les hommes et les femmes en étaient responsables dans 70% des cas interrogés.

Une nouvelle étude portant sur la violence domestique rassemblée par la chercheuse Deborah Capaldie, une scientifique sociologue rattachée à l’institut de recherche sociale de l’Oregon, démontre que le scénario le plus dangereux, à la fois pour les hommes et les femmes, c’est lorsque qu’ils sont confrontés à de la violence domestique réciproque, particulièrement lorsque la femme en est l’instigatrice.

Il existe des solutions pour protéger les membres du couple confrontés à de la violence domestique. Premièrement, tout comme nous avons stigmatisé les hommes qui frappent leur conjointe, nous devons désormais décourager les femmes à frapper leur conjoint. Mme Capaldi croit que la façon la plus sûre d’être en sécurité pour les femmes, c’est de ne pas initier la violence contre leur partenaire masculin. Elle précise : « La question de la personne qui initie la violence est cruciale… La plupart des actes de violence conjugale sont mutuels et l’instigateur, même dans les incidents mineurs, peut conduire à l’escalade.»

Deuxièmement, lorsqu’il est sécuritaire d’agir ainsi, le système érigé pour contrer la violence domestique doit traiter les couples violents comme des couples violents plutôt que d’appliquer les vieux stéréotypes de l’homme bourreau et de la femme victime. Les services de thérapie pour couple violent sont rares. Une autorité en la matière, Lonnie R. Hazelwood, précise que l’industrie de la violence domestique « a été très efficace pour adopter des lois qui interdisent la thérapie de couple et éliminent les programmes qui font appel à des stratégies incluant les deux partenaires. »

Troisièmement, des services sont requis pour aider les hommes victimes de violence conjugale. Denise Hines de l’université Clark a démontré que lorsqu’un homme abusé appelle la police, c’est lui plutôt que sa partenaire abusive qui est le plus susceptible de se faire embarquer. Cette situation résulte de l’adoption de politique répressive comme la fameuse «Politique d’intervention en matière de violence conjugale» du gouvernement du Québec prônant la tolérance zéro en la matière. Or tolérance zéro rime trop souvent avec intelligence zéro. En raison de la mise en œuvre de ces politiques, les agents de police se moquent de qui a initié la confrontation. Ils vont plutôt s’attarder à d’autres facteurs comme la taille et la force, ce qui fait que l’homme est beaucoup plus susceptible de se faire arrêter. Lorsque les hommes participant à l’étude de Mme Hinse ont tenté de communiquer avec les services d’écoute mise en place pour contrer la violence domestique, 64 % d’entre eux se sont fait répondre que ce service ne s’adressait qu’aux femmes, et plus de la moitié se sont vu référer à des programmes pour traiter les hommes violents.

Quatrièmement, il faudrait également s’assurer que les hommes victimes de violence conjugale ne perdront pas accès à leurs enfants lors des procédures judiciaires pour déterminer qui aura la garde des enfants. Mme Hinse a démontré que la principale raison pour laquelle un homme demeure dans une situation il subit des sévices, c’est par considération pour les enfants. S’ils quittent, leurs enfants demeurent sans défense entre les mains d’une mère violente. S’ils quittent avec les enfants, aussitôt qu’ils sont retrouvés, les enfants sont retournés à la mère.

Probablement qu’aucune de ces stratégies n’aurait permis de sauver la vie de Steve McNair ou d’Arturo Gatti. Mais la violence domestique au féminin est loin d’être un phénomène marginal. Il ne s’agit pas non plus d’une trivialité. En faire abstraction contribue à nuire à la fois aux couples et à leurs enfants.

Traduction libre et adaptée d’un article signé conjointement par le Dr Ned Holstein, un spécialiste en santé publique rattaché à l’école de médecine du Mount Sinai et fondateur du mouvement Fathers & Family, et Glen Sacks est le directeur exécutif de cette organisation.

Commentaires de Carey Roberts sur le sujet

mercredi 8 juillet 2009

De la nomination des juges

Louis Lapointe, Ancien directeur de l'École du Barreau du Québec (1995-2001)

Chaque fois qu'on nomme un nouveau juge, il faudrait absolument lui poser des questions sur son origine professionnelle, ses anciens clients et ses amis politiques. Malheureusement, ce n'est pas nécessairement le cas et, dès qu'ils deviennent juges, grâce à leur nouvelle dignité feinte, ces anciens avocats réussissent presque toujours à nous faire oublier qu'ils viennent d'un riche et grand cabinet et nous font rapidement croire que leur nouveau statut les propulse au-dessus de la mêlée.

L'avocat a une cote de popularité de 20 % dans la faveur populaire. Le jour où il devient juge, cette cote passe à 80 %. Pourtant, c'est la même personne et, même s'il est nommé juge, l'ancien avocat porte toujours en lui le germe du conflit d'intérêts.

Le secret professionnel réussit peut-être à l'occulter, mais cela demeure un fait inéluctable: ce ne sont pas nécessairement les avocats les plus compétents qui deviennent juges, ce sont les avocats les plus influents et les mieux branchés, donc ceux qui ont le plus de dettes politiques et d'attaches économiques.

Des avocats qui représentaient fidèlement leurs clients avant de devenir juges et qui ont reçu des centaines de milliers de dollars, voire des millions en honoraires seront-ils capables de vraiment se distancer de leurs généreux clients? Ces juges pourront-ils encore longtemps se cacher derrière leur secret professionnel?

Le même constat doit être fait au sujet des liens politiques qu'ils ont entretenus tout au long de leur carrière avec de grands partis politiques. Ce n'est pas parce qu'il y a des faits que personne ne conteste au sein de la magistrature (comme cette sortie du juge en chef Michel Robert contre la nomination de juges indépendantistes à des cours de juridiction supérieure) que ce ne sont pas des évidences.

Se fondant sur ces événements, on peut facilement avancer que le système actuel encourage la discrimination systémique à l'encontre de certaines options politiques parce que les juges siégeant au conseil de la magistrature, et probablement la majorité des juges, ne reconnaissent pas l'égalité d'options autres que les leurs pour accéder à la magistrature. Il faut partager les valeurs du club pour y entrer. C'est justement le propre de la discrimination systémique de reproduire les vieilles habitudes d'un groupe majoritaire sans égard à l'existence de certaines minorités! Pourtant, ces juges ont justement pour tâche de sanctionner le respect de ces principes d'égalité reconnus dans nos chartes. Étrange paradoxe! [...]

Connaître le passé

Si la plus haute compétence est relativement facile à évaluer, l'indépendance des juges demeure dans bien des cas une vision de l'esprit et un vœu pieux qui ne réussira jamais à totalement effacer de la mémoire des anciens avocats leurs plus gros clients, leurs anciens collègues des grands cabinets et les partis politiques qu'ils ont appuyés tout au long de leur carrière.

Lorsqu'on choisit un nouveau juge, on choisit aussi une vision de la société, de la justice, des institutions et de l'État qui est tributaire de ces anciennes allégeances et affiliations qui ne disparaissent pas nécessairement, même si elles doivent désormais être tenues secrètes. Si cela convient à l'image de la justice, cela laisse songeur au sujet de la véritable indépendance des juges. On ne peut empêcher un cœur d'aimer!

Si on veut que les citoyens respectent cette institution, on ne doit pas leur cacher le passé de leurs juges: ils ont le droit de savoir qui est nommé aux plus hautes fonctions et qui a la responsabilité de la sauvegarde de nos institutions les plus précieuses. Pour cette raison, le système peut tolérer une relative indépendance à des juridictions inférieures, mais dès qu'on se rapproche du sommet, on doit être plus vigilant et plus exigeant.

Ainsi, lorsqu'on nomme un nouveau juge à la Cour suprême, on devrait pouvoir évaluer non seulement ses compétences exceptionnelles mais également sa véritable indépendance. On comprendra qu'il ne s'agit pas de questions de mœurs qui font saliver plusieurs médias mais bien de questions précises comme la liste des clients, les services rendus, l'importance des honoraires, le rôle joué au sein de formations politiques et le délai écoulé depuis que les derniers services ont été rendus. Ne vaut-il pas mieux nommer à ces plus hautes fonctions un «démon» qu'on connaît qu'un «ange» dont on ignore le véritable passé professionnel?

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samedi 4 juillet 2009

VIOLENCE CONJUGALE : QUAND LES FEMMES FRAPPENT

VIOLENCE CONJUGALE : QUAND LES FEMMES FRAPPENT


Publié par Pascale Piquet dans Dépendance affective


Un sondage scientifique réalisé par la firme CROP, à la demande de l’Agence de Santé du Saguenay-Lac-St-Jean, en novembre 2000, a démontré que la violence physique subie de la part du conjoint actuel au cours des 12 mois précédents s’élève à 54 % chez les hommes et à 24 % chez les femmes, de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Ces femmes qui, dans leur désir de pouvoir et non d’égalité, veulent imiter les hommes, semblent ne copier que leurs travers. L’égalité des sexes doit-elle donner aux femmes le droit de frapper aussi ?


