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jeudi 1 août 2013

Verdict incriminant pour Washington


De toute évidence, la condamnation de Bradley Manning nous confirme que le gouvernement US est illégitime. Le ‘procès’ de Manning fut l’équivalent du ‘procès’ de Nikolaï Boukharine sous le régime dictatorial de Joseph Staline. Ce procès ne s’est pas déroulé devant une vraie cour et sans la présence d’un véritable jury. Lors de l’audience, l’officier militaire qui présidait à titre de juge était tout sauf impartial. Manning fut condamné alors qu’il n'a fait qu’obéir au code de conduite de l’armée américaine et respecté son serment d’office en reportant des crimes de guerres. Il n’existe aucune différence entre la condamnation de Manning et celle de Boukharine sous le chef d’espion capitaliste.

L’absurdité et l’injustice de ces deux condamnations nous racontent tout ce qu’il faut savoir au sujet des gouvernements qui ont instruit ces moqueries de justice. Ces gouvernements sont tyranniques. Imaginez, le gouvernement US accuse Manning de collaborer avec l’ennemi pendant que ce même gouvernement soutient les supporteurs de Al-Quaïda qui cherchent à renverser le gouvernement Syrien.

Les Étatsuniens sont crédules. Ils n’ont pas compris que leur système de justice est corrompu. Les procureurs et les juges se fichent éperdument à savoir si le justiciable est coupable ou innocent. Pour eux, seul leur cheminement de carrière importe. Plus un procureur expédie de justiciables en prison, et plus il progresse dans son cheminement de carrière. Plus un juge est disposé à contourner les dispositions des lois, selon les directives émanant de la politique, et plus les chances s’améliorent de gravir rapidement les échelons au sein de l’appareil de justice. Le système de justice américain se trouve être dans un piteux état. La volonté de corrompre l’interprétation de la loi représente désormais la plus haute qualité recherchée chez les aspirants aux postes de procureur ou de juge.

Si Manning avait été traduit dans une véritable cour de justice, les chances sont grandes que le jury se serait donné la peine d’évaluer et de soupeser l’ensemble de la preuve. Est-ce que Manning a agi dans l’intérêt public ou était-il motivé par une intention malveillante ? Évidemment, ces éléments ne furent jamais abordés lors du procès. De nos jours, lors des procès instruits devant la justice américaine, les preuves disculpatoires sont exclues des salles d’audiences.

Si un indigent vole une baguette de pain, le gouvernement peut triturer les faits au point d’exposer ce délit comme un acte de sabotage terroriste. Voilà à peu près le traitement que le gouvernement américain a réservé au soldat Bradley Manning.

Paul Craig Roberts

Notes personnelles : Les remarques de l'auteur au sujet du système de justice de nos encombrants voisins du sud s'appliquent tout à fait intégralement au système Québécois. Il suffit de remplacer le nom de Nikolaï Boukarine par celui de Daniel Bédard et d'ajuster les détails secondaires, le mode opératoire du tribunal étant calqué l'un sur l'autre. Et la juge France Charbonneau s'est copieusement salie les mains dans ce dossier impliquant - comme le hasard fait bien les choses dans le cadre d'une commission d'enquête éponyme -  l'ordre des ingénieurs du Québec.

Url court de cette page : http://past.is/Qy1n 


samedi 6 juillet 2013

Le jupon de Pauline



 
SAINT-IRÉNÉE

PAULINE MAROIS, AGENTE OFFICIEUSE DE PAUL DESMARAIS

Mme Pauline Marois était dans sa circonscription de Charlevoix le 15 juin dernier pour l’inauguration d’une nouvelle résidence pour étudiants au Domaine Forget, camp musical de grand luxe situé à Saint-Irénée. De grand luxe, qu’on en juge : 4,8 millions de dollars, dont 2 millions venaient de Québec, ont été investis dans un immeuble abritant 30 chambres seulement, ce qui revient à 160 mille dollars la chambre, le prix d’un condominium. Le Domaine Forget étant ouvert environ six mois par année, ça nous donne une idée de l’ampleur de cette dépense, au moment où on veut couper dans l’aide sociale et les garderies.

