mardi 23 septembre 2014

Déconstruction d’un mensonge d’état



Analyse de la politique d’intervention en matière de violence conjugale

Déjà, dans l’introduction du texte de cette politique, nous sommes en présence d’un énorme mensonge avant même de terminer la lecture de la première phrase : «…la violence conjugale, à titre de violence exercée très majoritairement envers des femmes… » Or, toutes les études académiques rigoureuses en ce domaine menées les deux yeux ouverts nous affirment précisément le contraire, à commencer par celles menées par Denis Laroche de l’institut de statistique du Québec.

Dans cet article publié en 2009 dans le Quotidien de Chicoutimi, nous apprenons par exemple que « L'inexistence de la violence conjugale faite aux hommes est un mythe. En fait, la vérité a de quoi surprendre, voire choquer. Selon l'enquête psychosociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean réalisée en 2000 par la Direction de la santé publique, 5,4 pourcent des hommes ayant vécu avec une partenaire au cours des douze mois précédant la recherche auraient subi de la violence physique. Un taux dépassant largement les 2,4 pourcent de femmes qui auraient été victimes de ce genre de sévices, lors de cette même période. » Cette étude fut dissimulée du regard public durant toutes ces années car elle contredisait l’évangile féministe.

Pour sa part, Martin S. Fiebert du département de psychologie de l’université Long Beach en Californie a compilé 286 études démontrant hors de tout doute raisonnable que les femmes s’avèrent tout aussi agressives, sinon davantage que les hommes, dans leur relation de couple. Et dans l’actualité toute récente, nous avons par exemple le témoignage de Guy Nantel qui raconte l’horreur vécue entre les mains d’une femme violente. Nous avons également le cas peu ordinaire de Cristelle Giard qui a donné passablement de fil à retordre aux policiers qui l’ont interceptée alors qu’elle pétait les plombs avec son ex petit copain.

Nous voyons donc à partir de ces études et quelques exemples à quel point la prémisse de base ayant servie de prétexte à l’adoption de cette politique s’avère erronée.  Poursuivant la lecture, nous apprenons l’existence de ressources d'hébergement pour femmes violentées, un véritable réseau de maisons d'aide et d'hébergement constitué à travers tout le Québec, situation qui contraste radicalement avec l’absence totale de ressource destinée à venir en aide aux hommes victimes, illustrant clairement le caractère profondément sexiste et discriminatoire de cette politique, adopté sous le fallacieux prétexte de l’égalité. Pour comprendre le portrait d’ensemble, il suffit de suivre la piste de l’argent.

« En 1986, le ministère de la Justice et celui du Solliciteur général (ce dernier est ensuite devenu le ministère de la Sécurité publique) ont fait entrer en scène les secteurs policier, judiciaire et correctionnel en adoptant une politique conjointe d'intervention en matière de violence conjugale. En plus d'affirmer clairement le caractère criminel des actes de violence commis dans un contexte conjugal et de proposer la judiciarisation comme l'une des réponses au problème, cette Politique d'intervention en matière de violence conjugale visait à humaniser l'intervention judiciaire, notamment auprès des victimes, et à abaisser le seuil de la tolérance sociale face à la violence conjugale. »

Rappelons que le chiffre magique de 300 000 femmes battues chaque année au Québec nous était alors servi sur toutes les tribunes à répétition depuis 1980 lors des campagnes de propagande gouvernementale visant à justifier l’adoption de cette politique illégale sans la moindre discussion publique à ce propos. Les bureaucrates mentionnent l’entrée en scène des secteurs policier, judiciaire et correctionnel afin de judiciariser toutes les plaintes émanant des femmes, sans égard aux faits, comme l'une des réponses au problème de violence conjugale dans le but d’humaniser’ l’intervention judiciaire ! Que de sophismes ici !