Ce n’est pas la première fois que j’aborde ce sujet mais aujourd’hui, mon article n’est pas uniquement fondé sur le témoignage de mes clients masculins subissant ou ayant subi de la violence conjugale : c’est une étude sérieuse qui annonce des chiffres alarmants. Certes, j’ai moi-même sauté à la figure des deux conjoints que j’ai eus, cependant ils me rendaient les coups. C’est bien la seule chose qu’ils me rendaient ! Poussons dans la dérision, nous étions au moins à égalité. Parce qu’au Québec, une femme a la police de son côté et peut frapper à loisir parce que si vous ripostez, elle compose le 911 et vous fait embarquer. C’est ainsi que mes clients se sont soumis et laissés contrôler, à cause de la dépendance affective et de la menace de la police. Quand leur conjointe les frappe, ils ne bougent pas. Et si un malheureux réflexe leur échappe, ils vont le payer très cher. Bien sûr, je vous parle des abus. Mon objectif est de rétablir l’équilibre (j’ai du pain sur la planche !) et non de défendre qui que ce soit. La violence conjugale, quelle que soit la personne qui frappe, ne devrait pas exister.


Encore moins la violence des femmes envers leur conjoint, cautionnée par la police. Mais comment la police pourrait-elle distinguer les simulatrices des vraies victimes ? Peut-être en constatant les blessures physiques. Mais faut-il attendre qu’il y ait des blessures physiques ? Même s’il n’y en a pas, Monsieur est emmené, sans autre forme de procès, sur les dires de Madame. La police embarque et c’est son métier. C’est auprès de vous, Madame, Monsieur, qu’il faut faire de la prévention. On en revient toujours à cette maudite dépendance affective qui pousse un être humain à s’agripper à un autre être humain, aussi violent soit-il/soit-elle. Ce n’est pas normal de frapper et j’en parle en connaissance de cause. Dès qu’une main se lève, elle signale qu’il y a un problème, car cette main va s’abattre de plus en plus souvent et de plus en plus violemment. La première fois que des coups ont été échangés entre Jules, le père de ma fille, et moi, j’étais choquée. Je comprenais que nous avions passé la vitesse supérieure après la violence verbale. Puis je me suis lentement installée dans ce moyen d’asseoir mes points de vue, pour que finalement, cela me paraisse presque normal : nous nous battions.


Ce n’est pas normal ! C’est la porte ouverte à l’escalade qui conduit inévitablement à la police ou à l’accident fatal. Les hommes n’ont pas le gros bout du bâton, sans jeu de mots, quand ils tombent sur une dominatrice qui menace de composer le 911 pour un « oui » ou pour un « non ». Attention danger : ne pas contrarier ! Si vous avez des problèmes avec votre conjoint, vous risquez d’être mal conseillée par des « enragées » qui se vengent des hommes à travers ce que vous vivez. Elles vous pousseront à écraser leur pire ennemi : votre mari ! Enfin, les hommes à travers lui. Soyez vigilante, demandez-vous si les conseils sont partie prenante ou impartiaux. Quand une cliente m’avoue être violentée, je suis la première à lui conseiller d’appeler la police, si elle se sent en danger. Mais je lui explique d’abord qu’elle n’a pas en face d’elle un monstre sanguinaire, mais un homme en déséquilibre affectif, comme elle, qui se débat dans de mauvaises programmations. Pour moi, c’est 50/50 de responsabilités. Je lui conseille de se mettre en zone de sécurité et non de se venger. Idem quand un homme m’explique que sa conjointe l’a déjà menacé de le faire embarquer si jamais il ne fait pas ce qu’elle demande. Nous trouverons ensemble la solution qui le mettra hors d’atteinte. Et, bien qu’ayant frappé et ayant été blessée, jamais je ne me venge à travers mes client(e)s : je comprends à qui ils ont affaire et je protège, autant que faire se peut, les deux personnes en déperdition : car vous êtes deux à couler dans la violence conjugale.


Frapper n’a jamais été une solution. Appeler la police pour contrôler son conjoint non plus. Jean-Claude Boucher, président de l’association L’Après-rupture http://www.lapresrupture.qc.ca/ m’a raconté bien des horreurs sur la façon dont certaines femmes traitent les hommes. Cette association n’est pas « anti-femmes » mais pro-hommes qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Elle propose du soutien à des hommes en dépendance affective qui n’ont pas vu le coup, ni les coups, venir. Elle pousse l’homme à faire respecter ses droits et non à se venger de celle qui l’a mis à la rue. Je vais vous raconter un scénario utilisé couramment, souhaitant ainsi prévenir les hommes contre les abus. Je dois également préciser que le scénario que vous allez découvrir est utilisé par des conjointes qu’on a encouragées à écraser leur mari et au lieu de les encourager à faire respecter leurs droits. Faites attention, madame : les « conseilleuses » ne sont pas les « payeuses » et risquent de vous pousser loin, trop loin et vous pourriez le regretter. Traîner votre mari devant un tribunal grâce à un faux témoignage est puni par la loi.


Voici une tactique fréquemment employée par celles qui abusent et sont mal conseillées : la femme provoque une dispute le vendredi soir, tyrannisant son conjoint jusqu’à ce qu’il craque : soit il crie, soit il finit par frapper bien que les cris soient suffisants pour se faire embarquer. Elle compose le 911 et leur raconte qu’il l’a bousculée, frappée ou qu’il a essayé de la tuer. Notre homme, révolté par ses fausses accusations, va se défendre peut-être d’une façon agressive, que les policiers vont mal interpréter. Ils l’emmènent avec juste ce qu’il a sur le dos : si vous avez une femme de ce style, évitez de vous mettre en caleçon le soir pour vous détendre, restez bien habillé le vendredi soir ou le samedi soir, avec vos clefs de voiture et votre portefeuille dans la poche, dès que madame déclenche la dispute ! Vous voilà au poste mais le tribunal est fermé le week-end : vous serez aux frais de la princesse, au poste, toute la fin de semaine ! Le lundi, vous passerez devant le juge et on vous ordonnera de ne plus approcher madame. Vous voilà sur le trottoir, sans argent, sans voiture, avec une interdiction de rentrer chez vous jusqu’au jugement… dernier ! Pour récupérer vos affaires, il faudra être accompagné de deux policiers et vous n’entrerez pas dans la maison : madame rassemblera ce qu’elle veut bien rassembler et vous rendra un sac vert, le fameux sac poubelle si réputé pour signifier à un homme qu’il est viré.


Autre cas de figure : pendant que vous étiez au poste, puis au tribunal, madame a soit changé les serrures, soit déménagé avec toutes vos affaires. Quand elle n’a pas résilié le bail. J’ai rencontré un homme qui est rentré chez lui, pour constater que non seulement sa femme était partie avec tous les meubles, mais elle avait également résilié le bail : il n’avait en tout et pour tout que les vêtements qu’il avait sur le dos et plus de logement, plus de femme et plus d’enfant. Entendons-nous bien : je parle des femmes qui abusent. Il y a, encore une fois, des hommes et des femmes qui sont battus par des personnes en total déséquilibre affectif et dangereuses. Comme vous le savez, je suis contre la violence conjugale, quelle que soit celle ou celui qui frappe, et je me bats pour l’égalité des sexes : cela signifie le respect des lois pour chacun et chacune. Malheureusement, le Québec est un matriarcat et, venant d’Europe, je suis heureuse de voir que les femmes et les enfants sont protégés : mais pour ce faire, faut-il écraser les hommes, tous les hommes ? Je ne le pense pas.


Madame, vous vous trompez de débat : il faut rétablir l’égalité, pas la domination. Le Québec est en train de soumettre les hommes qui, à l’origine, sont des protecteurs. Mais si vous les empêchez de se protéger eux-mêmes, comment pourraient-ils vous protéger vous ? Au Québec, vous ne connaissez pas les guerres, vous ne portez pas les blessures du passé. Tant mieux. Cependant, ce sont les hommes comme mon père et mon grand-père qui ont dû se battre, faisant appel à leur instinct protecteur. Vous allez me dire : il n’y aura plus de guerre, pourquoi avoir des Québécois capables de nous défendre ? Vous en faites des caniches et pourtant, quand vous avez un problème avec le voisin, il devrait se transformer en pit-bull et lui casser la figure : trop tard, vous l’avez trop bien « dressé » à vous être soumis. Quand je constate les chiffres de ce sondage réalisé en 2000 et je sais qu’ils ont certainement augmenté, je me demande dans quel monde nous vivons. Il n’est pas normal qu’un homme utilise sa force pour frapper une femme, pas plus qu’une femme utilise la police et les lois pour frapper et soumettre un homme. Je tiens également à vous faire remarquer que les femmes battues, qui vivent une grande dépendance affective, retirent malheureusement, la plupart du temps, leurs accusations : elles sont incapables de vivre sans leur bourreau. Celles qui abusent, elles, montent au créneau et écrasent celui dont elles veulent se débarrasser. Combien d’entre vous portent plainte pour de bonnes raisons et passent devant le tribunal pour faire respecter leurs droits ?


J’ai vu trop de pères perdre leurs enfants parce que madame a décidé de reprendre sa liberté et de l’éliminer du décor, pensant plus à elle qu’à l’équilibre des petits. Je vous rappelle qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère et que bien souvent, quand vous le privez de son père, pour justifier vos actes, vous le dénigrez. Résultat : l’enfant se sent abandonné par une personne qui devrait lui donner de l’affection et de la protection et il apprend qu’il s’agit d’un monstre. Il est l’enfant d’un monstre qui l’a, en plus, abandonné ! Voulez-vous savoir les dégâts que ça fait quand un enfant est coupé d’un bon père, élevé par une mère qui ne pense qu’à elle : un dépendant affectif au dernier degré ! Le pire étant quand le père est accusé à tort d’abus ou d’attouchement sur la simple parole de la mère. Non seulement on prive cet homme de ses enfants mais également de sa réputation. J’en ai vu pleurer des hommes en consultation, pris dans l’injustice et jouet de manipulatrices. Un fils sans père, sans modèle masculin, n’a aucune idée de ce qu’est un rôle d’homme. Il est déjà sous l’emprise d’une dominatrice. Il n’a plus d’instinct combattif : quand il perdra à son tour ses enfants, pour être tombé sur une conjointe comme sa mère, il n’aura plus d’autre choix que le suicide. Ca vous est à ce point égal, madame, que vos hommes se suicident à tour de bras ?


