Louis Lapointe, Ancien directeur de l'École du Barreau du Québec (1995-2001)
mercredi 8 juillet 2009
De la nomination des juges
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samedi 4 juillet 2009
VIOLENCE CONJUGALE : QUAND LES FEMMES FRAPPENT
VIOLENCE CONJUGALE : QUAND LES FEMMES FRAPPENT
Publié par Pascale Piquet dans Dépendance affective
Un sondage scientifique réalisé par la firme CROP, à la demande de l’Agence de Santé du Saguenay-Lac-St-Jean, en novembre
Ce n’est pas la première fois que j’aborde ce sujet mais aujourd’hui, mon article n’est pas uniquement fondé sur le témoignage de mes clients masculins subissant ou ayant subi de la violence conjugale : c’est une étude sérieuse qui annonce des chiffres alarmants. Certes, j’ai moi-même sauté à la figure des deux conjoints que j’ai eus, cependant ils me rendaient les coups. C’est bien la seule chose qu’ils me rendaient ! Poussons dans la dérision, nous étions au moins à égalité. Parce qu’au Québec, une femme a la police de son côté et peut frapper à loisir parce que si vous ripostez, elle compose le 911 et vous fait embarquer. C’est ainsi que mes clients se sont soumis et laissés contrôler, à cause de la dépendance affective et de la menace de la police. Quand leur conjointe les frappe, ils ne bougent pas. Et si un malheureux réflexe leur échappe, ils vont le payer très cher. Bien sûr, je vous parle des abus. Mon objectif est de rétablir l’équilibre (j’ai du pain sur la planche !) et non de défendre qui que ce soit. La violence conjugale, quelle que soit la personne qui frappe, ne devrait pas exister.
Encore moins la violence des femmes envers leur conjoint, cautionnée par la police. Mais comment la police pourrait-elle distinguer les simulatrices des vraies victimes ? Peut-être en constatant les blessures physiques. Mais faut-il attendre qu’il y ait des blessures physiques ? Même s’il n’y en a pas, Monsieur est emmené, sans autre forme de procès, sur les dires de Madame. La police embarque et c’est son métier. C’est auprès de vous, Madame, Monsieur, qu’il faut faire de la prévention. On en revient toujours à cette maudite dépendance affective qui pousse un être humain à s’agripper à un autre être humain, aussi violent soit-il/soit-elle. Ce n’est pas normal de frapper et j’en parle en connaissance de cause. Dès qu’une main se lève, elle signale qu’il y a un problème, car cette main va s’abattre de plus en plus souvent et de plus en plus violemment. La première fois que des coups ont été échangés entre Jules, le père de ma fille, et moi, j’étais choquée. Je comprenais que nous avions passé la vitesse supérieure après la violence verbale. Puis je me suis lentement installée dans ce moyen d’asseoir mes points de vue, pour que finalement, cela me paraisse presque normal : nous nous battions.
Ce n’est pas normal ! C’est la porte ouverte à l’escalade qui conduit inévitablement à la police ou à l’accident fatal. Les hommes n’ont pas le gros bout du bâton, sans jeu de mots, quand ils tombent sur une dominatrice qui menace de composer le 911 pour un « oui » ou pour un « non ». Attention danger : ne pas contrarier ! Si vous avez des problèmes avec votre conjoint, vous risquez d’être mal conseillée par des « enragées » qui se vengent des hommes à travers ce que vous vivez. Elles vous pousseront à écraser leur pire ennemi : votre mari ! Enfin, les hommes à travers lui. Soyez vigilante, demandez-vous si les conseils sont partie prenante ou impartiaux. Quand une cliente m’avoue être violentée, je suis la première à lui conseiller d’appeler la police, si elle se sent en danger. Mais je lui explique d’abord qu’elle n’a pas en face d’elle un monstre sanguinaire, mais un homme en déséquilibre affectif, comme elle, qui se débat dans de mauvaises programmations. Pour moi, c’est 50/50 de responsabilités. Je lui conseille de se mettre en zone de sécurité et non de se venger. Idem quand un homme m’explique que sa conjointe l’a déjà menacé de le faire embarquer si jamais il ne fait pas ce qu’elle demande. Nous trouverons ensemble la solution qui le mettra hors d’atteinte. Et, bien qu’ayant frappé et ayant été blessée, jamais je ne me venge à travers mes client(e)s : je comprends à qui ils ont affaire et je protège, autant que faire se peut, les deux personnes en déperdition : car vous êtes deux à couler dans la violence conjugale.
Frapper n’a jamais été une solution. Appeler la police pour contrôler son conjoint non plus. Jean-Claude Boucher, président de l’association L’Après-rupture http://www.lapresrupture.qc.ca/ m’a raconté bien des horreurs sur la façon dont certaines femmes traitent les hommes. Cette association n’est pas « anti-femmes » mais pro-hommes qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Elle propose du soutien à des hommes en dépendance affective qui n’ont pas vu le coup, ni les coups, venir. Elle pousse l’homme à faire respecter ses droits et non à se venger de celle qui l’a mis à la rue. Je vais vous raconter un scénario utilisé couramment, souhaitant ainsi prévenir les hommes contre les abus. Je dois également préciser que le scénario que vous allez découvrir est utilisé par des conjointes qu’on a encouragées à écraser leur mari et au lieu de les encourager à faire respecter leurs droits. Faites attention, madame : les « conseilleuses » ne sont pas les « payeuses » et risquent de vous pousser loin, trop loin et vous pourriez le regretter. Traîner votre mari devant un tribunal grâce à un faux témoignage est puni par la loi.
Voici une tactique fréquemment employée par celles qui abusent et sont mal conseillées : la femme provoque une dispute le vendredi soir, tyrannisant son conjoint jusqu’à ce qu’il craque : soit il crie, soit il finit par frapper bien que les cris soient suffisants pour se faire embarquer. Elle compose le 911 et leur raconte qu’il l’a bousculée, frappée ou qu’il a essayé de la tuer. Notre homme, révolté par ses fausses accusations, va se défendre peut-être d’une façon agressive, que les policiers vont mal interpréter. Ils l’emmènent avec juste ce qu’il a sur le dos : si vous avez une femme de ce style, évitez de vous mettre en caleçon le soir pour vous détendre, restez bien habillé le vendredi soir ou le samedi soir, avec vos clefs de voiture et votre portefeuille dans la poche, dès que madame déclenche la dispute ! Vous voilà au poste mais le tribunal est fermé le week-end : vous serez aux frais de la princesse, au poste, toute la fin de semaine ! Le lundi, vous passerez devant le juge et on vous ordonnera de ne plus approcher madame. Vous voilà sur le trottoir, sans argent, sans voiture, avec une interdiction de rentrer chez vous jusqu’au jugement… dernier ! Pour récupérer vos affaires, il faudra être accompagné de deux policiers et vous n’entrerez pas dans la maison : madame rassemblera ce qu’elle veut bien rassembler et vous rendra un sac vert, le fameux sac poubelle si réputé pour signifier à un homme qu’il est viré.
Autre cas de figure : pendant que vous étiez au poste, puis au tribunal, madame a soit changé les serrures, soit déménagé avec toutes vos affaires. Quand elle n’a pas résilié le bail. J’ai rencontré un homme qui est rentré chez lui, pour constater que non seulement sa femme était partie avec tous les meubles, mais elle avait également résilié le bail : il n’avait en tout et pour tout que les vêtements qu’il avait sur le dos et plus de logement, plus de femme et plus d’enfant. Entendons-nous bien : je parle des femmes qui abusent. Il y a, encore une fois, des hommes et des femmes qui sont battus par des personnes en total déséquilibre affectif et dangereuses. Comme vous le savez, je suis contre la violence conjugale, quelle que soit celle ou celui qui frappe, et je me bats pour l’égalité des sexes : cela signifie le respect des lois pour chacun et chacune. Malheureusement, le Québec est un matriarcat et, venant d’Europe, je suis heureuse de voir que les femmes et les enfants sont protégés : mais pour ce faire, faut-il écraser les hommes, tous les hommes ? Je ne le pense pas.
Madame, vous vous trompez de débat : il faut rétablir l’égalité, pas la domination. Le Québec est en train de soumettre les hommes qui, à l’origine, sont des protecteurs. Mais si vous les empêchez de se protéger eux-mêmes, comment pourraient-ils vous protéger vous ? Au Québec, vous ne connaissez pas les guerres, vous ne portez pas les blessures du passé. Tant mieux. Cependant, ce sont les hommes comme mon père et mon grand-père qui ont dû se battre, faisant appel à leur instinct protecteur. Vous allez me dire : il n’y aura plus de guerre, pourquoi avoir des Québécois capables de nous défendre ? Vous en faites des caniches et pourtant, quand vous avez un problème avec le voisin, il devrait se transformer en pit-bull et lui casser la figure : trop tard, vous l’avez trop bien « dressé » à vous être soumis. Quand je constate les chiffres de ce sondage réalisé en 2000 et je sais qu’ils ont certainement augmenté, je me demande dans quel monde nous vivons. Il n’est pas normal qu’un homme utilise sa force pour frapper une femme, pas plus qu’une femme utilise la police et les lois pour frapper et soumettre un homme. Je tiens également à vous faire remarquer que les femmes battues, qui vivent une grande dépendance affective, retirent malheureusement, la plupart du temps, leurs accusations : elles sont incapables de vivre sans leur bourreau. Celles qui abusent, elles, montent au créneau et écrasent celui dont elles veulent se débarrasser. Combien d’entre vous portent plainte pour de bonnes raisons et passent devant le tribunal pour faire respecter leurs droits ?