À mots couverts, nous comprenons que cette politique s’avère contraignante à la fois pour la police, la couronne et la magistrature et qu’en définitive, sa mise en œuvre équivaut à corrompre définitivement l’administration de la justice qui en aucun temps ni en aucune circonstance ne devrait être assujettie à quelque politique gouvernementale que ce soit. En outre, les infractions criminelles que la ‘politique’ entend réprimer sont déjà couvertes par le code criminel canadien, le seul texte de loi ayant autorité en matière criminelle au Canada, démontrant encore une fois clairement l’illégalité de cette politique. Par la suite, il est question à 3 reprises de conjoints violents dans le même paragraphe, de politique d’aide aux femmes violentées et des organismes d’aide aux conjoints violents, alourdissant toujours davantage le caractère profondément sexiste de cette politique élaborée sur du pur mensonge.   

Examinons maintenant quelques principes directeurs guidant la mise en œuvre de la politique.

  • La société doit refuser toute forme de violence et la dénoncer.
Sauf bien entendu la violence conjugale perpétrée par les femmes puisque dans les prémisses, comme nous l’avons bien compris dans les prétentions de l’auteur, cette réalité n’existerait pas.

  • L'élimination de la violence conjugale repose d'abord sur des rapports d'égalité entre les sexes.
La mise en œuvre de cette politique vise en réalité à instaurer un rapport d’inégalité, un climat de terreur et de tyrannie au sein des couples dans la mesure où l’homme prend le chemin des cellules dès que la conjointe en manifeste le désir, sans autre forme de procès.

  • La sécurité et la protection des femmes victimes et des enfants ont priorité en matière d'intervention.
La sécurité et la protection des hommes victimes et de leurs enfants n’ont aucune importance à tel point qu’ils ne sont même pas dignes de mention.

Au niveau des axes d’intervention maintenant nous trouvons :

  • Promouvoir l'établissement de rapports égalitaires entre les hommes et les femmes et entre les garçons et les filles.
En réalité, cette politique assure l’établissement de rapports spécifiquement inégalitaires entre les hommes et les femmes puisqu’elle permet à la femme d’accuser son compagnon de vie d’actes criminels sur la base de ouï-dire en toute complicité avec la police, la couronne et les juges fripons, complices d’actes criminels.

  • Réduire la tolérance sociale face à la violence en général, et à la violence conjugale en particulier.
Dans les faits, la mise en œuvre de la politique accroît la tolérance sociale face à la violence conjugale perpétrée par les femmes en niant tout simplement son existence. À cet égard, il est facile de démontrer son caractère hypocrite dans la mesure où il existe un organisme public d’intervention en violence conjugale chez les couples de lesbiennes !

  • Responsabiliser les conjoints violents.
Comme de raison, il n’est jamais question de responsabiliser les conjointes violentes qui ne sont même pas digne de mention, démontrant une fois de plus le caractère profondément sexiste de cette politique illégale.

Sous le poste de dépistage, nous sommes entretenus une fois de plus de conjoints violents sans jamais invoquer l’existence de conjointes violentes.

  • Faire en sorte que le dépistage des victimes, des enfants et des conjoints violents devienne une responsabilité individuelle et collective.
En ce qui concerne la clientèle particulière, l’auteur récidive avec les conjoints violents sans jamais mentionner les conjointes violentes.

  • Assurer à l'ensemble de ces clientèles, qu'il s'agisse des femmes victimes, des enfants, des conjoints violents, des conjointes violentes ou des hommes violentés, une accessibilité aux mêmes services que ceux qui sont offerts à la population en général.
Ici, l’auteur mentionne les conjointes violentes et les hommes violentés sans doute pour de se donner bonne conscience, alors qu’en fait aucun service n’est accessible à cette clientèle malgré les vœux pieux exprimés à travers la politique.

  • Favoriser l'accès des personnes immigrantes et des Québécoises de communautés culturelles aux services.
Le termes personnes immigrantes est neutre contrairement à celui des Québécoises des communautés culturelles. Qu’en est-il des Québécois issus de ces communautés culturelles ?

Sous le poste d’intervention en matière de violence conjugale, on invoque l’intervention psychosociale auprès des femmes victimes, des enfants et des conjoints violents. Encore une fois, rien ne transparaît au sujet des conjointes violentes. Et cette phraséologie se répète à 3 reprises de paragraphe en paragraphe suivant sans la moindre retenue. 