Autre remarque alarmante : on compte dans ce sondage 24 % de femmes qui avouent subir de la violence conjugale contre 54 % d’hommes. Le sondage étant anonyme, considérons que les femmes disent la vérité, pas de faux témoignage. Mais les hommes aussi ! Ce qui signifie que devant les tribunaux, on retrouve une majorité des femmes qui abusent du système et 54 % d’hommes qui ne se manifestent pas et refusent de porter plainte : il y a donc plus de femmes qui font de faux témoignages que d’hommes qui devraient faire de vrais témoignages et porter plainte. Inutile d’expliquer pourquoi ils ne le font pas. J’en ai rencontré des clients malmenés par leur conjointe avec l’appui du système. Vous allez me répondre qu’ils me mentaient : faux ! Comment je le sais ? Parce que ce sont les Desperados, homme ou femme, qui se laissent frapper et que les Desperados se mettent toujours toutes les fautes sur le dos ! Ils se tapent eux-mêmes sur la tête quand ils sont dans mon bureau, m’expliquant presque qu’ils ont peut-être mérité les coups.


D’autres avant moi ont tiré sur la sonnette d’alarme, je ne suis qu’une goutte d’eau parmi tant d’autres, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières. Hommes et femmes devraient être égaux et au lieu de sacrifier les hommes au bénéfice des castratrices, il est tant de vous respecter mutuellement et de cesser de juger le sexe opposé sur les déséquilibrés que vous avez rencontrés : c’est vous qui les avez attirés ! Sortez de ce déséquilibre affectif et au lieu de vous venger (le dernier ou la dernière paiera pour les autres !), prenez-vous en main et sortez de ce déséquilibre et de cette violence. Frapper, c’est se dégrader en dégradant l’autre, car vous frappez celui que vous méprisez parce que vous vous méprisez à travers l’autre. Lisez « Le syndrome de Tarzan » (Béliveau éditeur) pour comprendre ce qui vous arrive, puis travaillez sur vous pour modifier votre perception de vous-même et des relations affectives. Il n’y a pas que des hommes et des femmes qui frappent ou qui détruisent, il en existe qui sont heureux et qui sont prêts à le partager. Aidez-moi, s’il vous plaît, à faire en sorte que cet article, parmi tant d’autres, ne soit pas un coup d’épée dans l’eau. Les médias parlent d’environnement, nous sommes en train de détruire la planète, mais également nos enfants. Travailler sur vous, c’est travailler à leur construire un avenir meilleur, meilleur que celui auquel vous étiez destiné et que vous pouvez changer. Changez votre avenir pour vous, pour vos enfants. Pour que les hommes et les femmes fassent l’amour, pas la guerre !


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jeudi 2 juillet 2009

La victimisation : un outil politique et idéologique

Élisabeth Badinter

«La victimisation est aujourd’hui un outil politique et idéologique»

(Propos recueillis par Véronique Helft-Malz et Paule-Henriette Lévy, L’Arche, nº549-550)

Novembre-Décembre 2003

Dans Fausse route (Éditions Odile Jacob), vous dénoncez les illusions d’un certain féminisme. Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant?

Pour moi, «la coupe était pleine», d’autant que je me retiens depuis dix ans. À l’issue du XXe siècle, les obsessions féministes d’alors ne me concernaient déjà pas. Plus que cela, elles me paraissaient dangereuses. Une des raisons de ce petit essai, de ce «coup de gueule», a été le débat sur la prostitution en 2002. Il m’est apparu opportun de prendre la plume pour dire: Attention! nous faisons fausse route. Très franchement, tout ce que défend le féminisme depuis une décennie va, je crois, se retourner contre les femmes.


Votre ouvrage est-il un cri d’alarme?


Comme vous le savez, je n’écris que lorsque j’ai la conviction que mes idées, mes réflexions ne sont ni prises en compte, ni publiées, ni discutées. Je n’interviens jamais lorsque quelqu’un d’autre exprime ce que je pense. Or, justement, j’avais le sentiment que ce que je considérais comme grave pour le devenir de notre société était quasiment impossible à exprimer dans l’unanimisme d’aujourd’hui, dans cette morale bien-pensante qui est la nôtre. C’était étouffant! Les réactions à la sortie de mon livre m’ont d’ailleurs un peu rassurée. Je n’étais visiblement pas la seule à souffrir de cette chape de plomb.


Qui sont celles qui font «fausse route»? Qui sont les féministes dont vous parlez?


Le féminisme aujourd’hui est essentiellement constitué de deux pôles. Il fonctionne sur deux modes. Il y a les féministes universitaires, qui produisent des travaux très intéressants, souvent pointus, qui débattent de concepts tels que «la domination masculine». De ce premier pôle, qui fonctionne parfaitement depuis vingt ans, découlent des études féministes où il est question de la condition féminine avec des approches intelligentes, militantes mais très fines.


Ces écrits, ces thèses principalement sociologiques, je les respecte. Je les utilise. Ils nourrissent même, parfois, ma réflexion mais demeurent connus seulement d’un petit nombre. Ils sont signés par des spécialistes, qui parlent entre elles et dont, je ne sais pas pourquoi, la parole n’a pas d’écho médiatique. Cette réflexion-là, intellectuelle, universitaire, n’accède donc pas au grand public et reste confidentielle.


L’autre monde féministe est un ensemble de nébuleuses constitué de centaines d’associations, voire de milliers sur toute l’Europe. Sa vocation est de secourir des femmes, de venir en aide. Ses militantes, extrêmement engagées, ont une fonction unique: une fonction sociale de réparation. Ainsi, lorsqu’il s’agit, par exemple, d’associations de défense contre les violences faites aux femmes, on observe la plupart du temps une «réaction de militantes» à propos du sujet qui les préoccupe.


Ces associations-là, de terrain, ne se réclament de personne, faute de grande figure du féminisme comme Simone de Beauvoir, mais ne sont pas sans influence. Elles sont proches des médias de gauche et arrivent très bien à se faire entendre. Ce qui me paraît inquiétant, c’est qu’à partir de leur combat quotidien, ces associations dégagent une image de la femme – leur image propre de la femme, c’est-à-dire celle qui constitue leur «ordinaire» et dont elles font une «généralité». Ces féministes, qui s’occupent de femmes violées ou de femmes agressées, induisent de leur constat une condition des femmes qui remonte à la presse par le biais de leurs amies journalistes. J’ai été très frappée de voir – que ce soit pour la prostitution, pour la pornographie, ou encore pour le harcèlement – qu’aussitôt que ces associations s’intéressent de près à ces sujets, ils se répercutent immédiatement de façon négative dans les médias, télévision y compris.


À quoi cela tient-il?


Tous les secteurs «société» des grands médias sont confiés à des femmes socialement, idéologiquement et politiquement très proches de ces associations féministes. Ces journalistes s’alimentent de ce que leur apportent les associations, et ces informations sont transmises quasiment sans nuance. Elles participent donc à cette «chape de plomb» que j’évoquais précédemment. L’année dernière, au moment du débat sur la prostitution, j’ai vu à quel point il était difficile de faire entendre une parole différente.


Autre exemple marquant: au moment du débat sur la parité femme/homme dans le monde politique, l’ensemble des journalistes des secteurs«société» des médias étaient pour la parité. Or je condamne totalement cette espèce de connivence objective de génération, de milieu culturel et politique. Tout cela me semble très grave, parce que cette nébuleuse composée des différentes associations constitue, par son lien avec la presse, une sorte d’idéologie dominante. Par ailleurs, pendant les cinq ans du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, un certain nombre de femmes ministres s’étaient entourées, dans leur cabinet, de représentants de ces associations. Il s’opérait ainsi une sorte de lobbying immédiat.


Si ces féministes ont fait fausse route, quel est à vos yeux le bon chemin?


S’il y a eu fausse route, c’est qu’il y a eu bifurcation. Je pense que le bon chemin était celui que l’on avait pris il y a vingt ans, et qui consistait à se battre sur le triptyque: liberté, égalité, fraternité.


Aujourd’hui, la liberté est passée absolument au second plan. Ces féministes, justement à cause des associations, ont vu dans la liberté sexuelle des femmes, par exemple, l’effet le plus pervers que l’on pouvait trouver, ces dernières étant devenues «des objets de consommation sexuelle». Tout a été transformé à partir de la pratique associative.


Les universitaires, pour la plupart, ont également pris ce train-là. Ainsi, l’égalité a été oubliée au profit de la parité. Mais les mots ont leur importance. Regardez bien: le mot parité est en train de se substituer, au-delà même du féminisme, au mot égalité. Égalité a une signification, parité en a une autre.


