Décidément, Réjean Tremblay, journaliste chevronné de la Presse, n'y va pas par quatre chemins pour fustiger les mauvaises actrices à l'œuvre dans la saga judiciaire imposée à Guy Lafleur. Est-ce à dire que le grand public commence enfin à se réveiller devant l'imposture quotidienne servie par les clowns facétieux drapés en toge de juge?
Ces arrogants magistrats, tous membres de la secte du Barreau qui regroupe et honore de suspects personnages, sèment le chaos dans la société en rendant des décisions qui frisent parfois l’imbécillité sans jamais encourir de conséquences pour leurs délits. Ces décisions absurdes deviennent subséquemment de la jurisprudence qui contribue à détériorer encore davantage la scène judiciaire. Parmi mes têtes de turc préférées figure en bonne place la juge Sophie Bourque qui n’en fini plus de commettre des impairs. Les observateurs attentifs de la scène judiciaire se souviennent de l’affaire Raymond Ellis dans laquelle il y a eu mort d’homme tandis que les présumés meurtriers, tous membres notoires des gangs de rues, ont été relâché dans la nature suite à la décision saugrenue de la juge Bourque
de mettre un terme au procès parce que le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, lui avait menti au sujet de la preuve exhibée pour incriminer les accusés. Les curieux pourront lire ici un excellent résumé de la situation Affaire Raymond Ellis : Quand couronne et police ne font qu'un. Contrairement à M. Lafleur, nulle part, il ne fut question de traduire en justice ce petit procureur véreux aux mœurs douteuses malgré la gravité de la situation. Cette même juge Bourque a également mis fin aux procédures dans le dossier du meurtrier Marcel Talon parce que « l’État doit respecter sa parole » et ce en dépit du fait que Talon avait avoué 2 meurtres…
Cette liste des impairs attribuables à cette juge « féministe » n’a rien d’exhaustif. Pour clore ce sujet, même le dernier quidam qui n’a jamais mis les pieds dans une salle de cour sait que le verdict représente le moment crucial de tout procès, tout particulièrement lorsque la décision est rendue par un jury de citoyens. Or, lors de ce curieux procès présidé par Sophie Bourque, le public médusé constate que le verdict en question (à la minute 3.02 sur l’enregistrement) est… inaudible ??? De plus, contrairement à ce qu’enseignent la doctrine et la jurisprudence, la juge Bourque omet de répéter ce verdict, se contentant de l’entériner. Sachant que cette juge a passé 12 ans de sa vie à enseigner le droit à l’école du Barreau du Québec, cette grossière bourde ne peut avoir été commise par inadvertance.
La mode actuelle au sein de l’appareil gouvernemental consiste à lancer des commissions d’enquête à propos de tout et de rien. La justice étant le pivot central d’une société élaborée sur des principes de droit, le temps presse de mettre sur pied une véritable commission d’enquête sur l’administration de la justice au Québec. À défaut, le désordre procédural risque fort de s’installer en permanence avec les conséquences que l’on devine des plus néfastes pour l’ensemble de la collectivité.
Tel est du moins la position affichée par le PM Charest, à la tête du gouvernement le plus corrompu de mémoire de Québécois. Il y a des odeurs de fumier dans l’air. Car non seulement, cet imbécile heureux nous prend pour des valises en nous mentant en pleine face tout en arborant un sourire narquois, mais encore a-t-il le culot de s’acharner contre ceux qui osent remettre en doute son intégrité. Souvenons nous du travail d’enquête effectué en 2006 par Patrick Bourgeois et dont les journalistes du journal de Sherbrooke Pascal Morin et Alain Bérubé avaient fait écho, ce qui leur valu rien de moins qu’un congédiement simplement parce qu’ils avaient laissé planer la possibilité que Charest aurait bénéficié d’un « pont d’or » pour venir effectuer ses magouilles au Québec tout en vivant largement au dessus de ses moyens « officiels ». Faut dire qu’à l’école de Brian Mulroney, il avait eu un mentor de toute première classe. Par la suite, Charest avait été obligé d’admettre avoir touché 750 000$ en franchise d’impôt sur une période de 10 ans provenant d’un fond secret du PLQ, ce qui ne l’a même pas empêché de se faire réélire… Depuis quelque temps, les médias semblent être un peu moins complaisants à son égard. Cependant, la culture de corruption dépasse largement le cercle des amis du pouvoir et s’étend à bien d’autres sphères d’activité tels la justice et son bras armé, la police. Pour illustrer mon propos, je m’attarderai au traitement réservé par la juge Sophie Bourque aux membres notoires de gang de rue, meurtriers présumés du jeune Raymond Ellis, relâchés dans la nature parce que la police et la couronne ont magouillé dans le dos de la cour. Dans cette affaire, il y a quand même eu mort d’homme, il ne faut pas l’oublier.