J’ai vu trop de pères perdre leurs enfants parce que madame a décidé de reprendre sa liberté et de l’éliminer du décor, pensant plus à elle qu’à l’équilibre des petits. Je vous rappelle qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère et que bien souvent, quand vous le privez de son père, pour justifier vos actes, vous le dénigrez. Résultat : l’enfant se sent abandonné par une personne qui devrait lui donner de l’affection et de la protection et il apprend qu’il s’agit d’un monstre. Il est l’enfant d’un monstre qui l’a, en plus, abandonné ! Voulez-vous savoir les dégâts que ça fait quand un enfant est coupé d’un bon père, élevé par une mère qui ne pense qu’à elle : un dépendant affectif au dernier degré ! Le pire étant quand le père est accusé à tort d’abus ou d’attouchement sur la simple parole de la mère. Non seulement on prive cet homme de ses enfants mais également de sa réputation. J’en ai vu pleurer des hommes en consultation, pris dans l’injustice et jouet de manipulatrices. Un fils sans père, sans modèle masculin, n’a aucune idée de ce qu’est un rôle d’homme. Il est déjà sous l’emprise d’une dominatrice. Il n’a plus d’instinct combattif : quand il perdra à son tour ses enfants, pour être tombé sur une conjointe comme sa mère, il n’aura plus d’autre choix que le suicide. Ca vous est à ce point égal, madame, que vos hommes se suicident à tour de bras ?
Autre remarque alarmante : on compte dans ce sondage 24 % de femmes qui avouent subir de la violence conjugale contre 54 % d’hommes. Le sondage étant anonyme, considérons que les femmes disent la vérité, pas de faux témoignage. Mais les hommes aussi ! Ce qui signifie que devant les tribunaux, on retrouve une majorité des femmes qui abusent du système et 54 % d’hommes qui ne se manifestent pas et refusent de porter plainte : il y a donc plus de femmes qui font de faux témoignages que d’hommes qui devraient faire de vrais témoignages et porter plainte. Inutile d’expliquer pourquoi ils ne le font pas. J’en ai rencontré des clients malmenés par leur conjointe avec l’appui du système. Vous allez me répondre qu’ils me mentaient : faux ! Comment je le sais ? Parce que ce sont les Desperados, homme ou femme, qui se laissent frapper et que les Desperados se mettent toujours toutes les fautes sur le dos ! Ils se tapent eux-mêmes sur la tête quand ils sont dans mon bureau, m’expliquant presque qu’ils ont peut-être mérité les coups.
D’autres avant moi ont tiré sur la sonnette d’alarme, je ne suis qu’une goutte d’eau parmi tant d’autres, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières. Hommes et femmes devraient être égaux et au lieu de sacrifier les hommes au bénéfice des castratrices, il est tant de vous respecter mutuellement et de cesser de juger le sexe opposé sur les déséquilibrés que vous avez rencontrés : c’est vous qui les avez attirés ! Sortez de ce déséquilibre affectif et au lieu de vous venger (le dernier ou la dernière paiera pour les autres !), prenez-vous en main et sortez de ce déséquilibre et de cette violence. Frapper, c’est se dégrader en dégradant l’autre, car vous frappez celui que vous méprisez parce que vous vous méprisez à travers l’autre. Lisez « Le syndrome de Tarzan » (Béliveau éditeur) pour comprendre ce qui vous arrive, puis travaillez sur vous pour modifier votre perception de vous-même et des relations affectives. Il n’y a pas que des hommes et des femmes qui frappent ou qui détruisent, il en existe qui sont heureux et qui sont prêts à le partager. Aidez-moi, s’il vous plaît, à faire en sorte que cet article, parmi tant d’autres, ne soit pas un coup d’épée dans l’eau. Les médias parlent d’environnement, nous sommes en train de détruire la planète, mais également nos enfants. Travailler sur vous, c’est travailler à leur construire un avenir meilleur, meilleur que celui auquel vous étiez destiné et que vous pouvez changer. Changez votre avenir pour vous, pour vos enfants. Pour que les hommes et les femmes fassent l’amour, pas la guerre !
jeudi 2 juillet 2009
La victimisation : un outil politique et idéologique
Élisabeth Badinter
«La victimisation est aujourd’hui un outil politique et idéologique»
(Propos recueillis par Véronique Helft-Malz et Paule-Henriette Lévy, L’Arche, nº549-550)
Novembre-Décembre 2003
Pour moi, «la coupe était pleine», d’autant que je me retiens depuis dix ans. À l’issue du XXe siècle, les obsessions féministes d’alors ne me concernaient déjà pas. Plus que cela, elles me paraissaient dangereuses. Une des raisons de ce petit essai, de ce «coup de gueule», a été le débat sur la prostitution en 2002. Il m’est apparu opportun de prendre la plume pour dire: Attention! nous faisons fausse route. Très franchement, tout ce que défend le féminisme depuis une décennie va, je crois, se retourner contre les femmes.
Votre ouvrage est-il un cri d’alarme?
Comme vous le savez, je n’écris que lorsque j’ai la conviction que mes idées, mes réflexions ne sont ni prises en compte, ni publiées, ni discutées. Je n’interviens jamais lorsque quelqu’un d’autre exprime ce que je pense. Or, justement, j’avais le sentiment que ce que je considérais comme grave pour le devenir de notre société était quasiment impossible à exprimer dans l’unanimisme d’aujourd’hui, dans cette morale bien-pensante qui est la nôtre. C’était étouffant! Les réactions à la sortie de mon livre m’ont d’ailleurs un peu rassurée. Je n’étais visiblement pas la seule à souffrir de cette chape de plomb.
Qui sont celles qui font «fausse route»? Qui sont les féministes dont vous parlez?
Le féminisme aujourd’hui est essentiellement constitué de deux pôles. Il fonctionne sur deux modes. Il y a les féministes universitaires, qui produisent des travaux très intéressants, souvent pointus, qui débattent de concepts tels que «la domination masculine». De ce premier pôle, qui fonctionne parfaitement depuis vingt ans, découlent des études féministes où il est question de la condition féminine avec des approches intelligentes, militantes mais très fines.
Ces écrits, ces thèses principalement sociologiques, je les respecte. Je les utilise. Ils nourrissent même, parfois, ma réflexion mais demeurent connus seulement d’un petit nombre. Ils sont signés par des spécialistes, qui parlent entre elles et dont, je ne sais pas pourquoi, la parole n’a pas d’écho médiatique. Cette réflexion-là, intellectuelle, universitaire, n’accède donc pas au grand public et reste confidentielle.
L’autre monde féministe est un ensemble de nébuleuses constitué de centaines d’associations, voire de milliers sur toute l’Europe. Sa vocation est de secourir des femmes, de venir en aide. Ses militantes, extrêmement engagées, ont une fonction unique: une fonction sociale de réparation. Ainsi, lorsqu’il s’agit, par exemple, d’associations de défense contre les violences faites aux femmes, on observe la plupart du temps une «réaction de militantes» à propos du sujet qui les préoccupe.
Ces associations-là, de terrain, ne se réclament de personne, faute de grande figure du féminisme comme Simone de Beauvoir, mais ne sont pas sans influence. Elles sont proches des médias de gauche et arrivent très bien à se faire entendre. Ce qui me paraît inquiétant, c’est qu’à partir de leur combat quotidien, ces associations dégagent une image de la femme – leur image propre de la femme, c’est-à-dire celle qui constitue leur «ordinaire» et dont elles font une «généralité». Ces féministes, qui s’occupent de femmes violées ou de femmes agressées, induisent de leur constat une condition des femmes qui remonte à la presse par le biais de leurs amies journalistes. J’ai été très frappée de voir – que ce soit pour la prostitution, pour la pornographie, ou encore pour le harcèlement – qu’aussitôt que ces associations s’intéressent de près à ces sujets, ils se répercutent immédiatement de façon négative dans les médias, télévision y compris.
À quoi cela tient-il?
Tous les secteurs «société» des grands médias sont confiés à des femmes socialement, idéologiquement et politiquement très proches de ces associations féministes. Ces journalistes s’alimentent de ce que leur apportent les associations, et ces informations sont transmises quasiment sans nuance. Elles participent donc à cette «chape de plomb» que j’évoquais précédemment. L’année dernière, au moment du débat sur la prostitution, j’ai vu à quel point il était difficile de faire entendre une parole différente.
Autre exemple marquant: au moment du débat sur la parité femme/homme dans le monde politique, l’ensemble des journalistes des secteurs«société» des médias étaient pour la parité. Or je condamne totalement cette espèce de connivence objective de génération, de milieu culturel et politique. Tout cela me semble très grave, parce que cette nébuleuse composée des différentes associations constitue, par son lien avec la presse, une sorte d’idéologie dominante. Par ailleurs, pendant les cinq ans du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, un certain nombre de femmes ministres s’étaient entourées, dans leur cabinet, de représentants de ces associations. Il s’opérait ainsi une sorte de lobbying immédiat.
Si ces féministes ont fait fausse route, quel est à vos yeux le bon chemin?
S’il y a eu fausse route, c’est qu’il y a eu bifurcation. Je pense que le bon chemin était celui que l’on avait pris il y a vingt ans, et qui consistait à se battre sur le triptyque: liberté, égalité, fraternité.
Aujourd’hui, la liberté est passée absolument au second plan. Ces féministes, justement à cause des associations, ont vu dans la liberté sexuelle des femmes, par exemple, l’effet le plus pervers que l’on pouvait trouver, ces dernières étant devenues «des objets de consommation sexuelle». Tout a été transformé à partir de la pratique associative.
Les universitaires, pour la plupart, ont également pris ce train-là. Ainsi, l’égalité a été oubliée au profit de la parité. Mais les mots ont leur importance. Regardez bien: le mot parité est en train de se substituer, au-delà même du féminisme, au mot égalité. Égalité a une signification, parité en a une autre.
Le grand public – je le comprends très bien, parce que c’était très compliqué – n’a pas saisi le sens du débat sur la parité. Je considère que le combat pour imposer l’écriture de la différence des sexes dans la Constitution instaure un tournant philosophique et idéologique catastrophique. Parce qu’en introduisant le différencialisme, on remet en avant les caractéristiques traditionnelles de la femme et donc on revient à un discours anté-pouvoir, à un discours pré-féministe.
Vous me demandez quelle est la marche à suivre. Je voudrais préalablement que l’on revienne sur le bon chemin. Aujourd’hui, par le biais des universitaires, les idées féministes radicales américaines se retrouvent dans la législation européenne.
Le féminisme a démoli des structures. A-t-il pensé à une reconstruction?
C’est très exactement ce que je dénonce. Non, on n’a pas pensé du tout à une reconstruction; l’idée n’était pas de retisser les liens. C’est ce qui me fait extraordinairement peur et même horreur. Peu à peu, loi après loi, admonestation après admonestation, on a avancé sans vision.