Le grand public – je le comprends très bien, parce que c’était très compliqué – n’a pas saisi le sens du débat sur la parité. Je considère que le combat pour imposer l’écriture de la différence des sexes dans la Constitution instaure un tournant philosophique et idéologique catastrophique. Parce qu’en introduisant le différencialisme, on remet en avant les caractéristiques traditionnelles de la femme et donc on revient à un discours anté-pouvoir, à un discours pré-féministe.


Vous me demandez quelle est la marche à suivre. Je voudrais préalablement que l’on revienne sur le bon chemin. Aujourd’hui, par le biais des universitaires, les idées féministes radicales américaines se retrouvent dans la législation européenne.


Le féminisme a démoli des structures. A-t-il pensé à une reconstruction?


C’est très exactement ce que je dénonce. Non, on n’a pas pensé du tout à une reconstruction; l’idée n’était pas de retisser les liens. C’est ce qui me fait extraordinairement peur et même horreur. Peu à peu, loi après loi, admonestation après admonestation, on a avancé sans vision.


Lorsque l’on se pose comme victime, on pose l’autre comme bourreau. C’est aussi ce qui ce qui passe avec le conflit israélo-palestinien. Je trouve cela très pervers, car je vois bien tout le travail pour montrer que les femmes sont victimes dans une proportion incroyable, que toutes les femmes sont potentiellement victimes des hommes. Ce thème est inlassablement développé. Si l’homme est bourreau, il en découle une véritable incompatibilité. Ce féminisme que je critique n’a absolument pas en vue d’établir des relations améliorées entre hommes et femmes. Ce n’est pas du tout le sujet.


Le concept de victimisation que vous appliquez aux femmes peut-il s’appliquer au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien?


Le fait est que l’on a compris en Occident – depuis quinze ans, Pascal Bruckner l’a très bien montré – que pour gagner la sympathie du public et gagner l’opinion à sa cause, il faut se présenter comme une victime. Il n’y a rien de plus odieux qu’une héroïne ou qu’un peuple orgueilleux, sûr de lui et dominateur… On peut donc voir là une stratégie, consciente ou pas, chez les féministes comme chez les Palestiniens. Quiconque veut accrocher la sympathie de l’opinion publique nationale, et même mondiale, a tout intérêt à se présenter comme victime.


Il est vrai que le peuple palestinien est un peuple victime. Il doit avoir un État. Tant qu’il n’a pas d’État et qu’il y a une occupation des territoires, la situation des Palestiniens est franchement intenable… Mais j’ai été très frappée de l’empressement des médias européens à «couvrir» Jénine. Tout le monde (là encore, consciemment ou pas) était trop content de parler d’un «massacre». Je ne ferai pas une assimilation directe entre le Palestinien et la femme battue; mais il est vrai que la «victimisation» est aujourd’hui un outil politique et idéologique, qui va bien au-delà des femmes.


Selon vous, la laïcité est-elle aussi un combat féministe?


Oui, évidement. Et je suis pleinement d’accord avec un point de vue publié dans Le Monde: «Féministe donc laïque». Les deux combats sont plus liés que jamais, parce que la montée de l’intégrisme musulman n’est pas un vain mot: dans les autres religions du Livre, en tout cas, il n’existe pas d’attaque frontale de l’égalité des sexes comme dans l’islamisme.


La défense de la laïcité, c’est la défense de l’égalité des sexes. Personne n’en avait pris conscience en 1989, lorsque l’on a été renvoyé à nos chères études après notre manifeste de L’Observateur. C’est moi, à l’époque, qui avais posé la question de défense des femmes en ces termes : «Tenez bon sur la laïcité parce que c’est les femmes que vous protégez».


Ce combat s’adresse aux jeunes femmes de la première génération de nouveaux arrivants, ou encore aux jeunes filles d’origine maghrébine. C’est pour elles qu’il faut le conduire. Franchement, depuis longtemps, dans la société française de souche, que ce soit le judaïsme ou le catholicisme, on ne peut pas dire qu’il y ait une oppression des femmes.


Le foulard islamique n’est pas, à vous entendre, l’équivalent de la kippa.


Non, bien sûr. On met une kippa par respect envers Dieu. On met le foulard pour ne plus être un objet de tentation sexuelle pour les hommes, pour ne pas risquer d’être responsable, comme je le dis dans Fausse route, d’un «rut masculin». À la limite, les femmes sont tenues coupables des péchés éventuels des hommes.


Au demeurant, et c’est pour cela que je suis totalement laïque, je pense que la kippa comme le voile, et c’est le seul point qu’ils ont en commun, sont des signes ostentatoires. Un signe ostentatoire d’une religion indique ce que l’on est sans mot dire. Je n’ai même pas besoin de parler, vous me voyez de loin avec un foulard ou une kippa et vous savez quelle est mon appartenance première.


Selon vous, la communauté juive de France fait-elle preuve de communautarisme?


Je voudrais nuancer ma réponse. Je pense que depuis vingt ans on voit une montée en puissance du pouvoir religieux, de l’orthodoxie, au sein même de la communauté juive. Le Consistoire a acquis un pouvoir nouveau qui fait que, parfois, le grand rabbin de France se substitue au président du CRIF. Le CRIF est un ensemble d’associations, parfaitement laïque, où le Consistoire a sa place. J’ai pour ma part été souvent choquée, lorsqu’un événement tragique touche la communauté juive, de voir le grand rabbin au côté du président de la République, quels qu’ils soient, parce que cela induit dans l’opinion publique que le représentant de la communauté juive est le grand rabbin de France. Ce n’était pas comme cela jadis.


Est-ce que pour autant on peut dire que le judaïsme a adopté une philosophie communautariste?


Je pense que non. Vous savez comme moi que la communauté juive est diverse. Dans son ensemble, je ne la vois pas se retrouver dans une philosophie communautariste.


Par ailleurs, il existe une montée des actes d’agression contre les Juifs dans les banlieues, venant principalement des jeunes Maghrébins. Il existe également une montée de l’antisionisme avec des relents d’antisémitisme dans l’extrême gauche. Je constate que tout cela a pour effet de renforcer ce que l’on pourrait définir comme une sorte de «solidarité juive communautaire». Cette dernière risque d’engendrer un repli communautariste. Je dis bien «risque», car on n’en est pas là. Le judaïsme laïque et républicain me paraît encore tenir bon.


Les actes d’antisémitisme auxquels vous avez fait allusion marquent-ils une sorte de guerre entre l’Orient et l’Occident, l’Occident étant stigmatisé par le Juif?


Il est difficile de répondre à cette question sans faire le détour par la politique israélienne. On peut avoir une réponse optimiste, et une autre pessimiste. La première consisterait à se dire que si l’on règle enfin le conflit israélo-palestinien, les actes d’antisémitisme ou d’antijudaïsme se calmeront d’eux-mêmes. Après tout, il n’y avait quasiment pas, avant l’Intifada, un gosse des banlieues d’origine maghrébine qui savait ce qu’était un Palestinien. On peut espérer que, si l’on arrivait à la paix, l’antisionisme – sous lequel je perçois très bien l’antisémitisme de la gauche qui flirte avec l’extrême gauche – se résorberait. À la réserve près que je redoute, effectivement, l’assimilation Israéliens-Occident, donc Juifs-Occident. Je redoute qu’elle persiste et que, du côté de la gauche ou de l’extrême gauche, l’on continue à regarder Israël comme l’ultime avatar du colonialisme.


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samedi 27 juin 2009

La Star des petites menteuses

Récemment, les médias nous informaient d’une bien curieuse affaire, soit cette adolescente Belge du nom de Kimberley Vlaemick qui affirmait s’être endormie lors d’une séance de tatouage et qui, à son réveil s’était retrouvée non pas avec les trois étoiles qu’elle avait demandées mais plutôt avec cinquante-six étoiles tatouées sur le visage. Cette histoire tout à fait surréaliste en a laissé plus d’un dubitatif. Une semaine après que cette nouvelle insolite a fait le tour du monde, nous sommes informés que l’adolescente a menti à son père et à l’ensemble de la planète pour éviter d’avoir à répondre de son choix devant son paternel amèrement déçu du résultat final.


Cette histoire illustre bien la mentalité hédoniste qui caractérise notre société décadente et la culture du mensonge qui l’accompagne. Depuis des décennies en effet, les femmes sont activement encouragées à mentir aux autorités en alléguant de la violence domestique par exemple afin de bonifier les chances de garde exclusive et tous les avantages monétaires qui accompagnent ce statut. Non seulement le mensonge est-il autorisé, mais il n’entraine jamais de conséquence pour son auteure. Dans l’affaire des étoiles, non seulement la petite menteuse ne sera pas puni, mais au contraire elle décroche un emploi de consultante en tatouage dans une boîte concurrente ! Disons que le message laissé à la jeunesse ne brille pas par excès de candeur…

dimanche 21 juin 2009

Bonne fête des pères !

En ce jour de la fête des pères, il aurait été naïf de croire que les activistes à l’œuvre au sein de cette société soi-disant égalitaire laissent un moment de répit aux pères de famille. Dans cette incessante guerre des sexes, il n’y aura pas de cessez le feu semble-t-il. Dans son édition du samedi 20 juin 2009, nous retrouvons en effet en page 6 du « Calgary Herald » la surprenante annonce suivante. Dans toute société normalement constituée, un tel message haineux et profondément sexiste n’aurait jamais été publié. Mais au Canada, il est d’usage de jeter de l’huile sur le feu sans qu’aucun politicien ne s’en indigne.