Le Domaine Forget est un lieu fréquenté par la haute bourgeoisie charlevoisienne, Paul Desmarais et sa femme en sont des mécènes. Le nouveau pavillon a été baptisé PAVILLON PAUL LAFLEUR, du nom de l’ancien président de la firme d’ingénierie BPR, et ancien pdg du Domaine Forget, un homme impliqué jusqu’au robinet dans le scandale des compteurs d’eau et dans de multiples activités de corruption au Québec. Monsieur Lafleur, qui a été remplacé à la tête de BPR, par Pierre Lavallée qui a déclaré à la Commission Charbonneau que « les activités de BPR étaient honteuses. » Paul Lafleur a moussé la construction à Saint-Irénée d’une usine de filtration de l’eau potable de 2,8 millions de dollars, une usine cinq fois trop grosse pour les besoins de la municipalité, et inutile parce qu’il y avait de l’eau en quantité dans les puits de Saint-Irénée, mais dont il appert qu’elle sert finalement surtout aux besoins du Domaine Forget. Mme Marois, alors dans l’Opposition, avait porté le dossier auprès de la ministre libérale aux Affaires municipales Nathalie Normandeau, et c’est sans difficulté que les sommes furent décaissées dans cette circonscription dont le plus riche des habitants est le milliardaire Paul Desmarais, lequel est un proche de monsieur Lafleur.

C’est curieux, il y a eu un black-out sur cette information dans les médias. Ni les quotidiens de Gesca (La Presse, Le Soleil), ni Radio-Canada, commanditaire et diffuseur officiel du Domaine Forget, n’ont parlé de cette inauguration. Seul Le Charlevoisien, le journal local, a mentionné dans un entrefilet, dans sa dix-septième page, le baptême de ce nouveau pavillon. Le Domaine Forget a été si grassement subventionné pour ce projet qu’il dispose même d’un million de dollars de trop, qu’il va dépenser en travaux futurs…

Tout comme Jean Charest avant elle et Lucien Bouchard auparavant, Mme Marois est proche de la famille Desmarais. Elle est une grande amie d’Hélène Desmarais, épouse de Paul Desmarais Jr, l’actuel président de Power Corporation, et présidente du Conseil d’administration de HEC Montréal; alors qu’elle était aspirante chef du Parti Québécois, elle avait assisté à la remise de la médaille de l’Ordre du mérite de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal à Hélène Desmarais en compagnie d’une brochette d’invités triés sur le volet parmi lesquels on retrouvait le premier ministre Jean Charest et le président d’Hydro-Québec Thierry Vandal. Et comme une médaille ne vient jamais seule, Mme Marois, en tant que premier ministre, a décerné le 6 juin dernier la Médaille de l’Ordre du Québec à Mme Hélène Desmarais, « l’une des personnalités les plus influentes du milieu des affaires », lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’Assemblée Nationale. Mme Desmarais est assurément très influente dans le milieu des affaires, son mari dirige les destinées d’une foule d’entreprises au Québec et à l’étranger; ils doivent bien s’en parler un peu lors de leurs soupers en tête-à-tête.

Après Lucien Bouchard, après Jean Charest, Mme Pauline Marois a adopté l’agenda de Power Corporation qui organise chaque année à Montréal depuis dix-neuf ans le Forum international des Amériques voué à l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Parmi les sociétés dans lesquelles Power Corporation a des participations et qui dessinent ce nouvel ordre, on compte notamment GDF Suez, la pétrolière TOTAL, le quotidien LA PRESSE, qui est demeuré très discret sur la tenue de ces assises. Les centaines de participants triés sur le volet à ces travaux qui se sont tenus à l’Hôtel Bonaventure ont été chaleureusement accueillis par Mme Marois. C’est Power Corporation qui organise cette conférence des piliers de l’ordre mondial et qui fixe l’ordre du jour. Dans l’échelon des partenaires à ces assises, les gouvernements du Québec et du Canada arrivent au cinquième rang.

Mme Marois, on le voit, est une proche collaboratrice de Power Corporation et une amie de la famille. On se demande un peu d’ailleurs ici, dans Charlevoix, comment il se fait qu’elle soit députée de la circonscription, si ce n’est pour se rapprocher du véritable pouvoir financier qui siège à Sagard, au château des Desmarais, non loin d’ici. Après tout, elle n’a pas d’attaches ici, elle ne vient pas d’ici, et on ne la voit jamais ici. Elle demeure à Montréal dans le luxueux condo dont elle vient de faire l’acquisition avec son mari Claude Blanchet et, si elle s’est fait construire une propriété à Saint-Irénée, ses visites dans le coin demeurent fort discrètes.