Lorsque l’on se pose comme victime, on pose l’autre comme bourreau. C’est aussi ce qui ce qui passe avec le conflit israélo-palestinien. Je trouve cela très pervers, car je vois bien tout le travail pour montrer que les femmes sont victimes dans une proportion incroyable, que toutes les femmes sont potentiellement victimes des hommes. Ce thème est inlassablement développé. Si l’homme est bourreau, il en découle une véritable incompatibilité. Ce féminisme que je critique n’a absolument pas en vue d’établir des relations améliorées entre hommes et femmes. Ce n’est pas du tout le sujet.
Le concept de victimisation que vous appliquez aux femmes peut-il s’appliquer au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien?
Le fait est que l’on a compris en Occident – depuis quinze ans, Pascal Bruckner l’a très bien montré – que pour gagner la sympathie du public et gagner l’opinion à sa cause, il faut se présenter comme une victime. Il n’y a rien de plus odieux qu’une héroïne ou qu’un peuple orgueilleux, sûr de lui et dominateur… On peut donc voir là une stratégie, consciente ou pas, chez les féministes comme chez les Palestiniens. Quiconque veut accrocher la sympathie de l’opinion publique nationale, et même mondiale, a tout intérêt à se présenter comme victime.
Il est vrai que le peuple palestinien est un peuple victime. Il doit avoir un État. Tant qu’il n’a pas d’État et qu’il y a une occupation des territoires, la situation des Palestiniens est franchement intenable… Mais j’ai été très frappée de l’empressement des médias européens à «couvrir» Jénine. Tout le monde (là encore, consciemment ou pas) était trop content de parler d’un «massacre». Je ne ferai pas une assimilation directe entre le Palestinien et la femme battue; mais il est vrai que la «victimisation» est aujourd’hui un outil politique et idéologique, qui va bien au-delà des femmes.
Selon vous, la laïcité est-elle aussi un combat féministe?
Oui, évidement. Et je suis pleinement d’accord avec un point de vue publié dans Le Monde: «Féministe donc laïque». Les deux combats sont plus liés que jamais, parce que la montée de l’intégrisme musulman n’est pas un vain mot: dans les autres religions du Livre, en tout cas, il n’existe pas d’attaque frontale de l’égalité des sexes comme dans l’islamisme.
La défense de la laïcité, c’est la défense de l’égalité des sexes. Personne n’en avait pris conscience en 1989, lorsque l’on a été renvoyé à nos chères études après notre manifeste de L’Observateur. C’est moi, à l’époque, qui avais posé la question de défense des femmes en ces termes : «Tenez bon sur la laïcité parce que c’est les femmes que vous protégez».
Ce combat s’adresse aux jeunes femmes de la première génération de nouveaux arrivants, ou encore aux jeunes filles d’origine maghrébine. C’est pour elles qu’il faut le conduire. Franchement, depuis longtemps, dans la société française de souche, que ce soit le judaïsme ou le catholicisme, on ne peut pas dire qu’il y ait une oppression des femmes.
Le foulard islamique n’est pas, à vous entendre, l’équivalent de la kippa.
Non, bien sûr. On met une kippa par respect envers Dieu. On met le foulard pour ne plus être un objet de tentation sexuelle pour les hommes, pour ne pas risquer d’être responsable, comme je le dis dans Fausse route, d’un «rut masculin». À la limite, les femmes sont tenues coupables des péchés éventuels des hommes.
Au demeurant, et c’est pour cela que je suis totalement laïque, je pense que la kippa comme le voile, et c’est le seul point qu’ils ont en commun, sont des signes ostentatoires. Un signe ostentatoire d’une religion indique ce que l’on est sans mot dire. Je n’ai même pas besoin de parler, vous me voyez de loin avec un foulard ou une kippa et vous savez quelle est mon appartenance première.
Selon vous, la communauté juive de France fait-elle preuve de communautarisme?
Je voudrais nuancer ma réponse. Je pense que depuis vingt ans on voit une montée en puissance du pouvoir religieux, de l’orthodoxie, au sein même de la communauté juive. Le Consistoire a acquis un pouvoir nouveau qui fait que, parfois, le grand rabbin de France se substitue au président du CRIF. Le CRIF est un ensemble d’associations, parfaitement laïque, où le Consistoire a sa place. J’ai pour ma part été souvent choquée, lorsqu’un événement tragique touche la communauté juive, de voir le grand rabbin au côté du président de la République, quels qu’ils soient, parce que cela induit dans l’opinion publique que le représentant de la communauté juive est le grand rabbin de France. Ce n’était pas comme cela jadis.
Est-ce que pour autant on peut dire que le judaïsme a adopté une philosophie communautariste?
Je pense que non. Vous savez comme moi que la communauté juive est diverse. Dans son ensemble, je ne la vois pas se retrouver dans une philosophie communautariste.
Par ailleurs, il existe une montée des actes d’agression contre les Juifs dans les banlieues, venant principalement des jeunes Maghrébins. Il existe également une montée de l’antisionisme avec des relents d’antisémitisme dans l’extrême gauche. Je constate que tout cela a pour effet de renforcer ce que l’on pourrait définir comme une sorte de «solidarité juive communautaire». Cette dernière risque d’engendrer un repli communautariste. Je dis bien «risque», car on n’en est pas là. Le judaïsme laïque et républicain me paraît encore tenir bon.
Les actes d’antisémitisme auxquels vous avez fait allusion marquent-ils une sorte de guerre entre l’Orient et l’Occident, l’Occident étant stigmatisé par le Juif?
Il est difficile de répondre à cette question sans faire le détour par la politique israélienne. On peut avoir une réponse optimiste, et une autre pessimiste. La première consisterait à se dire que si l’on règle enfin le conflit israélo-palestinien, les actes d’antisémitisme ou d’antijudaïsme se calmeront d’eux-mêmes. Après tout, il n’y avait quasiment pas, avant l’Intifada, un gosse des banlieues d’origine maghrébine qui savait ce qu’était un Palestinien. On peut espérer que, si l’on arrivait à la paix, l’antisionisme – sous lequel je perçois très bien l’antisémitisme de la gauche qui flirte avec l’extrême gauche – se résorberait. À la réserve près que je redoute, effectivement, l’assimilation Israéliens-Occident, donc Juifs-Occident. Je redoute qu’elle persiste et que, du côté de la gauche ou de l’extrême gauche, l’on continue à regarder Israël comme l’ultime avatar du colonialisme.
samedi 27 juin 2009
La Star des petites menteuses
Récemment, les médias nous informaient d’une bien curieuse affaire, soit cette adolescente Belge du nom de Kimberley Vlaemick qui affirmait s’être endormie lors d’une séance de tatouage et qui, à son réveil s’était retrouvée non pas avec les trois étoiles qu’elle avait demandées mais plutôt avec cinquante-six étoiles tatouées sur le visage. Cette histoire tout à fait surréaliste en a laissé plus d’un dubitatif. Une semaine après que cette nouvelle insolite a fait le tour du monde, nous sommes informés que l’adolescente a menti à son père et à l’ensemble de la planète pour éviter d’avoir à répondre de son choix devant son paternel amèrement déçu du résultat final.
Cette histoire illustre bien la mentalité hédoniste qui caractérise notre société décadente et la culture du mensonge qui l’accompagne. Depuis des décennies en effet, les femmes sont activement encouragées à mentir aux autorités en alléguant de la violence domestique par exemple afin de bonifier les chances de garde exclusive et tous les avantages monétaires qui accompagnent ce statut. Non seulement le mensonge est-il autorisé, mais il n’entraine jamais de conséquence pour son auteure. Dans l’affaire des étoiles, non seulement la petite menteuse ne sera pas puni, mais au contraire elle décroche un emploi de consultante en tatouage dans une boîte concurrente ! Disons que le message laissé à la jeunesse ne brille pas par excès de candeur…
dimanche 21 juin 2009
Bonne fête des pères !
En ce jour de la fête des pères, il aurait été naïf de croire que les activistes à l’œuvre au sein de cette société soi-disant égalitaire laissent un moment de répit aux pères de famille. Dans cette incessante guerre des sexes, il n’y aura pas de cessez le feu semble-t-il. Dans son édition du samedi 20 juin 2009, nous retrouvons en effet en page 6 du « Calgary Herald » la surprenante annonce suivante. Dans toute société normalement constituée, un tel message haineux et profondément sexiste n’aurait jamais été publié. Mais au Canada, il est d’usage de jeter de l’huile sur le feu sans qu’aucun politicien ne s’en indigne.
Pour sa part, « The Gazette » publie en ce dimanche
si pénible pour les pères de famille privés de l’accès à leurs enfants, de la jouissance de leurs biens et de l’accès à la justice fondamentale, cette caricature tout aussi insultante pour la condition masculine. Faut-il s’étonner que les hommes dénigrés de la sorte refusent de s’engager et de se reproduire ?
samedi 20 juin 2009
Aaron Russo sur l’origine du féminisme
Feminism - why the "patriarchy" always supported it
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mardi 9 juin 2009
Lettre ouverte à Mario Roy
Vos propos scintillent dans la grisaille des commentaires qui émanent des médias de masse. Il est en effet rarissime qu’un journaliste chevronné œuvrant au sein de l’empire Gesca, gravitant en clair autour de la nébuleuse libérale, ose ainsi jeter un regard lucide, voir critique sur l’institution de la justice, ou du moins ce qui en tient lieu. Car en semblable matière, les parents bellicistes ont plus souvent qu’autrement droit à un véritable salmigondis de procédures qui s’apparente à tout sauf évidemment à la justice.
Votre collègue Réjean Tremblay utilisait récemment l’expression colorée du fumier des écuries judiciaires pour qualifier l’acharnement de la couronne envers Guy Lafleur, ce célèbre père de famille qui n’a fait qu’accomplir son élémentaire devoir de protecteur envers son fils handicapé. Le terme de fossoyeur des familles convient judicieusement à ces êtres infatués drapés en toge de magistrat qui n’ont trop souvent de compétences que leurs étroites accointances avec les mandarins de l’État et leur généreuse contribution à la caisse électorale dans les années précédant leur accession au trône, s’il faut en croire les propos tenus par Benoît Corbeil devant la commission Gomery.