Dans les domaines judiciaire et correctionnel, on découvre avec stupeur que « l'approche retenue favorise à la fois la tenacité (sic) et la souplesse dans l'intervention judiciaire et ce, dans la recherche de l'équilibre entre les exigences du système pénal et les besoins et les préoccupations des victimes. »

Que signifie exactement le terme tenace ? Selon le Petit Robert, il s’agit d’une personne qui tient avec opiniâtreté à ses opinions, à ses décisions, une personne têtue, obstinée, obtuse.  Est-ce bien ce type de personne que l’on veut en charge de l’administration de la justice ?  Dans la mesure où ces infractions sont déjà couvertes par les dispositions explicites du code criminel, il n’existe aucune justification rationnelle pour introduire ces notions étrangères dans le système de justice. Cette politique présuppose deux catégories de crime, ceux commis dans un contexte familial et les autres, une notion complètement absente du code criminel, le seul texte de loi autorisé en matière criminelle au Canada.

  • Encourager les victimes à demander l'aide des autorités judiciaires et réduire le taux d'abandon des poursuites criminelles.
En clair, encourager les menteuses à dénoncer le conjoint et judiciariser cette plainte à tout prix sans égard aux faits dans un système où sont à l’œuvre des personnes tenaces qui vont poursuivre les procédures en dépit des évidences et des faits.  

  • Faire cesser la violence et responsabiliser les agresseurs face à leurs comportements violents.
Étant donné que le terme agresseur n’a pas d’équivalent féminin, on pourrait penser que l’utilisation de ce terme respecte le principe de neutralité mais dans le contexte de cette politique sexiste et discriminatoire, il s’agit clairement de cibler les hommes, compte tenu des prémisses mensongères dénoncées au début de cette analyse.

  • Soutenir les policières et les policiers, de même que les substituts du procureur général, dans l'exercice de leur pouvoir discrétionnaire.
Ici, il s’agit de couvrir en toute collusion le popotin des policiers qui n’effectuent jamais d’enquête qui permettrait de débusquer les menteuses et des couronnes qui estampillent à l’aveugle les dossiers vides soumis par les policiers.

Les hommes sont aussi victimes de violence conjugale, que cette réalité plaise ou non aux intégristes féministes qui gaspillent les deniers publics à hauteur de millions chaque année afin de diffuser leurs mensonges nauséabonds sur la place publique avec la complicité des médias complaisants. Le temps est venu de sortir de cette culture du déni et reprendre contact avec la réalité. Le statut quo n’est pas une option. Stéphanie Vallée, l’actuelle ministre de la justice est informée de cette réalité et refuse d’agir. En terme de droit criminel, elle en est complice.  

Vouloir ensevelir ce lourd dossier en le détournant vers la commission des droits de la personne équivaut à refuser d’intervenir en dépit des dispositions explicites du mandat du protecteur du citoyen présentement saisi du dossier. En raison de la mise en œuvre de cette politique, le Québec figure parmi les nations du monde où le taux de suicide masculin s’inscrit parmi les plus élevés au monde, ce qui n’est certainement pas à notre honneur. Le temps est venu d’en finir avec cette hypocrisie institutionnelle qui a contribué à détruire quantité de familles et pousser au suicide des milliers d’hommes ciblés par cette politique digne d’un régime totalitaire où le mensonge est substitué à la règle de droit.

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2 commentaires:

Anonyme a dit...

Merci pour votre blog, très intéressant. Concernant M. Nantel, pas sûr qu'il s'agit de Guy Nantel cependant. L'homme s'appelle Guy, mais c'est Yves Nantel qui est du Service d'aide. Je crois...

Bisbille sang-un a dit...

@Anonyme

Merci du compliment de même que de l'observation relative à Guy 'Nantel'.

En raison de la mise en œuvre de cette infâme politique, il demeure impossible de vivre en couple dans cette province. En outre, cette même politique tourne en dérision l'administration de la justice sans que la situation n'inquiète l'actuelle ministre de la justice semble-t-il.

Je profite de l'occasion pour vous inviter à lire sa réponse lorsque je l'ai interpellé à ce propos l'an dernier plus avant sur le blog. Sa réponse alambiquée nous confirme publiquement que Stéphanie Vallée est complice des crimes commis quotidiennement par les auxiliaires de la justice à l’œuvre dans cet état voyou.

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001