Mme Marois et son mari sont riches, ce qui n’est pas un tort en soi. Dans son autobiographie écrite en 2008, Mme Marois écrit ceci : « Quelques mois après notre mariage, Claude (Blanchet) fut embauché chez Power Corporation (…) Cette compagnie venait d’acquérir Campeau Corporation et son propriétaire (Paul Desmarais) offrit à Claude de le représenter en tant qu’assistant du président, Robert Campeau, à Ottawa. (…). Je puis toutefois aller le rejoindre lorsque je reçus le mandat de travailler avec des groupes communautaires qui combattaient avec acharnement le grand projet de développement immobilier d’édifices administratifs du gouvernement fédéral mis en œuvre par le premier ministre P.E. Trudeau, Desmarais (sic), Campeau et mon mari, Claude, sans tenir compte des besoins et conditions de logements de la population. Nous nous sommes installés, Claude et moi, à Ottawa dans un logement meublé que nous louions de Campeau Corporation (Desmarais-Power Corp). C’était la première fois que nous avions de beaux meubles. »(…) « Je travaillais le jour pour aider les Québécois délogés et le soir je retournais à Ottawa rejoindre mon mari et ses riches associés discuter de leur œuvre à Hull (au Québec) dans les grands hôtels d’Ottawa. »

Mme Marois est une femme de théâtre, une comédienne. Elle a l’habitude de jouer sur deux tableaux à la fois. Elle arborait le carré rouge le printemps dernier mais ça ne l’a pas empêché d’indexer les droits de scolarité. Elle tapait sur des casseroles, mais fit taper sur des étudiants encore l’automne dernier. Elle se dit pour l’indépendance du Québec mais travaille contre l’unité des forces souverainistes. Elle est proche de BPR, une firme d’ingénierie impliqués dans les plus gros scandales de corruption de ces dernières années au Québec, et proche de la famille Desmarais. Elle dit aimer le Québec, mais elle n’a pas hésité, après avoir annulé tous les projets de mini-centrales hydroélectriques mis de l’avant par son prédécesseur, de mettre la hache dans la grandiose chute de la rivière Ouiatchouan de Val-Jalbert, un projet dans lequel, au passage, BPR a retiré jusqu’à maintenant près d’un million de dollars, et ce n’est pas fini.

Elle prétend être indépendante des puissances d’argent, mais organise sous la houlette de Power Corporation le Nouvel Ordre Mondial qu’on veut imposer à l’échelle du Québec, des Amériques et du monde.

Mme Marois n’est pas celle que l’on croit. Il est grand temps de s’en rendre compte. Elle fait partie de l’establishment financier qui veut asseoir sa domination sur les Québécois et les peuples de ce monde.

François Harvey
Du même auteur : Les cochons de BPR

En complément d'information autour du même sujet, voyez cette courte vidéo où l'auteur explique comment Pauline Marois a réussi à mettre la commission Charbonneau dans l'embarras

Vidéo : Pauline Marois, Paul Lafleur et le Théâtre de l'Absurde

Url court : http://bit.ly/18Dwjee

Derniers développements 19/06/2014 : « En 2008, Nathalie Normandeau a refusé de rencontrer un des rares groupes de citoyens au Québec à s'opposer à la construction d'une usine de filtration de l'eau dans leur municipalité. » La suite : http://bit.ly/1uFcIke  

mardi 16 octobre 2012

SNC-Lavalin, dans l’antichambre de la corruption




Depuis que l’ex-entrepreneur Lino Zambito déballe son sac devant la commission Charbonneau, les firmes de génie-conseil doivent se sentir particulièrement ciblées devant tant d’allégations incriminantes les concernant. Afin d’illustrer le laxisme et la gabegie qui prévalent actuellement dans le domaine de la gouvernance et de l’administration du bien public au Québec, il s'avère utile d’examiner attentivement les placards de la firme SNC-Lavalin qui, de toute évidence, constituent l’antichambre de la corruption gouvernementale et institutionnelle. 

Les liens de proximité confirmés entre cette firme de génie-conseil, longtemps considérée comme un fleuron de l'industrie du savoir-faire québécois, et le crime organisé sous la commande de la mafia gouvernementale, défient la loi de gravité. 

Commençons le récit par Kathleen Weil, qui exerçait alors les fonctions de ministre de la justice lorsque l’imposteur Charest faisait le pitre devant le commissaire Bastarache, présidée par un petit juge fripon expressément choisi par JJ Charest afin de se défaire des allégations émanant de Marc Bellemare au sujet du trafic d’influence dans le processus de nomination des juges. Kathleen Weil fait partie de la collusion, peut-être même à son insu tellement elle est inapte. La ministre de la Justice a en effet occupé durant 4 mois un bureau appartenant à un proche du fils de l'ancien parrain Vito Rizzuto, selon ce que nous a révélé La Presse. 