La liste des idioties judiciaires relatées dans votre article n’a malheureusement rien d’exhaustif. Récemment, le juge Leonard Ricchetti de la cour supérieure de l’Ontario a autorisé une mère de famille à quitter le pays et s’en retourner vivre dans son Arabie Saoudite d’origine accompagnée de sa fille de 10 ans après l’avoir sévèrement blâmé en raison de ses commentaires dénigrants à l’égard du père de l’enfant prononcés en sa présence. En réalité, le juge Ricchetti a tranché en faveur du parent qui inflige de la violence affective à son enfant et privé la petite de tout contact avec son père dont elle est aliénée en raison du comportement irresponsable de la mère. Toujours en Ontario, dans un autre dossier dont la cour possède le secret, c’est le frère ainé de la famille qui s’est adressé au tribunal dans l’espoir de mettre un terme à une sale guerre de tranchée livrée par parents interposés et dans laquelle nous retrouvons encore et toujours la présence du syndrome de l’aliénation parentale.
Mais, de toutes les instances judiciaires où règnent en maître le désordre procédural et la corruption institutionnelle, la DPJ figure certainement parmi les plus honnies. N’importe quel parent qui a eu le malheur de transiger avec ces exécrables fonctionnaires vous confirmera que ces travailleurs sociaux œuvrent au sein d’une entreprise carrément diabolique dont la mission ne consiste certainement pas à protéger les enfants vulnérables qui leur sont confiés, mais bien davantage à en extraire un maximum d’avantages pécuniaires, allant jusqu’à les livrer aux réseaux de prostitution juvénile dès les premiers signes de la puberté.
Petite digression….
Nombreux sont les Montréalais qui ont encore en mémoire la date du lundi 19 septembre 2005 retenue par Andy Srougi pour effectuer sa spectaculaire ascension au sommet du pont Jacques-Cartier. Il était demeuré perché une bonne douzaine d’heures après avoir déployé une bannière aux couleurs de Fathers-4-Justice affichant le slogan « PAPA T’AIME ».
À l’époque, j’assumais avec d’autres bénévoles impliqués dans ce mouvement dédié à la défense des droits des pères, le rôle de porte-parole auprès des médias. L’action avait pour objectif de rompre l’omerta entourant les petits secrets nauséabonds qui émanent de la cour. La couverture médiatique qui suivit confirme le succès de l’opération.
Le surlendemain, alors que les médias battaient la chamade, la DPJ me convoquait par voie de courriel SVP au tribunal de la jeunesse. Intrigué par tant d’empressement, je communique alors avec Véronique Bélanger, la travailleuse sociale auteure du courriel afin de m’enquérir de l’état d’urgence allégué. Cette dernière demeure imperméable à mes questions et refuse même de me transmettre copie de la requête que la DPJ entendait saisir en toute urgence le tribunal à 48 heures d’avis. Que voilà de bien curieuse façon d’ester en justice… Bien malin celui qui pourrait préparer une quelconque défense en pareilles circonstances.
Le vendredi 23 septembre 2005 donc, en arrivant au tribunal, je me fais remettre une copie non timbrée de la requête, copie dont l’avis de présentation était laissé en blanc. En plus de l’avocat assigné à la DPJ, le directeur avait retenu les services d’un procureur distinct sous mandat d’aide juridique pour représenter chacun des deux enfants concernés par cette histoire. Or, après avoir confirmé sous leur serment d’office n’avoir jamais en aucune occasion communiqué ni rencontré aucun d’entre eux, ces ténébreux personnages en robe noire sont venus témoigner au tribunal au nom des enfants. Comble de facétie, le seul argument invoqué par ces ronds-de-cuir pour justifier l’urgence de la situation était l’implication de leur père dans le mouvement Fathers-4-Justice ! Ce fut la toute dernière fois que ces enfants purent bénéficier de la présence de leur père dans leur vie. Il est vrai qu’un père de famille qui réclame justice représente un danger potentiel pour ces tyrans investis de tous les pouvoirs et qui n’ont jamais à répondre de leur absence d’intégrité et de jugement. La protectrice des citoyens, saisie du dossier, a mis 18 mois avant de rejeter une demande d’enquête sous le faux prétexte que la DPJ aurait agi selon les règles de l’art… Est-ce bien ainsi que la justice doit procéder dans un pays qui reconnaît la primauté du droit ?
Fin de la digression
La conclusion qui s’impose d’elle-même devant de telles parodies de justice : la justice est trop importante pour être confiée à des juges fripons redevables à leurs amis politiciens. Par contre, si de courageux journalistes osent enfin exposer à la face du monde les délits quotidiens perpétrés par cette coterie de magistrats corrompus, peut-être pourront-ils contribuer par leurs écrits à mettre un terme à de telles moqueries de justice qui précipitent tout droit notre société vers son inéluctable déclin.
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dimanche 24 mai 2009
L'art de sauver les apparences...
Dans l’affaire du meurtre par balles du jeune Fredy Villanueva, une histoire qui a profondément choqué les résidents de Montréal-Nord, les médias nous informent que l’enquête du coroner ad hoc Robert Sansfaçon procédera à partir de lundi le 25 mai 2009 au palais de justice (?) de Montréal. L’intégrité du processus d’enquête ne saurait être supérieure au profil du controversé personnage retenu par le ministère public pour présider cette commission. Or le passé du coroner Sansfaçon est passablement sulfureux, voir carrément ténébreux.
Le juge Sansfaçon possède en effet la très peu honorable distinction d’avoir été sévèrement blâmé dans le passé par la cour suprême parce qu’il avait autorisé un délateur à se parjurer. Cette histoire s’arrime à un procès pour meurtre se déroulant dans le district de Québec au début des années 1980 alors que Sansfaçon exerçait les fonctions de procureur en chef de la couronne. Son comportement dans ce dossier jette « un doute sérieux sur l'intégrité du comportement du ministère public et de la police» selon les termes retenus par la cour suprême. Suite à ce blâme sévère, le Barreau, en la personne de Pierre-Gabriel Guimont, avait logé une plainte le 08 mai 1990 contre le procureur piégé qui entre temps a accédé à la magistrature en raison de ses étroites relations indéniablement incestueuses avec la nébuleuse libérale dont la corruption notoire ne présente plus un sujet de questionnement pour quiconque. Cette fameuse plainte a dormi sur la tablette pas moins de 18 ans soit jusqu’au 24 septembre 2008, date où le comité de discipline du Barreau a réfuté la demande au motif qu’un « tel délai avant d’être jugé pourrait constituer un abus de procédures justifiant un arrêt des procédures puisqu’il compromet le droit de l’intimé à un procès juste et équitable ».
Justice delayed is justice denied…
Ce très long délai, qui n’a rien de raisonnable faut-il en convenir, résulte des multiples procédures initiées par Sansfaçon avec la complicité de ses procureurs, Michel Robert, devenu entre temps juge en chef de la cour d’appel et Raynold Langlois issu du même cabinet d’avocats véreux, afin d’entraver le cour normal de la justice.
Est-il encore permis de croire que la lumière sera faite dans le dossier Fredy Villanueva ? Poser la question, c’est sans doute y répondre…
samedi 23 mai 2009
Le fumier des écuries judiciaires !
"Quand vous voyez tout le fumier qui sort des écuries judiciaires, vous appelez ça la justice?"
Décidément, Réjean Tremblay, journaliste chevronné de la Presse, n'y va pas par quatre chemins pour fustiger les mauvaises actrices à l'œuvre dans la saga judiciaire imposée à Guy Lafleur. Est-ce à dire que le grand public commence enfin à se réveiller devant l'imposture quotidienne servie par les clowns facétieux drapés en toge de juge?
Cette liste des impairs attribuables à cette juge « féministe » n’a rien d’exhaustif. Pour clore ce sujet, même le dernier quidam qui n’a jamais mis les pieds dans une salle de cour sait que le verdict représente le moment crucial de tout procès, tout particulièrement lorsque la décision est rendue par un jury de citoyens. Or, lors de ce curieux procès présidé par Sophie Bourque, le public médusé constate que le verdict en question (à la minute 3.02 sur l’enregistrement) est… inaudible ??? De plus, contrairement à ce qu’enseignent la doctrine et la jurisprudence, la juge Bourque omet de répéter ce verdict, se contentant de l’entériner. Sachant que cette juge a passé 12 ans de sa vie à enseigner le droit à l’école du Barreau du Québec, cette grossière bourde ne peut avoir été commise par inadvertance.
La mode actuelle au sein de l’appareil gouvernemental consiste à lancer des commissions d’enquête à propos de tout et de rien. La justice étant le pivot central d’une société élaborée sur des principes de droit, le temps presse de mettre sur pied une véritable commission d’enquête sur l’administration de la justice au Québec. À défaut, le désordre procédural risque fort de s’installer en permanence avec les conséquences que l’on devine des plus néfastes pour l’ensemble de la collectivité.
jeudi 21 mai 2009
Pédophilie à la DPJ
Qu'est-ce qui justifie un tel délai ? La petite dame a plaidé coupable après tout. Les paris sont ouverts quant à la lourdeur de la peine à purger. Gageons que Isabelle Duchesne écopera de quelques heures de travaux communautaires dans un autre de ces centres inutiles de bonnes femmes, ou même un CPE... La réalité nous enseigne en effet que la justice "made in Québec", c'est à la fois le tout et son contraire.
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Brisons le mensonge
Dans ce court vidéo (Anglais) élaboré à partir des commentaires du chroniqueur Tim Hartford livrés récemment sur les ondes de la très sérieuse BBC, nous apprenons, sans grande surprise, que les chiffres véhiculés au sujet des « victimes » de violence domestique depuis les premières campagnes de sensibilisation destinées à contrer le phénomène ne reposent en réalité que sur de vagues suppositions lorsqu'il ne s'agit pas carrément d'une invention de toute pièce. Une fois l’imposture livrée le plus sérieusement du monde sur la place publique par le biais des médias de masse et il faut bien l'avouer, de la propagande gouvernementale d'une misandrie répugnante, les chroniqueurs et les journalistes de tout acabit s’en donnent à cœur joie pour diffuser l’information erronée sans jamais avoir l'initiative d'en évaluer la crédibilité ou de vérifier la fiabilité de la source. C’est ainsi que les mythes naissent… et finissent par être dénoncés pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire des fabulations de féministes aveuglées par leur idéologie qui n’ont aucune réticence à mentir pour l’avancement de « la cause ».