Pour sa part, « The Gazette » publie en ce dimanche si pénible pour les pères de famille privés de l’accès à leurs enfants, de la jouissance de leurs biens et de l’accès à la justice fondamentale, cette caricature tout aussi insultante pour la condition masculine. Faut-il s’étonner que les hommes dénigrés de la sorte refusent de s’engager et de se reproduire ?

samedi 20 juin 2009

Aaron Russo sur l’origine du féminisme

Feminism - why the "patriarchy" always supported it


Une des questions que Nick Rockefeller m’a posée lors de cette rencontre fut la suivante : « D’après toi, quel était la véritable intention derrière l’avènement du mouvement de libération des femmes ? » Je lui ai répondu que les femmes cherchaient à obtenir des droits égaux sur le marché du travail, à obtenir un salaire égal pour un travail équivalent de la même manière qu’elles avaient obtenu le droit de vote. Sur ce commentaire, il a éclaté de rire et m’a rétorqué : « Tu es un idiot. » Et pourquoi suis-je donc un idiot ? « Je vais te dire quel était le véritable but derrière le mouvement d’émancipation des femmes. Ce sont nous de la fondation Rockefeller qui avons fondé ce mouvement. Nous l’avons fondé et en avons fait la promotion au moyen des journaux et des chaines de télévision contrôlés par la fondation Rockefeller. Il y avait deux raisons principales pour favoriser l’expansion de ce mouvement. Premièrement, nous ne pouvions soutirer de l’impôt sur les revenus de la moitié de la population avant l’avènement du mouvement de libération des femmes. Ensuite, depuis son avènement, les enfants fréquentent l’école et les garderies à un âge beaucoup plus précoce où il est possible de les endoctriner et de modeler leur conception du monde dès leur tout jeune âge en plus de détruire la famille traditionnelle. Les enfants considèrent maintenant l’état comme étant un substitut de la famille. L’école et l’autorité qu’elle représente se substitue désormais à la famille d’antan et les parents ont abandonné leur rôle d’éducateurs auprès de leurs progéniture. Voilà les 2 principales raisons derrière le mouvement de libération des femmes. » Initialement, je croyais qu’il s’agissait d’un mouvement noble mais lorsque j’ai compris leur véritable intention qui se tramaient en coulisse, l’origine du mouvement et l’idéologie qui le supporte, j’ai compris l’intension perverse dissimulée derrière un mouvement que je considérais auparavant comme noble …

Voici maintenant le point de vue d'Alain Soral sur le même sujet

Et, en complément d'information, la longue entrevue accordée à Alex Jones par Aaron Russo peu de temps avant son décès .

mardi 9 juin 2009

Lettre ouverte à Mario Roy

Les enfants de l’État

Vos propos scintillent dans la grisaille des commentaires qui émanent des médias de masse. Il est en effet rarissime qu’un journaliste chevronné œuvrant au sein de l’empire Gesca, gravitant en clair autour de la nébuleuse libérale, ose ainsi jeter un regard lucide, voir critique sur l’institution de la justice, ou du moins ce qui en tient lieu. Car en semblable matière, les parents bellicistes ont plus souvent qu’autrement droit à un véritable salmigondis de procédures qui s’apparente à tout sauf évidemment à la justice.


Votre collègue Réjean Tremblay utilisait récemment l’expression colorée du fumier des écuries judiciaires pour qualifier l’acharnement de la couronne envers Guy Lafleur, ce célèbre père de famille qui n’a fait qu’accomplir son élémentaire devoir de protecteur envers son fils handicapé. Le terme de fossoyeur des familles convient judicieusement à ces êtres infatués drapés en toge de magistrat qui n’ont trop souvent de compétences que leurs étroites accointances avec les mandarins de l’État et leur généreuse contribution à la caisse électorale dans les années précédant leur accession au trône, s’il faut en croire les propos tenus par Benoît Corbeil devant la commission Gomery.


La liste des idioties judiciaires relatées dans votre article n’a malheureusement rien d’exhaustif. Récemment, le juge Leonard Ricchetti de la cour supérieure de l’Ontario a autorisé une mère de famille à quitter le pays et s’en retourner vivre dans son Arabie Saoudite d’origine accompagnée de sa fille de 10 ans après l’avoir sévèrement blâmé en raison de ses commentaires dénigrants à l’égard du père de l’enfant prononcés en sa présence. En réalité, le juge Ricchetti a tranché en faveur du parent qui inflige de la violence affective à son enfant et privé la petite de tout contact avec son père dont elle est aliénée en raison du comportement irresponsable de la mère. Toujours en Ontario, dans un autre dossier dont la cour possède le secret, c’est le frère ainé de la famille qui s’est adressé au tribunal dans l’espoir de mettre un terme à une sale guerre de tranchée livrée par parents interposés et dans laquelle nous retrouvons encore et toujours la présence du syndrome de l’aliénation parentale.


Mais, de toutes les instances judiciaires où règnent en maître le désordre procédural et la corruption institutionnelle, la DPJ figure certainement parmi les plus honnies. N’importe quel parent qui a eu le malheur de transiger avec ces exécrables fonctionnaires vous confirmera que ces travailleurs sociaux œuvrent au sein d’une entreprise carrément diabolique dont la mission ne consiste certainement pas à protéger les enfants vulnérables qui leur sont confiés, mais bien davantage à en extraire un maximum d’avantages pécuniaires, allant jusqu’à les livrer aux réseaux de prostitution juvénile dès les premiers signes de la puberté.


Petite digression….


Nombreux sont les Montréalais qui ont encore en mémoire la date du lundi 19 septembre 2005 retenue par Andy Srougi pour effectuer sa spectaculaire ascension au sommet du pont Jacques-Cartier. Il était demeuré perché une bonne douzaine d’heures après avoir déployé une bannière aux couleurs de Fathers-4-Justice affichant le slogan « PAPA T’AIME ». À l’époque, j’assumais avec d’autres bénévoles impliqués dans ce mouvement dédié à la défense des droits des pères, le rôle de porte-parole auprès des médias. L’action avait pour objectif de rompre l’omerta entourant les petits secrets nauséabonds qui émanent de la cour. La couverture médiatique qui suivit confirme le succès de l’opération.


Le surlendemain, alors que les médias battaient la chamade, la DPJ me convoquait par voie de courriel SVP au tribunal de la jeunesse. Intrigué par tant d’empressement, je communique alors avec Véronique Bélanger, la travailleuse sociale auteure du courriel afin de m’enquérir de l’état d’urgence allégué. Cette dernière demeure imperméable à mes questions et refuse même de me transmettre copie de la requête que la DPJ entendait saisir en toute urgence le tribunal à 48 heures d’avis. Que voilà de bien curieuse façon d’ester en justice… Bien malin celui qui pourrait préparer une quelconque défense en pareilles circonstances.


Le vendredi 23 septembre 2005 donc, en arrivant au tribunal, je me fais remettre une copie non timbrée de la requête, copie dont l’avis de présentation était laissé en blanc. En plus de l’avocat assigné à la DPJ, le directeur avait retenu les services d’un procureur distinct sous mandat d’aide juridique pour représenter chacun des deux enfants concernés par cette histoire. Or, après avoir confirmé sous leur serment d’office n’avoir jamais en aucune occasion communiqué ni rencontré aucun d’entre eux, ces ténébreux personnages en robe noire sont venus témoigner au tribunal au nom des enfants. Comble de facétie, le seul argument invoqué par ces ronds-de-cuir pour justifier l’urgence de la situation était l’implication de leur père dans le mouvement Fathers-4-Justice ! Ce fut la toute dernière fois que ces enfants purent bénéficier de la présence de leur père dans leur vie. Il est vrai qu’un père de famille qui réclame justice représente un danger potentiel pour ces tyrans investis de tous les pouvoirs et qui n’ont jamais à répondre de leur absence d’intégrité et de jugement. La protectrice des citoyens, saisie du dossier, a mis 18 mois avant de rejeter une demande d’enquête sous le faux prétexte que la DPJ aurait agi selon les règles de l’art… Est-ce bien ainsi que la justice doit procéder dans un pays qui reconnaît la primauté du droit ?


Fin de la digression


La conclusion qui s’impose d’elle-même devant de telles parodies de justice : la justice est trop importante pour être confiée à des juges fripons redevables à leurs amis politiciens. Par contre, si de courageux journalistes osent enfin exposer à la face du monde les délits quotidiens perpétrés par cette coterie de magistrats corrompus, peut-être pourront-ils contribuer par leurs écrits à mettre un terme à de telles moqueries de justice qui précipitent tout droit notre société vers son inéluctable déclin.

dimanche 24 mai 2009

L'art de sauver les apparences...

Dans l’affaire du meurtre par balles du jeune Fredy Villanueva, une histoire qui a profondément choqué les résidents de Montréal-Nord, les médias nous informent que l’enquête du coroner ad hoc Robert Sansfaçon procédera à partir de lundi le 25 mai 2009 au palais de justice (?) de Montréal. L’intégrité du processus d’enquête ne saurait être supérieure au profil du controversé personnage retenu par le ministère public pour présider cette commission. Or le passé du coroner Sansfaçon est passablement sulfureux, voir carrément ténébreux.