Par la suite, la ministre Weil fut mutée au portefeuille de la famille en raison de ses faibles ressources intellectuelles, et après avoir commis nombres d’impairs dont Charest n'avait vraiment pas besoin, étant lui-même déjà passablement occupé à détourner l’attention du public au sujet des multiples fraudes commises par son équipe de cleptomanes. Or Kathleen Weil est la conjointe de Michael Novak, vice-président de SNC-Lavalin International. Dans le contexte des scandales à répétition qui alimentent les fils de presse associant SNC-Lavalin à la corruption, de la rénovation de l’infrastructure du réseau d’électricité au Kerala (Inde) en passant par la construction d’un pont pour enjamber la Padma au Bangladesh à la méga prison de Khadafi, dans l'aménagement d'un centre de contrôle et d'entretien de l'énergie à Phnom Penh, dans l'attribution du contrat de construction et d'exploitation de la centrale électrique de Hadjret Ennous, dans le nord de l’Algérie, ce détail s’avère hautement significatif dans le contexte des liens de proximité. Plus près de nous, La Presse nous informait récemment que des dirigeants de SNC-Lavalin seraient soupçonnés d’avoir fait des paiements douteux de 22 millions de dollars afin d'obtenir le contrat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) évalué à plus de 1,3 milliard de dollars.

Le 11 août 2010, ce fut Jean-Marc Fournier qui succéda à l’inénarrable Weil au ministère de la justice avant son élection dans la partielle de St-Laurent en septembre, et moins de 2 ans après son retrait « permanent » de la politique pour des raisons familiales, annoncé quelques semaines à peine avant le déclenchement des élections générales de 2008. Fournier surprenait en effet tout le monde avec l’annonce précipitée de son départ de la politique active pour des « raisons personnelles », et l’encaissement de 145 000$ en prime de séparation avant de se faire recruter illico par SNC-Lavalin ! 

L’année précédent ce recrutement de Fournier par SNC-Lavalin, le nouvellement élu président Sarkozy nous avait offert un spectacle grandiloquent en se précipitant au secours des infirmières bulgares libérées par l'intervention miraculeuse de Cécilia. Et comme par hasard, Khadafi aurait généreusement contribué à la caisse électorale de Sarkozy avant son élection de 2007. L’épine des infirmières Bulgares retirée de son pied, Khadafi redevenait soudainement fréquentable aux yeux de la communauté internationale.

SNC-Lavalin, déjà présent en Libye à œuvrer à la réalisation des projets pharaoniques du dictateur présentés sous le couvert de l’humanitaire en dépit de l’embargo international, allait profiter de  la nouvelle donne pour s’incruster encore plus profondément dans cet état avec le support actif de son ex-vice-président directeur Riadh Ben Aïssa. Ce dernier fut récemment mis dans l’obligation de démissionner de ses fonctions suite à la réception d’une lettre anonyme destinée à Stephen Jarislowsky qui contrôle 14 % des actions de la société de génie-conseil. À la suite de la réception de la lettre, l'entreprise a conduit une enquête interne qui a mis en lumière les 56 millions de dollars qui auraient servi à des paiements douteux, ce qui a mené le chef de direction, Pierre Duhaime, à quitter ses fonctions. Par la suite, Riadh Ben Aïssa fut mis en état d’arrestation par les autorités Suisses et la société SNC-Lavalin affirmait dans un communiqué qu'elle coopère avec toutes les autorités qui demandent son soutien dans la résolution des dossiers sous enquête. « Puisqu'une enquête de la GRC est présentement en cours, la Société est contrainte quant à ce qu'il est possible de discuter publiquement. [...] Nous réitérons que nous avons remis volontairement et proactivement les résultats de notre examen interne aux autorités. » 

Il y a fort à parier que les auditions de la commission Charbonneau nous permettrons de poursuivre l’examen des placards nauséabonds des firmes de génie-conseil car selon Zambito, si pour les entrepreneurs il importe de connaître des politiciens, il est préférable de fréquenter des ingénieurs ! En effet, il existe deux types d’ingénieurs, ceux qui œuvrent dans le génie et ceux qui font de l’argent. Assurément, ces derniers se spécialisent dans le domaine des travaux publics où la valse des ‘extras’ ne semble pas avoir de fin. Il est vrai que ces ‘extras’ bénéficient à tous les protagonistes, les entrepreneurs, les ingénieurs et les politiciens qui dirigent l’orchestre des spoliateurs. Pour sa part, le peuple n’est pas convié au bal mais doit néanmoins en assumer la facture jusqu’à ce que l’on sonne la fin du bal des voleurs.

Transactions douteuse en Afrique du nord - 195M$ - 

Mise-à-jour 01/03/2013

CUSM: SNC-Lavalin a versé 22,5 millions pour influencer le projet, dit l'UPAC

Mise à jour 14/03/2013

SNC-Lavalin : plans et délits

 

Url court de cette page : http://bit.ly/SfuNtz

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001