Ces commentaires courageux détonnent dans l’univers médiatique où règne en maître le politiquement correct. Ils ont été diffusés par une chaine reconnue pour son conservatisme et son asservissement aux diktats de la modernité. Le vent de la raison serait-il en train de balayer la place publique du mensonge féministe ? Verra-t-on un jour les journalistes à la solde de groupe Québécor, de l’empire Gesca ou de la SRC emboîter le pas ? À mon humble avis, ce n’est qu’une question de temps car la vérité finit toujours par triompher sur le mensonge, si gros puisse-t-il être…
samedi 16 mai 2009
Chapeau les gars
mardi 12 mai 2009
La nouvelle Gestapo
Brian Myles, journaliste affecté aux affaires judiciaires au quotidien Le Devoir s’interroge dans une série d’articles sur la relation souvent trouble qui existe entre le crime organisé et la police en relatant l’histoire d’un homme d’affaire du nom de James Morrison prétendument piégé à la fois par la police et les membres du tristement célèbre clan Matticks. Sans la moindre hésitation, j’affirme haut et fort qu’il n'existe aucune raison de faire confiance à la police corrompue dont les agissements relèvent davantage des pratiques mafieuses que du droit commun.
À titre d’exemple, chaque année, des milliers d'hommes, pères de famille en relation de couple, se font arrêter sans mandat sur la base de simples allégations et sans que la police n’ait l’initiative d’effectuer la moindre enquête pour évaluer la véracité de ces affirmations. J'ai été personnellement victime de semblables malversations que je n’aurais jamais crues possible dans une société qui respecte la primauté du droit. Les ripoux sont venus m'arrêter en pleine nuit, dans mon sommeil, sans mandat après que la mère de mes enfants eût quitté le domicile familial sans aviser personne pour aller se faire ramoner la cheminé par un amant de passage qui lui avait infligé une sucette dans le cou. Embarrassé par la trace compromettante qui allait révéler sa tricherie adultère, cette dernière, avant de regagner le domicile familial a fait appel aux services de police en se plaignant de « violence conjugale »…
samedi 9 mai 2009
Tout va très bien, Madame la Marquise
Source : http://www.ledevoir.com/2009/05/07/249267.html
Tout va très bien, Madame la Marquise
Depuis quelque temps, les médias semblent être un peu moins complaisants à son égard. Cependant, la culture de corruption dépasse largement le cercle des amis du pouvoir et s’étend à bien d’autres sphères d’activité tels la justice et son bras armé, la police. Pour illustrer mon propos, je m’attarderai au traitement réservé par la juge Sophie Bourque aux membres notoires de gang de rue, meurtriers présumés du jeune Raymond Ellis, relâchés dans la nature parce que la police et la couronne ont magouillé dans le dos de la cour. Dans cette affaire, il y a quand même eu mort d’homme, il ne faut pas l’oublier.
Cette justice bien particulière n’a rien d’unique. Contrairement aux enseignements de la doctrine et des lois judiciaires, cette même juge, dans un autre procès devant juge et jury, entérine le verdict, mais sans le répéter alors que ce verdict, le moment le plus crucial du procès est… inaudible sur les enregistrements de la cour !
Ne me croyez surtout pas mais de grâce, vérifiez par vous-même
Et ce n’est que la pointe de l’iceberg…
Un grand ménage s’impose et le plus tôt sera le mieux. Nos prisons en constante situation de surpopulation regorgent de pères de familles innocents sous tout rapport. Il faudrait les libérer pour faire de la place pour ces politiciens véreux, ces juges prévaricateurs et cette police digne de la Gestapo.
mercredi 6 mai 2009
Le guichet unique du divorce
Le guichet unique du divorce par Donna Laframboise
© Southam Inc., National Post,
Used with permission of the author
Source : http://www.ejfi.org/DV/dv-51.htm#divorce
Il y a deux ans, Terri a admis avoir à mauvais escient utilisé le réseau de refuges pour héberger les femmes en difficulté. Bien que son conjoint ne l’ait jamais violenté, elle a reconnu à l’occasion d’une conférence ayant pour thème l’incidence des fausses allégations en matière de droit familial à Winnipeg, avoir menti à elle-même et au personnel du refuge, parce qu’elle avait tout à y gagner et qu’une chose semblable était particulièrement facile dans le contexte actuel.
Terri raconte qu’en sept ans de vie commune, le problème de consommation d’alcool de son conjoint avait rendu sa relation particulièrement difficile, et admet avoir déjà quitté son conjoint. Sa mère, dit-elle, lui avait à ce moment conseillé d’aller se réfugier dans un centre de crise en pensant que le personnel sur place allait lui être d’un grand secours pour atteindre sa quête d’autonomie. Terri (qui a choisi l’anonymat pour éviter des ennuis supplémentaires à son ex conjoint), mentionne avoir communiqué par téléphone avec un refuge de Winnipeg et s’être fait répondre que seules les femmes violentées y étaient admises. « Je me suis rendu cogner à leur porte, j’ai pleuré et j’ai raconté que mon conjoint était violent. Mes enfants n’étaient pas présents à ce moment parce que je ne voulais pas qu’ils soient témoins de la méthode utilisée pour y être admise ».
Terri dit que l’intervenante a cru d’emblée son histoire sans poser la moindre question. Alors, après être retournée chercher ses fils, âgés de trois et six ans, elle est revenue au refuge pour se faire expliquer par le personnel comment procéder pour gagner au tribunal une cause de divorce.
Terri relate comment les résidentes se faisaient expliquer que « la première chose à faire était d’obtenir une ordonnance de non communication à l’encontre du conjoint. Nous devions rédiger une plainte écrite avant de se rendre chez un avocat ».
Dans le cas de Terri, le résultat fut consigné dans un affidavit de 10 pages n’alléguant pas que le conjoint était violent, mais plutôt qu’il présentait les caractéristiques communes aux alcooliques. « Plusieurs d’éléments mentionnés à son sujet dans ce document de cour concernaient son hygiène personnelle. Je me plaignais d’avoir de fréquentes infections urinaires parce qu’il ne se lavait jamais ». Sur la base de cet affidavit dit-elle, « J’ai obtenu l’ordonnance de non communication et sans plus tarder, la garde exclusive de mes enfants sans droit de visite pour mon ex mari ».
Par la suite, les véritables conséquences de son geste ont fait surface. « J’ai réalisé ce que je venais de faire. En un an, mes enfants n’ont pas revu leur père et en aucun temps n’ai-je crains pour ma sécurité ni celle de mes enfants, » raconte Terri, devenu thérapeute à l’âge de 36 ans. « Tout le processus était biaisé. J’avais le refuge et le mouvement des femmes de mon côté ».
Au cours des audiences de la commission parlementaire sur les modalités de garde et de droit d’accès plus tôt cette année, (le rapport final doit être déposé au début décembre), les porte-parole des refuges de femmes sont intervenues avec beaucoup de virulence. Leur propension à dépeindre tous les pères impliqués dans des conflits de garde comme des abuseurs et les mères comme des victimes éplorées n’a pas surpris grand monde dans la communauté des avocats et des groupes communautaires préoccupés par le rôle prépondérant occupé par les refuges dans les histoires de divorce. En plus de fournir l’encadrement moral aux femmes qui viennent cogner à leur porte, les refuges rédigent également des lettres de soutien qui deviennent des instruments hautement préjudiciables aux conjoints dans leurs dossiers juridiques — et ce malgré le fait que le personnel en question ne rencontre jamais l’individu concerné, n’entend qu’une seule version de l’histoire et ne connaît la femme que depuis une brève période dans des conditions particulièrement artificielles.
Susan Baragar, qui exerce principalement sa profession d’avocate en droit familial à Winnipeg, se décrit comme une féministe mais reconnaît néanmoins que « c’est devenu ‘trop facile’ pour une femme d’obtenir ce type de lettres d’un refuge et qu’elles représentent une arme redoutable ».
Les juges sont « définitivement coincés » lorsqu’une femme séjourne dans un refuge et que les documents de cour présentent une lettre émanant du centre mentionnant que le père est dangereux, relate Mme Baragar. « Je veux dire, vous avez là un genre de 'professionnel' qui affirme que le père ne devrait pas voir ses enfants ».
Mme Baragar a elle-même fait bon usage de ces tactiques au bénéfice de ses clientes. Dans une affaire récente, elle relate la fois où elle représentait une femme qui « s’était présentée avec une lettre de deux-trois pages jointe à un affidavit et comment [le père] s’était vu refuser l’accès sur cette seule prémisse. Rien d’autre. Cela dépend du juge. Certains juges sont plus prudents que d’autres. Mais dans ce cas précis, le père s’était définitivement vu refuser l’accès ».
Mme Baragar raconte que l’avocat de la partie adverse « a eu beau argumenter qu’il ne pouvait s’agir d’un point de vue impartial, que les deux parties en cause n’avaient pas été interrogées, il n’y avait rien à faire ».
Et, comme le parent qui se voit confier la garde en premier est à peu près certain de la conserver par la suite, (les autorités sont réticentes à perturber de nouveau la vie de jeunes enfants), les relations pères-enfants sont souvent irrémédiablement compromises sur la seule base d’un ouï-dire provenant du personnel d’un refuge.
En 1995, une intervenante travaillant dans un refuge de Winnipeg a rédigé une lettre de deux pages en faveur d’une résidente. La travailleuse avait, dès leur première rencontre, été capable d’affirmer que la femme « avait été victime d’abus dans sa jeunesse et dans sa vie d’adulte par la suite ». Mentionnant espérer que « la cour tienne compte de sa lettre de support, » la travailleuse précisait que la femme était une personne « intelligente, profonde et sincère ».
Mais en 1997, après avoir entendu les arguments développés par la conjointe et les services sociaux et familiaux de Winnipeg, un juge en est arrivé à une toute autre conclusion. Dès la jeune vingtaine, la femme avait déjà effectué sept plaintes d’abus sexuels impliquant onze personnes différentes. (La seule plainte digne d’intérêt s’était soldée par un verdict d’acquittement.) « À un moment ou à un autre, » écrivait le juge, la femme avait « accusé son père, son frère et sa sœur de l’avoir abusé sexuellement ». Du point de vue du juge, sa crédibilité était minée par le fait que « malgré toutes ces allégations, elle n’avait aucune hésitation à vivre avec son père et sa sœur et à confier ses propres enfants à son père ». Éventuellement, cette femme a abandonné sa lutte en vue d’obtenir la garde et les enfants furent placés sous l’autorité de la grand-mère.