Le juge Sansfaçon possède en effet la très peu honorable distinction d’avoir été sévèrement blâmé dans le passé par la cour suprême parce qu’il avait autorisé un délateur à se parjurer. Cette histoire s’arrime à un procès pour meurtre se déroulant dans le district de Québec au début des années 1980 alors que Sansfaçon exerçait les fonctions de procureur en chef de la couronne. Son comportement dans ce dossier jette « un doute sérieux sur l'intégrité du comportement du ministère public et de la police» selon les termes retenus par la cour suprême. Suite à ce blâme sévère, le Barreau, en la personne de Pierre-Gabriel Guimont, avait logé une plainte le 08 mai 1990 contre le procureur piégé qui entre temps a accédé à la magistrature en raison de ses étroites relations indéniablement incestueuses avec la nébuleuse libérale dont la corruption notoire ne présente plus un sujet de questionnement pour quiconque. Cette fameuse plainte a dormi sur la tablette pas moins de 18 ans soit jusqu’au 24 septembre 2008, date où le comité de discipline du Barreau a réfuté la demande au motif qu’un « tel délai avant d’être jugé pourrait constituer un abus de procédures justifiant un arrêt des procédures puisqu’il compromet le droit de l’intimé à un procès juste et équitable ».


Justice delayed is justice denied…


Ce très long délai, qui n’a rien de raisonnable faut-il en convenir, résulte des multiples procédures initiées par Sansfaçon avec la complicité de ses procureurs, Michel Robert, devenu entre temps juge en chef de la cour d’appel et Raynold Langlois issu du même cabinet d’avocats véreux, afin d’entraver le cour normal de la justice.


Est-il encore permis de croire que la lumière sera faite dans le dossier Fredy Villanueva ? Poser la question, c’est sans doute y répondre…

samedi 23 mai 2009

Le fumier des écuries judiciaires !


"Quand vous voyez tout le fumier qui sort des écuries judiciaires, vous appelez ça la justice?"


Décidément, Réjean Tremblay, journaliste chevronné de la Presse, n'y va pas par quatre chemins pour fustiger les mauvaises actrices à l'œuvre dans la saga judiciaire imposée à Guy Lafleur. Est-ce à dire que le grand public commence enfin à se réveiller devant l'imposture quotidienne servie par les clowns facétieux drapés en toge de juge?


Ces arrogants magistrats, tous membres de la secte du Barreau qui regroupe et honore de suspects personnages, sèment le chaos dans la société en rendant des décisions qui frisent parfois l’imbécillité sans jamais encourir de conséquences pour leurs délits. Ces décisions absurdes deviennent subséquemment de la jurisprudence qui contribue à détériorer encore davantage la scène judiciaire. Parmi mes têtes de turc préférées figure en bonne place la juge Sophie Bourque qui n’en fini plus de commettre des impairs. Les observateurs attentifs de la scène judiciaire se souviennent de l’affaire Raymond Ellis dans laquelle il y a eu mort d’homme tandis que les présumés meurtriers, tous membres notoires des gangs de rues, ont été relâché dans la nature suite à la décision saugrenue de la juge Bourque
de mettre un terme au procès parce que le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, lui avait menti au sujet de la preuve exhibée pour incriminer les accusés. Les curieux pourront lire ici un excellent résumé de la situation Affaire Raymond Ellis : Quand couronne et police ne font qu'un. Contrairement à M. Lafleur, nulle part, il ne fut question de traduire en justice ce petit procureur véreux aux mœurs douteuses malgré la gravité de la situation. Cette même juge Bourque a également mis fin aux procédures dans le dossier du meurtrier Marcel Talon parce que « l’État doit respecter sa parole » et ce en dépit du fait que Talon avait avoué 2 meurtres…

Cette liste des impairs attribuables à cette juge « féministe » n’a rien d’exhaustif. Pour clore ce sujet, même le dernier quidam qui n’a jamais mis les pieds dans une salle de cour sait que le verdict représente le moment crucial de tout procès, tout particulièrement lorsque la décision est rendue par un jury de citoyens. Or, lors de ce curieux procès présidé par Sophie Bourque, le public médusé constate que le verdict en question (à la minute 3.02 sur l’enregistrement) est… inaudible ??? De plus, contrairement à ce qu’enseignent la doctrine et la jurisprudence, la juge Bourque omet de répéter ce verdict, se contentant de l’entériner. Sachant que cette juge a passé 12 ans de sa vie à enseigner le droit à l’école du Barreau du Québec, cette grossière bourde ne peut avoir été commise par inadvertance.


La mode actuelle au sein de l’appareil gouvernemental consiste à lancer des commissions d’enquête à propos de tout et de rien. La justice étant le pivot central d’une société élaborée sur des principes de droit, le temps presse de mettre sur pied une véritable commission d’enquête sur l’administration de la justice au Québec. À défaut, le désordre procédural risque fort de s’installer en permanence avec les conséquences que l’on devine des plus néfastes pour l’ensemble de la collectivité.

jeudi 21 mai 2009

Pédophilie à la DPJ


Dans cette nouvelle, le journaliste dans un commentaire anonyme, laconique et lapidaire prend beaucoup de précaution afin d'éviter d'aborder les vrais questions. Il s'agit d'une intervenante au service de la DPJ, ces voleurs d'enfance, qui a profité de sa position d'autorité pour assouvir ses bas instincts de pédophile sur 3 adolescents. Il semble que la dame pédophile puisse jouir de sa pleine liberté d'ici le prononcé de la sentence prévu le 30 septembre...

Qu'est-ce qui justifie un tel délai ? La petite dame a plaidé coupable après tout. Les paris sont ouverts quant à la lourdeur de la peine à purger. Gageons que Isabelle Duchesne écopera de quelques heures de travaux communautaires dans un autre de ces centres inutiles de bonnes femmes, ou même un CPE... La réalité nous enseigne en effet que la justice "made in Québec", c'est à la fois le tout et son contraire.

Brisons le mensonge


Dans ce court vidéo (Anglais) élaboré à partir des commentaires du chroniqueur Tim Hartford livrés récemment sur les ondes de la très sérieuse BBC, nous apprenons, sans grande surprise, que les chiffres véhiculés au sujet des « victimes » de violence domestique depuis les premières campagnes de sensibilisation destinées à contrer le phénomène ne reposent en réalité que sur de vagues suppositions lorsqu'il ne s'agit pas carrément d'une invention de toute pièce. Une fois l’imposture livrée le plus sérieusement du monde sur la place publique par le biais des médias de masse et il faut bien l'avouer, de la propagande gouvernementale d'une misandrie répugnante, les chroniqueurs et les journalistes de tout acabit s’en donnent à cœur joie pour diffuser l’information erronée sans jamais avoir l'initiative d'en évaluer la crédibilité ou de vérifier la fiabilité de la source. C’est ainsi que les mythes naissent… et finissent par être dénoncés pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire des fabulations de féministes aveuglées par leur idéologie qui n’ont aucune réticence à mentir pour l’avancement de « la cause ».





Ces commentaires courageux détonnent dans l’univers médiatique où règne en maître le politiquement correct. Ils ont été diffusés par une chaine reconnue pour son conservatisme et son asservissement aux diktats de la modernité. Le vent de la raison serait-il en train de balayer la place publique du mensonge féministe ? Verra-t-on un jour les journalistes à la solde de groupe Québécor, de l’empire Gesca ou de la SRC emboîter le pas ? À mon humble avis, ce n’est qu’une question de temps car la vérité finit toujours par triompher sur le mensonge, si gros puisse-t-il être…

samedi 16 mai 2009

Chapeau les gars


Source


Maintenant, la question qui demeure ouverte : le métier de photographe est-il un choix de carrière réellement audacieux lorsque ce choix est exercé par une femme ? 

mardi 12 mai 2009

La nouvelle Gestapo


Brian Myles, journaliste affecté aux affaires judiciaires au quotidien Le Devoir s’interroge dans une série d’articles sur la relation souvent trouble qui existe entre le crime organisé et la police en relatant l’histoire d’un homme d’affaire du nom de James Morrison prétendument piégé à la fois par la police et les membres du tristement célèbre clan Matticks. Sans la moindre hésitation, j’affirme haut et fort qu’il n'existe aucune raison de faire confiance à la police corrompue dont les agissements relèvent davantage des pratiques mafieuses que du droit commun.