Cette justice bien particulière n’a rien d’unique. Contrairement aux enseignements de la doctrine et des lois judiciaires, cette même juge, dans un autre procès devant juge et jury, entérine le verdict, mais sans le répéter alors que ce verdict, le moment le plus crucial du procès est… inaudible sur les enregistrements de la cour ! Ne me croyez surtout pas mais de grâce, vérifiez par vous-même
Et ce n’est que la pointe de l’iceberg…
Un grand ménage s’impose et le plus tôt sera le mieux. Nos prisons en constante situation de surpopulation regorgent de pères de familles innocents sous tout rapport. Il faudrait les libérer pour faire de la place pour ces politiciens véreux, ces juges prévaricateurs et cette police digne de la Gestapo.
En guise de réponse à un article du Devoir publié sous la plume de Brian Myles et intitulé « Une gifle pour Harper » infligée par la cour fédérale en raison de la veulerie qu’il a affiché dans l’affaire Ronald Smith.
Les propos de M. Myles ont suscité maintes réactions dont certaines étonnent, tout particulièrement de la part de la gente féminine. Une certaine Lise Hébert se prononce sans ambigüité en faveur de la peine de mort. « Je suis d'accord avec le premier ministre M. Harper : qu'ils gardent Ronald Smith et qu'il soit exécuté s'ils en décident ainsi. »
En cette journée du 8 mars, il nous est permis de constater à travers cette autre réaction de Jose Elysee qu’il existe encore des femmes, et on les voudrait plus nombreuses, qui expriment la voix de la raison.
« La violence appelle la violence. La plus belle leçon de respect de la vie qui puisse être donnée à un meurtrier ne peut l'être que par un État qui respecte lui-même la vie.
Les statistiques montrent incontestablement que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif sur les criminels.
Et si sur 1000 criminels qui méritent la peine de mort, il n'y avait qu'un seul innocent accusé injustement, je serai encore contre la peine de mort.
C'est un acte barbare et moyenâgeux indigne d'un pays civilisé.
Refuser d'intervenir en faveur de ce meurtrier et de défendre les valeurs de notre constitution, n'est-ce pas un acte de non assistance à personne en danger?
Le mandat d'arrêt de la cour pénale internationale contre le Président du Soudan devrait être considéré comme un sérieux avertissement à tout chef de gouvernement qui au nom du mandat qui lui est confié par la nation se croit investi du droit de vie et de mort sur ses concitoyens. »
À ce propos, dans la tradition judéo-chrétienne, la consigne a le mérite d’être limpide : « Tu ne tueras point ! »
Voilà ce que nous enseignent les Saintes Évangiles.
S’aventurer hors de cette voie ouvre toute grande la porte vers les dérives les plus perverses.
Observez nos encombrants voisins du sud. La multitude d’exactions reprochées au régime de G. W. Bush n'est pas sans rappeler de triste mémoire les atrocités commises durant la seconde grande guerre. Des arrestations sans mandats, des détentions arbitraires sans divulgation de preuves, des centres de détentions secrets disséminés un peu partout dans le monde où la torture est pratiquée en sous-traitance, des tribunaux d'exceptions, voilà le bien lourd héritage légué au clan Obama et auquel a tacitement souscrit le gouvernement Harper.
Qui ne dit mot consent…
Après avoir littéralement volé les élections à pas moins de deux reprises, le clan Bush a profité des tragiques événements du 11 septembre pour fouler du pied les droits réputés fondamentaux, garantis dans la constitution américaine. Son administration a eu l’audace de nier aux détenus dans ces camps de concentration le recours en Habeas Corpus. Dans le processus, les proches du pouvoir en ont profité pour s’enrichir honteusement (Voir Halliburton, Cargyle, sur Google).
Aujourd’hui, sous le nouveau régime, le dossier d’Omar Khadr ressuscite l’épineux problème des enfants soldats qui revient hanter la chambre des communes. Puis il y cette fichu d’ordonnance enjoignant Harper de se conformer à la constitution canadienne qui interdit la peine de mort. Autre tache dans le dossier des droits de l’homme, le Canada refuse toujours d’entériner la convention de l’ONU concernant les premières nations. Le scandale des pensionnats autochtones, où se déroula le dernier génocide à survenir au Canada en raison du taux de mortalité avoisinant les 50 %dans certaines institutions, demeure un honteux souvenir qu’il vaut mieux ignorer.
Quant à son intégrité, le nombre de sceptiques augmente à chaque bourde pestilentielle que nos magistrats laissent choir dans le sillage de la machine judiciaire. L’arrêt des procédures décrété récemment par Sophie Bourque dans le procès pour meurtre de l’affaire Ellis, laissant filer dans la nature des membres notoires des gangs de rue, n’a certainement rien à offrir pour rassurer pour le public.
Dans le même registre, la moquerie d’enquête publique à Montréal-Nord confiée au juge Robert Sansfaçon, un triste sire qui possède la particularité d’avoir déjà été blâmé dans le passée par la cour suprême parce qu’il avait autorisé un délateur à se parjurer dans un procès pour meurtre, laisse le public averti un peu dubitatif à propos de l'intégrité du processus d'enquête.
En dernier lieu, demeure toujours les dossiers de crimes occultes que le ministère public préfère ignorer…