À Burlington, en Ontario, en 1995, l’intervenante d’un refuge rédigea une lettre en faveur d’une cliente au sujet de sa relation avec ses enfants, une petite fille de deux ans et un garçon de douze ans. Même si les enfants ne l’avaient rejointe au centre que depuis huit jours, l’employée n’a eu aucune hésitation à déclarer qu’elle était une « mère dévouée et affectueuse » et exprimait sa « profonde conviction » que la garde des enfants devait être attribuée à elle plutôt qu’au conjoint qu’elle venait de quitter.
Or, dans cette affaire, il s’est avéré que le dossier de cette mère n’avait rien de reluisant. Quatre années auparavant, la société de l’aide à l’enfance avait persuadé le tribunal qu’elle constituait un réel danger pour son fils et sa fille aînée, alors âgée de douze ans, qui ne l’avait pas suivi au refuge.
Après avoir supervisé la situation pendant trois mois, un travailleur de la Société de l’Aide à l’Enfance a mentionné au tribunal que les deux enfants « admettaient craindre leur mère la plupart du temps ». À une occasion, elle aurait menacé le conjoint avec un couteau en plus de menacer de s’enlever la vie. À un autre moment, elle aurait « ouvert la porte de l’auto qui filait sur l’autoroute en menaçant de sauter ». Le travailleur fit remarquer qu’à « chacune de ces occasions, les enfants étaient présents ». Malgré tout cela, le tribunal a quand même accordé la garde des enfants à la femme.
Dans un autre refuge situé à Orillia, Ontario, une travailleuse a rédigé en 1994 une lettre relative à l’attribution de la garde de deux garçons, âgée respectivement de deux et trois ans. Nonobstant le fait que la cause n’avait jamais été entendue devant les tribunaux, cette travailleuse affirmait que la mère « avait été agressée physiquement » par son conjoint avant de venir se refugier dans leur maison. Le simple fait d’être venu demander assistance auprès de leurs services constituait une preuve qu’elle était « un parent dévoué et consciencieux ». La lettre concluait avec l’affirmation que « cela occasionnerait un grand préjudice » aux enfants si la garde n’était pas dévolue à la mère. Grâce à cette lettre, la garde a effectivement été confiée à la mère.
En 1997, l’intervenante d’un refuge situé à Toronto a rédigé une lettre en faveur d’une femme hébergée depuis six semaines. Elle y affirmait résolument que la femme avait été abusée « physiquement et émotionnellement » par le conjoint qu’elle quittait et qu’en plus, « ses enfants étaient toute sa vie, » ce qui motivait tous les recours pour obtenir la garde de ses enfants. Cependant, dans un rapport daté d’une semaine avant la rédaction de cette lettre émanant du refuge, le psychologue qui avait rencontré la femme lors de son séjour avait noté que « jamais, elle n’avait été frappée physiquement » par le conjoint. La garde intérimaire a néanmoins été accordée à la mère.
Mme Baragar a déjà réussi à faire retirer du dossier de la cour certaines lettres émanant des centres de crise lorsque l’on tenta de les utiliser contre ses clients. « Techniquement, la règle de base est que vous n’êtes pas censé joindre aucun élément supplémentaire à l’affidavit de quelqu’un d’autre, » dit-elle. « Lorsque j’aperçois ce genre de lettre, je sors de mes gonds et j’insiste pour qu’elles soient produites dans un affidavit séparé et assermenté — ce qui me confère le droit de questionner l’auteur de la déclaration [Les travailleuses sociales], ce qui est suffisant pour les faire fuir. Elles n’aiment pas se compromettre au moyen d’affidavit ». De nombreux avocats dit-elle ne sont pas familiers avec ces tactiques.
Mary McManus, une avocate de Victoria, B.C., partage les préoccupations de Mme Baragar. Bien que partageant l’opinion que les « refuges sont très importants et jouent un rôle utile, » elle croit que les intervenantes devraient être prudentes lorsqu’elles expriment des opinions personnelles au sujet de situations dont elles n’ont qu’une connaissance fragmentaire.
« Les intervenantes dans les refuges proviennent de milieux divers en terme d”expérience et d’éducation. Ce qu’elles racontent peut bien être pertinent, mais peut tout autant ne pas l’être ».
Mme McManus concède que le tribunal « tend à accorder une place prépondérante au simple fait que la femme se soit rendue dans un refuge. J’ai une grande expérience des enquêtes sur caution lorsque des hommes sont accusés de maltraitance à l’égard de leurs conjointes. Le simple fait que la conjointe réside dans un refuge suffit à démontrer qu’il y a eu abus ».
Greta Smith, la directrice exécutrice de la Société des maisons de transition de la région du Yukon/Colombie-Britannique mentionne que son organisation n’a pas de politique établie au sujet des lettres favorable à ses clientes. Bien qu’elle admette qu’il soit « possible que certaines maisons de transition puissent rédiger des lettres d’appui, » l’idée la rend inconfortable.
«J’imagine qu’il me faudrait voir ces lettres. Je suis désolée, j’ai de la misère avec cela. Le fait que certaines personnes puissent rédiger des lettres sans avoir de sérieuses et valides raisons de le faire. Sans voir la lettre et sans connaître les circonstances, cela me serait difficile de m’étendre sur le sujet ».
Lorsqu’on lui pose la question s’il est possible que certaines femmes se présentent au refuge avec un plan stratégique en vue d’un procès, Mme Smith répond: « Tout est possible en ce bas monde, mais je ne crois pas que cela se produise ».
Louise Malenfant, une activiste communautaire à Winnipeg, surnomme les refuges « le guichet unique du divorce pour les femmes, » et semble préoccupée par la politique officielle de « ne pas poser de question ». Elle prétend qu’en plus d’aider les femmes qui font de fausses allégations de violence domestique, les refuges de sa ville ont participé à la fabrication de fausses accusations d’inceste.
Durant les quatre dernières années, Mme Malenfant a représenté quelques 62 individus qui prétendent avoir été faussement accusés d’attouchements sexuels durant les procédures de divorce. Dans un tiers de ces situations dit-elle, il y avait un refuge d’impliqué.
En 1996, durant les audiences publiques concernant la loi sur la famille et les services sociaux du Manitoba, Mme Malenfant a soutenu que les enfants étaient emmenés dans un local à l’écart de leurs mères, pour y être soumis à un programme de sensibilisation aux abus sexuels et questionnés de manière inappropriée par le personnel du centre.
« Si vous exposez de jeunes enfants à du matériel sexuellement explicite et les questionnez sans relâche pendant une semaine ou deux, l’enfant va finir par répéter la leçon qu’il a apprise, » affirme Mme Malenfant au National Post.
Elle soutient que même les mères qui n’auraient pas d’elles-mêmes accusé leurs conjoints d’inceste se sentaient obligé de prendre la situation très au sérieux lorsque les accusations survenaient à l’occasion d’un séjour au refuge. Mme Malenfant a fait une demande publique d’enquête au sujet des centres de refuge et a rédigé des lettres aux représentants du gouvernement dénonçant ce qui s’y trame. Le résultat, cet élément particulier semble avoir disparu. « C’est comme si quelqu’un avait balayé le problème sous le tapis, » raconte Mme Malenfant. « Je n’ai pas vu d’autre cas émanant d’un centre de crise depuis un an. Je ne sais pas ce que [le gouvernement] a fait; tout ce que je sais, c’est que la situation a cessé ».
« C’est extrêmement préoccupant, » raconte Mme Baragar au sujet du rôle joué par les centres de crise dans les situations de divorce et de garde. « D’un point de vue personnel, je m’emporte parce que je crois qu’il existe des situations particulières d’abus et je constate au tribunal comment ces cas sont traités plus légèrement en raison du mensonge omniprésent » qui y prévaut.
Au cours de la dernière année. Mme Baragar rapporte avoir vu un sens croissant de cynisme sur le banc.
« Les juges sont plus enclins à croire qu’il ne s’agit-là que de mensonges. Vous savez, nous en sommes rendus au point où tous les affidavits déposés mentionnaient une situation d’abus. Page après page, il ne s’agissait que d’abus et les affiants étaient disposés à se rendre au centre de crise à ce sujet.
Je veux dire, tout n’est pas de l’abus. Ce n’est pas parce qu’il ne s’agissait pas d’une lune de miel qu’il faut qualifier la situation d’abusive ».
lundi 27 avril 2009
Justice, made in Canada
Après s'être docilement rangé dans le camp du criminel de guerre, Georges W. Bush, voilà que le gouvernement Harper n'est même pas disposé à respecter la signature et l'engagement de ses prédécesseurs auprès de la communauté internationale. Je laisse au lecteur le soin de s'imaginer un peu le sort réservé à ces mêmes droits, garantis par la Charte, dans les tribunaux internes à l'abri des regards indiscrets et présidés par des amis intimes du pouvoir.
D'autant plus que ces juges, loin d'exercer leur pouvoir discrétionnaire en toute impartialité, doivent rendre leur décision en conformité avec une certaine idéologie tout en subissant par ailleurs d'énormes pressions de la part de divers groupes corporatifs qui demeurent les véritables maîtres des lieux. Sous cet éclairage, la décision récente de la cour fédérale à de quoi surprendre tant les ronds-de-cuir en toge de magistrats ne figurent souvent qu'au rang de simples marionnettes dans ce cirque qui prétend exercer jugement.
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Censure et répression
« La liberté que vous avez, c’est celle de vous lever le matin, de travailler comme employé de bureau et, avec ce maigre argent que vous avez gagné, de faire les magasins le samedi. Là, il y a toute liberté y compris pour acheter des cassettes pornos, des vibromasseurs. La liberté de la transgression sexuelle par contre est parfaitement autorisée en autant qu’elle débouche sur de la consommation et non pas sur la sexualité réelle parce que…
Essayez d’appliquer la liberté sexuelle dans le monde réel, en allant aborder une femme, en lui proposant une partouze à la sortie de la messe, vous allez voir que un peu ce qui vous arrive, vous vous retrouvez directement au tribunal et en prison ! »
Alain Soral
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mercredi 22 avril 2009
La fin de l'immunité parlementaire ?