À titre d’exemple, chaque année, des milliers d'hommes, pères de famille en relation de couple, se font arrêter sans mandat sur la base de simples allégations et sans que la police n’ait l’initiative d’effectuer la moindre enquête pour évaluer la véracité de ces affirmations. J'ai été personnellement victime de semblables malversations que je n’aurais jamais crues possible dans une société qui respecte la primauté du droit. Les ripoux sont venus m'arrêter en pleine nuit, dans mon sommeil, sans mandat après que la mère de mes enfants eût quitté le domicile familial sans aviser personne pour aller se faire ramoner la cheminé par un amant de passage qui lui avait infligé une sucette dans le cou. Embarrassé par la trace compromettante qui allait révéler sa tricherie adultère, cette dernière, avant de regagner le domicile familial a fait appel aux services de police en se plaignant de « violence conjugale »…


La sucette en question est d’ailleurs la seule mention de "violence conjugale" présente dans le rapport de police sans que ces derniers ne se donnent la peine de documenter le suçon sur support photographique comme ils ont pourtant l’obligation de le faire lorsque des traces physiques d’agression sont apparentes. Par la suite, les policiers sont venus mentir effrontément à la cour qui, sans la moindre preuve digne de ce nom, a prononcé un verdict fallacieux de culpabilité assorti d’une peine de 50 $ ! Depuis cette première incursion dans le domaine bien tordu de la justice kafkaïenne telle que pratiquée au Québec, jamais je n’ai pu entrevoir ne serait-ce que l’ombre du spectre de la justice. Les policiers, qui obéissent aux ordres comme des petits caniches dociles occupent le premier rang dans ce théâtre burlesque qui se déroulent devant des clowns drapés en toge de juge dont la seule fonction semble être de couvrir les malversations des policiers qui agissent comme les agents de la Gestapo à une autre époque. De cette sinistre réalité, bien peu de médias osent l’aborder car elle contrevient à la rectitude politique et au discours idéologique de certains groupes de pression. Une pensée me console, la vérité finit toujours par triompher et même l’Allemagne Nazi a fini par s’effondrer.

samedi 9 mai 2009

Tout va très bien, Madame la Marquise



Source : http://www.ledevoir.com/2009/05/07/249267.html

Tout va très bien, Madame la Marquise


Tel est du moins la position affichée par le PM Charest, à la tête du gouvernement le plus corrompu de mémoire de Québécois. Il y a des odeurs de fumier dans l’air. Car non seulement, cet imbécile heureux nous prend pour des valises en nous mentant en pleine face tout en arborant un sourire narquois, mais encore a-t-il le culot de s’acharner contre ceux qui osent remettre en doute son intégrité. Souvenons nous du travail d’enquête effectué en 2006 par Patrick Bourgeois et dont les journalistes du journal de Sherbrooke Pascal Morin et Alain Bérubé avaient fait écho, ce qui leur valu rien de moins qu’un congédiement simplement parce qu’ils avaient laissé planer la possibilité que Charest aurait bénéficié d’un « pont d’or » pour venir effectuer ses magouilles au Québec tout en vivant largement au dessus de ses moyens « officiels ». Faut dire qu’à l’école de Brian Mulroney, il avait eu un mentor de toute première classe. Par la suite, Charest avait été obligé d’admettre avoir touché 750 000$ en franchise d’impôt sur une période de 10 ans provenant d’un fond secret du PLQ, ce qui ne l’a même pas empêché de se faire réélire…

Depuis quelque temps, les médias semblent être un peu moins complaisants à son égard. Cependant, la culture de corruption dépasse largement le cercle des amis du pouvoir et s’étend à bien d’autres sphères d’activité tels la justice et son bras armé, la police. Pour illustrer mon propos, je m’attarderai au traitement réservé par la juge Sophie Bourque aux membres notoires de gang de rue, meurtriers présumés du jeune Raymond Ellis, relâchés dans la nature parce que la police et la couronne ont magouillé dans le dos de la cour. Dans cette affaire, il y a quand même eu mort d’homme, il ne faut pas l’oublier.

Cette justice bien particulière n’a rien d’unique. Contrairement aux enseignements de la doctrine et des lois judiciaires, cette même juge, dans un autre procès devant juge et jury, entérine le verdict, mais sans le répéter alors que ce verdict, le moment le plus crucial du procès est… inaudible sur les enregistrements de la cour !
Ne me croyez surtout pas mais de grâce, vérifiez par vous-même


Et ce n’est que la pointe de l’iceberg…

Un grand ménage s’impose et le plus tôt sera le mieux. Nos prisons en constante situation de surpopulation regorgent de pères de familles innocents sous tout rapport. Il faudrait les libérer pour faire de la place pour ces politiciens véreux, ces juges prévaricateurs et cette police digne de la Gestapo.

mercredi 6 mai 2009

Le guichet unique du divorce


Le guichet unique du divorce par Donna Laframboise

© Southam Inc., National Post, Canada, November 21, 1998

Used with permission of the author

Source : http://www.ejfi.org/DV/dv-52.htm#divorce

Il y a deux ans, Terri a admis avoir à mauvais escient utilisé le réseau de refuges pour héberger les femmes en difficulté. Bien que son conjoint ne l’ait jamais violenté, elle a reconnu à l’occasion d’une conférence ayant pour thème l’incidence des fausses allégations en matière de droit familial à Winnipeg, avoir menti à elle-même et au personnel du refuge, parce qu’elle avait tout à y gagner et qu’une chose semblable était particulièrement facile dans le contexte actuel.

Terri raconte qu’en sept ans de vie commune, le problème de consommation d’alcool de son conjoint avait rendu sa relation particulièrement difficile, et admet avoir déjà quitté son conjoint. Sa mère, dit-elle, lui avait à ce moment conseillé d’aller se réfugier dans un centre de crise en pensant que le personnel sur place allait lui être d’un grand secours pour atteindre sa quête d’autonomie. Terri (qui a choisi l’anonymat pour éviter des ennuis supplémentaires à son ex conjoint), mentionne avoir communiqué par téléphone avec un refuge de Winnipeg et s’être fait répondre que seules les femmes violentées y étaient admises. « Je me suis rendu cogner à leur porte, j’ai pleuré et j’ai raconté que mon conjoint était violent. Mes enfants n’étaient pas présents à ce moment parce que je ne voulais pas qu’ils soient témoins de la méthode utilisée pour y être admise ».

Terri dit que l’intervenante a cru d’emblée son histoire sans poser la moindre question. Alors, après être retournée chercher ses fils, âgés de trois et six ans, elle est revenue au refuge pour se faire expliquer par le personnel comment procéder pour gagner au tribunal une cause de divorce.

Terri relate comment les résidentes se faisaient expliquer que « la première chose à faire était d’obtenir une ordonnance de non communication à l’encontre du conjoint. Nous devions rédiger une plainte écrite avant de se rendre chez un avocat ».

Dans le cas de Terri, le résultat fut consigné dans un affidavit de 10 pages n’alléguant pas que le conjoint était violent, mais plutôt qu’il présentait les caractéristiques communes aux alcooliques. « Plusieurs d’éléments mentionnés à son sujet dans ce document de cour concernaient son hygiène personnelle. Je me plaignais d’avoir de fréquentes infections urinaires parce qu’il ne se lavait jamais ». Sur la base de cet affidavit dit-elle, « J’ai obtenu l’ordonnance de non communication et sans plus tarder, la garde exclusive de mes enfants sans droit de visite pour mon ex mari ».

Par la suite, les véritables conséquences de son geste ont fait surface. « J’ai réalisé ce que je venais de faire. En un an, mes enfants n’ont pas revu leur père et en aucun temps n’ai-je crains pour ma sécurité ni celle de mes enfants, » raconte Terri, devenu thérapeute à l’âge de 36 ans. « Tout le processus était biaisé. J’avais le refuge et le mouvement des femmes de mon côté ».

Au cours des audiences de la commission parlementaire sur les modalités de garde et de droit d’accès plus tôt cette année, (le rapport final doit être déposé au début décembre), les porte-parole des refuges de femmes sont intervenues avec beaucoup de virulence. Leur propension à dépeindre tous les pères impliqués dans des conflits de garde comme des abuseurs et les mères comme des victimes éplorées n’a pas surpris grand monde dans la communauté des avocats et des groupes communautaires préoccupés par le rôle prépondérant occupé par les refuges dans les histoires de divorce. En plus de fournir l’encadrement moral aux femmes qui viennent cogner à leur porte, les refuges rédigent également des lettres de soutien qui deviennent des instruments hautement préjudiciables aux conjoints dans leurs dossiers juridiques — et ce malgré le fait que le personnel en question ne rencontre jamais l’individu concerné, n’entend qu’une seule version de l’histoire et ne connaît la femme que depuis une brève période dans des conditions particulièrement artificielles.

Susan Baragar, qui exerce principalement sa profession d’avocate en droit familial à Winnipeg, se décrit comme une féministe mais reconnaît néanmoins que « c’est devenu ‘trop facile’ pour une femme d’obtenir ce type de lettres d’un refuge et qu’elles représentent une arme redoutable ».

Les juges sont « définitivement coincés » lorsqu’une femme séjourne dans un refuge et que les documents de cour présentent une lettre émanant du centre mentionnant que le père est dangereux, relate Mme Baragar. « Je veux dire, vous avez là un genre de 'professionnel' qui affirme que le père ne devrait pas voir ses enfants ».

Mme Baragar a elle-même fait bon usage de ces tactiques au bénéfice de ses clientes. Dans une affaire récente, elle relate la fois où elle représentait une femme qui « s’était présentée avec une lettre de deux-trois pages jointe à un affidavit et comment [le père] s’était vu refuser l’accès sur cette seule prémisse. Rien d’autre. Cela dépend du juge. Certains juges sont plus prudents que d’autres. Mais dans ce cas précis, le père s’était définitivement vu refuser l’accès ».

Mme Baragar raconte que l’avocat de la partie adverse « a eu beau argumenter qu’il ne pouvait s’agir d’un point de vue impartial, que les deux parties en cause n’avaient pas été interrogées, il n’y avait rien à faire ».

Et, comme le parent qui se voit confier la garde en premier est à peu près certain de la conserver par la suite, (les autorités sont réticentes à perturber de nouveau la vie de jeunes enfants), les relations pères-enfants sont souvent irrémédiablement compromises sur la seule base d’un ouï-dire provenant du personnel d’un refuge.

En 1995, une intervenante travaillant dans un refuge de Winnipeg a rédigé une lettre de deux pages en faveur d’une résidente. La travailleuse avait, dès leur première rencontre, été capable d’affirmer que la femme « avait été victime d’abus dans sa jeunesse et dans sa vie d’adulte par la suite ». Mentionnant espérer que « la cour tienne compte de sa lettre de support, » la travailleuse précisait que la femme était une personne « intelligente, profonde et sincère ».

Mais en 1997, après avoir entendu les arguments développés par la conjointe et les services sociaux et familiaux de Winnipeg, un juge en est arrivé à une toute autre conclusion. Dès la jeune vingtaine, la femme avait déjà effectué sept plaintes d’abus sexuels impliquant onze personnes différentes. (La seule plainte digne d’intérêt s’était soldée par un verdict d’acquittement.) « À un moment ou à un autre, » écrivait le juge, la femme avait « accusé son père, son frère et sa sœur de l’avoir abusé sexuellement ». Du point de vue du juge, sa crédibilité était minée par le fait que « malgré toutes ces allégations, elle n’avait aucune hésitation à vivre avec son père et sa sœur et à confier ses propres enfants à son père ». Éventuellement, cette femme a abandonné sa lutte en vue d’obtenir la garde et les enfants furent placés sous l’autorité de la grand-mère.

À Burlington, en Ontario, en 1995, l’intervenante d’un refuge rédigea une lettre en faveur d’une cliente au sujet de sa relation avec ses enfants, une petite fille de deux ans et un garçon de douze ans. Même si les enfants ne l’avaient rejointe au centre que depuis huit jours, l’employée n’a eu aucune hésitation à déclarer qu’elle était une « mère dévouée et affectueuse » et exprimait sa « profonde conviction » que la garde des enfants devait être attribuée à elle plutôt qu’au conjoint qu’elle venait de quitter.

Or, dans cette affaire, il s’est avéré que le dossier de cette mère n’avait rien de reluisant. Quatre années auparavant, la société de l’aide à l’enfance avait persuadé le tribunal qu’elle constituait un réel danger pour son fils et sa fille aînée, alors âgée de douze ans, qui ne l’avait pas suivi au refuge.

Après avoir supervisé la situation pendant trois mois, un travailleur de la Société de l’Aide à l’Enfance a mentionné au tribunal que les deux enfants « admettaient craindre leur mère la plupart du temps ». À une occasion, elle aurait menacé le conjoint avec un couteau en plus de menacer de s’enlever la vie. À un autre moment, elle aurait « ouvert la porte de l’auto qui filait sur l’autoroute en menaçant de sauter ». Le travailleur fit remarquer qu’à « chacune de ces occasions, les enfants étaient présents ». Malgré tout cela, le tribunal a quand même accordé la garde des enfants à la femme.

Dans un autre refuge situé à Orillia, Ontario, une travailleuse a rédigé en 1994 une lettre relative à l’attribution de la garde de deux garçons, âgée respectivement de deux et trois ans. Nonobstant le fait que la cause n’avait jamais été entendue devant les tribunaux, cette travailleuse affirmait que la mère « avait été agressée physiquement » par son conjoint avant de venir se refugier dans leur maison. Le simple fait d’être venu demander assistance auprès de leurs services constituait une preuve qu’elle était « un parent dévoué et consciencieux ». La lettre concluait avec l’affirmation que « cela occasionnerait un grand préjudice » aux enfants si la garde n’était pas dévolue à la mère. Grâce à cette lettre, la garde a effectivement été confiée à la mère.

En 1997, l’intervenante d’un refuge situé à Toronto a rédigé une lettre en faveur d’une femme hébergée depuis six semaines. Elle y affirmait résolument que la femme avait été abusée « physiquement et émotionnellement » par le conjoint qu’elle quittait et qu’en plus, « ses enfants étaient toute sa vie, » ce qui motivait tous les recours pour obtenir la garde de ses enfants. Cependant, dans un rapport daté d’une semaine avant la rédaction de cette lettre émanant du refuge, le psychologue qui avait rencontré la femme lors de son séjour avait noté que « jamais, elle n’avait été frappée physiquement » par le conjoint. La garde intérimaire a néanmoins été accordée à la mère.

Mme Baragar a déjà réussi à faire retirer du dossier de la cour certaines lettres émanant des centres de crise lorsque l’on tenta de les utiliser contre ses clients. « Techniquement, la règle de base est que vous n’êtes pas censé joindre aucun élément supplémentaire à l’affidavit de quelqu’un d’autre, » dit-elle. « Lorsque j’aperçois ce genre de lettre, je sors de mes gonds et j’insiste pour qu’elles soient produites dans un affidavit séparé et assermenté — ce qui me confère le droit de questionner l’auteur de la déclaration [Les travailleuses sociales], ce qui est suffisant pour les faire fuir. Elles n’aiment pas se compromettre au moyen d’affidavit ». De nombreux avocats dit-elle ne sont pas familiers avec ces tactiques.

Mary McManus, une avocate de Victoria, B.C., partage les préoccupations de Mme Baragar. Bien que partageant l’opinion que les « refuges sont très importants et jouent un rôle utile, » elle croit que les intervenantes devraient être prudentes lorsqu’elles expriment des opinions personnelles au sujet de situations dont elles n’ont qu’une connaissance fragmentaire.

« Les intervenantes dans les refuges proviennent de milieux divers en terme d”expérience et d’éducation. Ce qu’elles racontent peut bien être pertinent, mais peut tout autant ne pas l’être ».

Mme McManus concède que le tribunal « tend à accorder une place prépondérante au simple fait que la femme se soit rendue dans un refuge. J’ai une grande expérience des enquêtes sur caution lorsque des hommes sont accusés de maltraitance à l’égard de leurs conjointes. Le simple fait que la conjointe réside dans un refuge suffit à démontrer qu’il y a eu abus ».

Greta Smith, la directrice exécutrice de la Société des maisons de transition de la région du Yukon/Colombie-Britannique mentionne que son organisation n’a pas de politique établie au sujet des lettres favorable à ses clientes. Bien qu’elle admette qu’il soit « possible que certaines maisons de transition puissent rédiger des lettres d’appui, » l’idée la rend inconfortable.

«J’imagine qu’il me faudrait voir ces lettres. Je suis désolée, j’ai de la misère avec cela. Le fait que certaines personnes puissent rédiger des lettres sans avoir de sérieuses et valides raisons de le faire. Sans voir la lettre et sans connaître les circonstances, cela me serait difficile de m’étendre sur le sujet ».

Lorsqu’on lui pose la question s’il est possible que certaines femmes se présentent au refuge avec un plan stratégique en vue d’un procès, Mme Smith répond: « Tout est possible en ce bas monde, mais je ne crois pas que cela se produise ».

Louise Malenfant, une activiste communautaire à Winnipeg, surnomme les refuges « le guichet unique du divorce pour les femmes, » et semble préoccupée par la politique officielle de « ne pas poser de question ». Elle prétend qu’en plus d’aider les femmes qui font de fausses allégations de violence domestique, les refuges de sa ville ont participé à la fabrication de fausses accusations d’inceste.

Durant les quatre dernières années, Mme Malenfant a représenté quelques 62 individus qui prétendent avoir été faussement accusés d’attouchements sexuels durant les procédures de divorce. Dans un tiers de ces situations dit-elle, il y avait un refuge d’impliqué.

En 1996, durant les audiences publiques concernant la loi sur la famille et les services sociaux du Manitoba, Mme Malenfant a soutenu que les enfants étaient emmenés dans un local à l’écart de leurs mères, pour y être soumis à un programme de sensibilisation aux abus sexuels et questionnés de manière inappropriée par le personnel du centre.

« Si vous exposez de jeunes enfants à du matériel sexuellement explicite et les questionnez sans relâche pendant une semaine ou deux, l’enfant va finir par répéter la leçon qu’il a apprise, » affirme Mme Malenfant au National Post.

Elle soutient que même les mères qui n’auraient pas d’elles-mêmes accusé leurs conjoints d’inceste se sentaient obligé de prendre la situation très au sérieux lorsque les accusations survenaient à l’occasion d’un séjour au refuge. Mme Malenfant a fait une demande publique d’enquête au sujet des centres de refuge et a rédigé des lettres aux représentants du gouvernement dénonçant ce qui s’y trame. Le résultat, cet élément particulier semble avoir disparu. « C’est comme si quelqu’un avait balayé le problème sous le tapis, » raconte Mme Malenfant. « Je n’ai pas vu d’autre cas émanant d’un centre de crise depuis un an. Je ne sais pas ce que [le gouvernement] a fait; tout ce que je sais, c’est que la situation a cessé ».

« C’est extrêmement préoccupant, » raconte Mme Baragar au sujet du rôle joué par les centres de crise dans les situations de divorce et de garde. « D’un point de vue personnel, je m’emporte parce que je crois qu’il existe des situations particulières d’abus et je constate au tribunal comment ces cas sont traités plus légèrement en raison du mensonge omniprésent » qui y prévaut.

Au cours de la dernière année. Mme Baragar rapporte avoir vu un sens croissant de cynisme sur le banc.

« Les juges sont plus enclins à croire qu’il ne s’agit-là que de mensonges. Vous savez, nous en sommes rendus au point où tous les affidavits déposés mentionnaient une situation d’abus. Page après page, il ne s’agissait que d’abus et les affiants étaient disposés à se rendre au centre de crise à ce sujet.

Je veux dire, tout n’est pas de l’abus. Ce n’est pas parce qu’il ne s’agissait pas d’une lune de miel qu’il faut qualifier la situation d’abusive ».

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001