Serait-ce le début de la fin de l'immunité accordée au ministère public et à ses substituts?
Dans la présente dépêche, nous sommes informés que la Cour Suprême des États-Unis aura bientôt à se pencher sur l'épineux problème de la responsabilité civile des procureurs de la couronne quand leur travail déficient aura autorisé la perpétration d'erreurs judiciaires délibérées. Car, à observer le travail effectué par certains de ces officiers de justice, il est raisonnable de se poser la question à savoir "qu'est-ce qui les motivent intrinsèquement : la quête de justice ou des galons en route vers le banc de magistrat avidement convoité ?"
Dans cette histoire, il a été démontré que les procureurs de la couronne avaient délibérément dissimulé de la preuve pointant vers un autre suspect en plus de livrer de faux témoignages devant la cour, contribuant à expédier deux êtres humains, innocents sous tous rapports selon les conclusions d'une enquête ultérieure, à croupir 25 ans sous les verrous. Ces gestes dérogatoires de nature à miner la confiance du public envers l'institution ne sauraient être tolérés dans une société élaborée sur le principe de la primauté du droit.
Les citoyens doivent être égaux devant la loi. L'exigence de probité devrait être la plus élevée de la part des auxiliaires de justice. L'immunité accordée à ces fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires ouvre toute grande la porte au trafic d'influence et à l'échange de verdict complaisant en retour d'enveloppes brunes de la bonne épaisseur.
samedi 18 avril 2009
La SPVM et la censure
À l’heure de la mondialisation et d’internet, nous croyons naïvement que l’information circule librement à l’abri des ciseaux de la censure. Sur ce blog, les internautes avertis ont déjà été témoins que Michaëlle Jean, représentante de
Cette pratique digne des régimes les plus autoritaires ne sont pas moins présentes au sein de nos sociétés « démocratiques » comme nous le démontre l’exemple suivant. La vidéo supprimée du site DailyMotion après 316 visites appartient éminemment au domaine public dans la mesure où elle fut déposée en « preuve » dans un dossier en droit criminel au sein d’un appareil de justice qui prétend être transparent. Étant donné que cette vidéo met en scène des policières de la ville de Montréal et qu’elle révèle un aspect des plus sombres de leur travail de ripoux, ces policières SD Christiane Malenfant du Centre Opérationnel Ouest où la scène a été filmée et qui dirige l’entrevu, « un enquêteur formé au niveau des entrevues suggestives » selon sa collègue,
Qu’est-ce que ces policières « FÉMINAZI » à l’œuvre au sein
mercredi 1 avril 2009
Scandale du siècle dans le monde judiciaire américain
Judges Accused of Jailing Kids for Cash
Dans ce vidéo (anglophone) en deux segments, nous apprenons comment deux juges de la cour de Pennsylvanie siégeant en matière juvénile ont conspiré année après année pour expédier des milliers de « délinquants juvéniles » derrière les barreaux dans une institution de détention privée tout en encaissant de volumineuses enveloppes brunes en retour d’ascenseur. Au terme d’une longue enquête menée de 2003 à 2008 conjointement par le fisc américain et le FBI, les juges Mark A. Ciavarella Jr 58 ans et Michael T. Conahan 56 ans siégeant dans le comté de Luzerne, PA ont plaidé coupable devant la cour fédérale de Scranton le 12 février 2009 à des accusations d’évasion fiscale et de fraude lourde totalisant 2,6M$ provenant du centre privé de détention juvénile entre 2003 et 2006, ce qui a provoqué une vague d’indignation au sein de la population. Ces dossiers s'additionnent à quelques 2400 autres mandarins de l'État, des juges, des policiers, des commissaires, pris en flagrant délit de tricher, une situation qui risque de s'agraver en raison de la crise financière.
Ces juges ont concocté un stratagème consistant à utiliser leur position de magistrats pour s’en mettre littéralement plein les poches. Ils commencèrent par forcer la fermeture du précédent centre public de détention juvénile en réduisant graduellement le nombre d’enfants acheminés vers le centre avant de lui couper tout simplement les fonds. Par la suite, le centre a été remplacé par une véritable mine d’or, soit un centre privé de détention construit par des individus gravitant autour de ces mêmes juges. Pour l’utilisation du centre, les juges ont de plus rédigé avec les autorités publiques une entente de service de 10 ans à hauteur de 58M$ par année. À l’époque, Conahan occupait le poste de juge en chef à la cour de droits communs, une position qui lui permettait de contrôler le budget alloué au district. Pour sa part, Ciavarella occupait un poste de juge au tribunal de la jeunesse du comté de Luzerne.
Les procureurs affirment en outre que ces juges ont tenté de dissimuler la provenance de leurs revenus illicites en fabriquant de faux documents et en effectuant des virements de fonds par le biais d'intermédiaires.
« Les défendeurs sont impliqués dans une fraude de plusieurs millions de dollars dans la construction, l'exploitation et l'expansion des centres privés de détention pour mineurs dans le comté de Luzerne » raconte le procureur US Martin Carlson.
De plus, les statistiques de l’État de Pennsylvanie relatives au taux d'incarcération des mineurs traduits devant le juge Ciavarella démontrent qu’elles ont bondi dès l’ouverture du centre privé de détention pour mineurs.
« Selon les informations disponibles, les juges ont ordonné l’incarcération de mineurs dans ces centres de détention, établissements dans lesquels ils avaient un intérêt financier, et ce en dépit de l’avis contraire donné par les agents de probation pour mineurs confirmant que ces enfants ne devaient pas être détenus » précise Carlson.
Ciavarella nie avoir condamné des enfants pour de l'argent.
"Nous en sommes venus à une entente sur le plaidoyer, car jamais nous aurions admis que l’imposition des sentences aux délinquants juvéniles n’étaient pas conforme. Et c'est pourquoi, dans l’entente convenue, il n’y a rien à ce sujet » a dit Ciavarella. «Je n’ai pas plaidé coupable à quoi que ce soit par rapport aux échanges d’argent contre sentence des enfants, de détournements de fonds, extorsion et quiproquo, absolument pas."
Ces arrestations ont permis d’élucider un des mystères spécifiques au comté de Luzerne : pourquoi un si grand nombre de délinquants juvéniles étaient expédiés en détention après avoir été traduit à Wilkes-Barre devant le juge Ciavarella siégeant au tribunal de la jeunesse ?
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vendredi 27 mars 2009
Le « paradis des familles »
Si le Québec représente réellement le « paradis des familles », il va falloir que quelqu’un trouve une explication au phénomène des plus paradoxaux, soit celui du taux astronomique des divorces ! La situation est à ce point endémique que nous sommes en présence d’une véritable industrie où s’activent pas moins de 12 000 avocats qui s’acharnent à détruire les fondements même de la société, la famille. En ce qui concerne le paradis, il faudra sans doute déménager sous d’autres cieux… Et nos élus, dont plusieurs sont également membres du barreau, demeurent muets comme des carpes à ce sujet pour ne pas nuire à cette industrie en plein essor.
Pour ajouter l’injure à l’insulte, les dossiers familiaux dont le tribunal est saisi comportent souvent en parallèle des allégations de violence domestique fabriquées de toute pièce et inévitablement déposées par l’instigatrice de la séparation. Cette manœuvre assassine, encouragée par les avocats peu scrupuleux, permet à la partie accusatrice de se maintenir en haut du pavé tout le long du processus judiciaire. Dans le cheminement du dossier criminel, le père mis en accusation sur une seule parole sans la moindre preuve d’une quelconque implication dans une activité criminelle, sera privé de l’accès à ses enfants, de la jouissance de ses biens, d’une portion substantielle de ses revenus et à n’en point douter de l’accès à la justice véritable.
C’est ainsi qu’un nombre croissant de citoyens en sont réduits à vivre dans un état de servage permanent, un étau dans lequel le désordre de la cour les maintient. Lorsqu’un état accepte qu’une partie de sa population soit à ce point privée du respect le plus élémentaire, il est raisonnable de s’attendre à ce que certains de ces êtres ostracisés réagissent de la manière la plus irrationnelle, à l’image de la justice kafkaïenne qui leur est servi par nos tribunaux fantoches. Voilà sans doute la véritable cause des drames familiaux qui viennent de ponctuer l’actualité. Il ne suffit pas d’éteindre les feux, il faut avant tout arraisonner les pyromanes.
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samedi 14 mars 2009
Une magistrature intègre ?
Encore une fois, l'image d'intégrité de la magistrature en prend pour son rhume. "Presque la moitié des juges fédéraux ont donc récemment fait l'objet de plaintes" déplore Jean-Claude Leclerc dans un article publié récemment dans le Devoir. En réalité, le papier de Leclerc ne représente qu'un raccourci plagié d'une traduction maison de cet article cité dans son texte et publié sur le Globe and Mail quelques jours auparavant. Pour accéder à l'article du Devoir, il suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.
Mais la véritable question demeure : à quoi peut bien servir le Conseil de la Magistrature si la "plupart" (98.5%) des plaintes logées à l'égard des membres de cette corporation bénéficie de la complaisance de l'institution ?
Le pouvoir absolu corrompt absolument, voilà la seule conclusion à tirer de l'état actuel des lieux.

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dimanche 8 mars 2009
Des crimes occultes
Des crimes occultes
En guise de réponse à un article du Devoir publié sous la plume de Brian Myles et intitulé « Une gifle pour Harper » infligée par la cour fédérale en raison de la veulerie qu’il a affiché dans l’affaire Ronald Smith.
Les propos de M. Myles ont suscité maintes réactions dont certaines étonnent, tout particulièrement de la part de la gente féminine. Une certaine Lise Hébert se prononce sans ambigüité en faveur de la peine de mort. « Je suis d'accord avec le premier ministre M. Harper : qu'ils gardent Ronald Smith et qu'il soit exécuté s'ils en décident ainsi. »
En cette journée du 8 mars, il nous est permis de constater à travers cette autre réaction de Jose Elysee qu’il existe encore des femmes, et on les voudrait plus nombreuses, qui expriment la voix de la raison.
« La violence appelle la violence. La plus belle leçon de respect de la vie qui puisse être donnée à un meurtrier ne peut l'être que par un État qui respecte lui-même la vie.
Les statistiques montrent incontestablement que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif sur les criminels.
Et si sur 1000 criminels qui méritent la peine de mort, il n'y avait qu'un seul innocent accusé injustement, je serai encore contre la peine de mort.
C'est un acte barbare et moyenâgeux indigne d'un pays civilisé.
Refuser d'intervenir en faveur de ce meurtrier et de défendre les valeurs de notre constitution, n'est-ce pas un acte de non assistance à personne en danger?
Le mandat d'arrêt de la cour pénale internationale contre le Président du Soudan devrait être considéré comme un sérieux avertissement à tout chef de gouvernement qui au nom du mandat qui lui est confié par la nation se croit investi du droit de vie et de mort sur ses concitoyens. »
À ce propos, dans la tradition judéo-chrétienne, la consigne a le mérite d’être limpide : « Tu ne tueras point ! »
Voilà ce que nous enseignent les Saintes Évangiles.
S’aventurer hors de cette voie ouvre toute grande la porte vers les dérives les plus perverses.
Observez nos encombrants voisins du sud. La multitude d’exactions reprochées au régime de G. W. Bush n'est pas sans rappeler de triste mémoire les atrocités commises durant la seconde grande guerre. Des arrestations sans mandats, des détentions arbitraires sans divulgation de preuves, des centres de détentions secrets disséminés un peu partout dans le monde où la torture est pratiquée en sous-traitance, des tribunaux d'exceptions, voilà le bien lourd héritage légué au clan Obama et auquel a tacitement souscrit le gouvernement Harper.
Qui ne dit mot consent…
Après avoir littéralement volé les élections à pas moins de deux reprises, le clan Bush a profité des tragiques événements du 11 septembre pour fouler du pied les droits réputés fondamentaux, garantis dans la constitution américaine. Son administration a eu l’audace de nier aux détenus dans ces camps de concentration le recours en Habeas Corpus. Dans le processus, les proches du pouvoir en ont profité pour s’enrichir honteusement (Voir Halliburton, Cargyle, sur Google).
Aujourd’hui, sous le nouveau régime, le dossier d’Omar Khadr ressuscite l’épineux problème des enfants soldats qui revient hanter la chambre des communes. Puis il y cette fichu d’ordonnance enjoignant Harper de se conformer à la constitution canadienne qui interdit la peine de mort. Autre tache dans le dossier des droits de l’homme, le Canada refuse toujours d’entériner la convention de l’ONU concernant les premières nations. Le scandale des pensionnats autochtones, où se déroula le dernier génocide à survenir au Canada en raison du taux de mortalité avoisinant les 50 % dans certaines institutions, demeure un honteux souvenir qu’il vaut mieux ignorer.
Quant à son intégrité, le nombre de sceptiques augmente à chaque bourde pestilentielle que nos magistrats laissent choir dans le sillage de la machine judiciaire. L’arrêt des procédures décrété récemment par Sophie Bourque dans le procès pour meurtre de l’affaire Ellis, laissant filer dans la nature des membres notoires des gangs de rue, n’a certainement rien à offrir pour rassurer pour le public.
Dans le même registre, la moquerie d’enquête publique à Montréal-Nord confiée au juge Robert Sansfaçon, un triste sire qui possède la particularité d’avoir déjà été blâmé dans le passée par la cour suprême parce qu’il avait autorisé un délateur à se parjurer dans un procès pour meurtre, laisse le public averti un peu dubitatif à propos de l'intégrité du processus d'enquête.
En dernier lieu, demeure toujours les dossiers de crimes occultes que le ministère public préfère ignorer…
jeudi 5 mars 2009
Extraordinaire exercice de propagnande
Extraordinaire exercice de propagande !
Mars 2009, les Français découvrent qu’un enfant de cinq ans a poignardé sa sœur plus âgée sous le prétexte des jeux vidéo trop violents. Répétée inlassablement sur toutes les ondes, l’information n’a jamais été mise en doute. L’enfant était un garçon. C’était donc normal. Même à cinq ans, vous vous rendez compte, mon bon monsieur !? Les journalistes se sont gargarisés de la soi-disant violence innée masculine. Bizarrement, le lendemain, on apprenait que la mère était soupçonnée par la police.
La presse moins prompte à rétablir la vérité avait, tout à coup, d’autres chats à fouetter. « Le Parisien » du 5 mars précisait : Samia G., 36 ans, a été mise en examen hier soir par un juge d’instruction de Thionville (Moselle) pour « violences aggravées » et « manquement à ses obligations éducatives ». Elle a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet et n’a pas le droit de se rendre à Uckange. Cette mère de famille avait avoué, avant-hier, avoir porté elle-même un coup de couteau au thorax de sa fille, Khadija, 10 ans, et avoir persuadé son fils cadet, Mehdi, 5 ans et demi, de s’en accuser.
Commentaire : Patschef
Sans verser dans la facilité, nous sommes en présence ici d’un exemple supplémentaire de mère qui manipule son enfant pour le faire mentir aux autorités. En réalité, ce blog a été créé précisément pour dénoncer la fabrication d’une fausse déclaration obtenue par sa mère en manipulant un enfant de 8 ans dans le but cette fois d’incriminer son père. Lors de la perpétration du méfait, son auteur a bénéficié de la complicité de la police et de la complaisance de la cour dans un jugement tellement mal motivé selon Jean-Guy Boilard qu’il équivaut à un « déni de justice ».
En fait, qu’en est-il au juste des pouvoirs du juge ?
vendredi 30 janvier 2009
Idéologie et justice : une relation qui dérange
« La force sans la justice, c’est la tyrannie »
Blaise Pascal
La justice au service d’une idéologie
Dans le très médiatique procès ouvert en ce début d’année 2009 au palais de justice de Montréal, un procès en séparation de conjoints de faits impliquant un milliardaire connu de tous et l’insatiable « Lola » avec qui il a engendré 3 enfants, la question en litige concerne le différentiel entre les droits et privilèges associés à l’union libre par opposition à ceux régissant les couples mariés.
Dans l’exemple qui suit et qui date déjà de 4 ans, la très féministe Danièle Richer, conjointe de fait du juge en chef Michel Robert (Me Chanteur), est saisie d’une requête en partage du profit de la vente de la résidence familiale ordonnée de manière tout à fait illégale par le tribunal fantoche. Cette décision saugrenue fut prise au terme d’une séance où il fut clairement exposé comment la mère avait utilisé son enfant alors âgée de 8 ans pour la faire mentir aux autorités policières dans le but d’incriminer son père.
Lors du débat devant la juge Richer, Johanne Sarazin, la mère en question, à la barre et sous serment, ose prétendre que je n’avais jamais versé de pension alimentaire pour les enfants avant l’introduction du dossier à la cour. Je lui exhibe alors toute une série de chèques identifiés « pension alimentaire » et tous antérieurs au dépôt de la requête introductive d’instance en droit familial. Il s’agit non pas d’un mais de multiples parjures. Lors de la production du dernier chèque émis avant l’intervention de la cour, Mme Sarazin en rajoute en affirmant que le chèque en question avait été l’objet d’un arrêt de paiement alors que la pièce exhibée confirme que le chèque a bel et bien été déposé dans le compte de la bénéficiaire.
« Oui, mais la banque est revenue prélever le montant dans le compte! » de rétorquer Mme Sarazin en s’embourbant encore davantage dans ses mensonges. Sidérée devant l’énormité qu’elle vient d’entendre, la juge Richer demande ensuite à Mme Sarazin de lui fournir dans un délai d’une semaine les preuves de ses élucubrations, ce dont fait foi le procès-verbal de l’audience dont voici l’extrait pertinent : « La cause sera prise en délibérée lorsque le tribunal aura reçu les pièces à être produite par Madame Sarazin, notamment les bordereaux de dépôt de l’an 2001 et si possible la preuve d’un arrêt de paiement de chèque. » Et de conclure : « Les procureurs pourront faire parvenir leur plaidoyers sur ces documents au plus tard le vendredi 7 mai 2004 à midi. » Inutile de préciser que ces soi-disant preuves n'ont jamais été produites car elles sont inexistantes.
Voici maintenant la preuve tangible et irréfutable que la juge Richer s’est rendu complice d’une multitude d’actes criminels, soient autant de parjures exposés devant elle sans susciter la moindre réaction de sa part. Le jugement est daté du 6 mai 2004, soit le jour précédent la date imposée à Mme Sarazin pour fournir les preuves de ses mensonges. Dans ce dossier, la juge Richer s’est moquée éperdument des dispositions applicables du code civil et de la loi de l’impôt sur le revenu (LIR), notamment en ce qui a trait aux règles d’attribution lors du transfert d'un bien sans contrepartie entre personnes liées énoncées à l’art. 74.1 de cette même loi. La juge Richer a rendu son jugement tordu et parfaitement illégal avant la date butoir mentionnée sur le PV.
En procédant de la sorte, la juge Richer évite de sanctionner le parjure et autorise le transfert au bénéfice de la menteuse de la moitié du profit de la vente du domicile familial alors que la loi du patrimoine n’avait aucune incidence dans ce dossier, les partis en litige n’ayant jamais été mariés. Dans ces circonstances, vous comprendrez sans peine que le débat actuel entourant le procès de « Lola » et l’application de la loi du patrimoine dans les dossiers de conjoints de faits ne représente en réalité qu’un écran de fumée.
Maintenant, informé que nous sommes des liens unissant la juge Richer et Michel Robert, le juge en chef de la cour d’appel, la possibilité d’interjeter appel contre un tel jugement appartient au domaine académique. Et ce jugement illégal s’ajoute à la jurisprudence toute aussi illégale qui sert de justification par la suite pour motiver d’autres jugements rendus en flagrante contradiction avec les lois en vigueur dans cette province et ce pays.
Il faut croire que la sororité à préséance sur le droit. Lorsque la justice est ainsi assujettie à une idéologie, la démocratie est en péril car nous entrons de plain-pied dans le domaine peu fréquentable de la tyrannie.





