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dimanche 2 mars 2008

La violence féminine, ça existe...



La réaction de Mme Amelia Elstub expose à la face du monde les préjugés les plus ancrés au sein de la communauté au sujet de la violence domestique : la violence féminine, ce n’est pas sérieux et de toute façon, ses effets sont négligeables. Les données relevant de sondages et du seul service téléphonique d’aide au hommes existant (États-Unis) nous informe d’une réalité davantage nuancée. Les hommes sont parfois ébouillantés, poignardés et blessés sérieusement. En raison de leur conditionnement à prendre la vie « comme un homme », ces derniers ont rarement le réflexe de s’en plaindre. Les policiers s’obstinent à refuser de les croire et se montrent encore plus réticents à écrouer une femme, auteur de voies de fait. Les hôpitaux interrogent systématiquement les femmes sur la provenance de leurs blessures sans jamais oser questionner les hommes à ce propos.


Bien que des centaines d'études aient été menées au Canada au sujet de la victimisation féminine, aucune ne s’intéresse à la victimisation masculine. L’ensemble des universités canadiennes offre des programmes d’études féministes qui font la promotion du paradigme de la femme victime, alors qu’aucun programme n'existe pour étudier les conséquences sociales de l’expulsion des hommes de leurs familles lors de la période d'industrialisation.

La violence féminine ne se limite pas uniquement aux « gifles, pincées [et] insultes ». Curieusement il n'existe qu’un seul refuge pour hommes dans tout le Canada. L’effet le plus pervers de cette idéologie concerne l'influence exercée par ce dogme sur les tribunaux: les stages de «formation judiciaire» n’étant que des séances d'endoctrinement, de conditionnement «psycho-pédagogiques» ordonnés par les tribunaux, des opérations de lavage de cerveau inutiles.

Le temps est venu de repenser toute cette approche en vue d’un système fonctionnel, dépourvu de biais sexiste et qui implique des professionnels et des ressources appropriées actuellement disponibles.

Don Dutton, professeur de psychologie, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver.


L'article de Barbara Kay


Thursday, February 28, 2008

On domestic violence, no one wants to hear the truth

Barbara Kay, National Post Published: Thursday, February 28, 2008

In a just world, Englishwoman Erin Pizzey, who founded the world's first shelter for battered wives in 1971, would be a sought-after speaker on the subject of domestic violence. In the real world, however, Pizzey's name is a byword for politically incorrect apostasy.

Pizzey's crime? A humanist, she challenged the belief system dictated by radical feminists, who colonized her shelter and made her presence untenable. Their ideological mantra, still alive and kicking, insists that men are the default perpetrators in domestic violence (also known as "intimate partner violence," or IPV, in the jargon) while women are invariably innocent victims who inflict violence only in self-defence. But Pizzey knew from her own experience (her wealthy, socially elite parents were mutually abusive, and her mother violent to Erin), and from what the women in her shelter told her, that most partner violence is reciprocal.

Holding women responsible for their violence was so at odds with the received wisdom of the movement's activists that, for her whistle-blowing pains, Pizzey's dog was killed and her entire family received death threats. Undaunted, she pursued her equal-responsibility crusade in the United States for many years in a fusillade of articles and books.

While dramatically extreme, Pizzey's story is nevertheless emblematic of the hostility truth-tellers confront in the domestic violence industry.

Another outlier, University of British Columbia psychology professor Don Dutton, is acknowledged by his peers as a world expert on IPV. He has proven, over and over again -- most recently in his definitive 2006 book, Rethinking Domestic Violence -- that the tendency to violence in intimate relationships is bilateral and rooted in individual dysfunction: Men and women with personality disorders and/or family histories of violence are equally likely to be violent themselves, or seek violent partners.

But Dutton's scientific credentials and extensive 25-year archive of peer-reviewed research cut no ice with Canadian policymakers, none of whom has ever solicited his advice.

Instead, pseudo-science absolving women of violent impulses, delivered on demand to interest groups by the same tiny, incestuous coterie of ideologically sympathetic professionals, is routinely applied in training police, family law judges, social workers and women's shelter personnel.

A lazy, politically correct media dutifully spreads the party line by reporting uncritically on bogus selection-biased "studies" by non-accredited stakeholders, who extrapolate to the general population data that are based on testimonials from men in court-mandated therapy programs or women in shelters.

Ah, women's shelters! Southern Ontario resident Mariel Davison offers up a rather damning story of what happens when naively impartial volunteerism collides with women's shelter groupthink.

Davison has an honours degree in psychology. A few years ago, considering herself an "equal opportunity feminist," she volunteered to serve at a local women's shelter. During eight weeks' "training," Davison was subjected to relentless male-bashing and junk science. That, and the puzzling incongruity of the female-as-victim message with the battered lesbians who also sought refuge -- lesbian violence was a taboo subject amongst trainees -- led to further intellectual inquiry.

Davison thought her trove of cutting-edge findings would prove welcome, but instead they got her turfed by her peers: "I was told I had too much education to volunteer at the shelter."

Incredulous, Davison dogged the shelter's supervising and financing government ministries with demands that they review objective literature, but was stonewalled at every turn. Nothing came of her campaign.

And nothing will for the foreseeable future, because the domestic-violence industry is a closed shop, from Women's Studies courses (don't look for Pizzey's or Dutton's research there, or in Men's Studies, since there are none), to women-only shelters, to Status of Women, to the National Judicial Council, to the Supreme Court of Canada. They're all reading from the same myth-riddled hymnbook.

Erin Pizzey and Don Dutton were both keynote speakers at a recent Sacramento, Calif., conference sponsored by the California Alliance for Families and Children, featured speakers from an independent body, the National Family Violence Legislative Resource Center (Motto: "Advocating for nondiscriminatory and evidence-based policies"). Pizzey accepted a lifetime achievement award to a prolonged ovation.

Pizzey told her standing-room-only audience that for gender politics "Canada is the scariest country on the planet." Scary to men who suffer because of it, certainly, but apparently not to most other Canadians, who remain curiously indifferent to the demonstrable misandry permeating the institutions that define and shape our culture.

bkay@videotron.ca





mercredi 19 décembre 2007

La démocratie des lobbies



Réaction à l’article « OGM: du riz illégal est toléré » de Fabien Deglise du Devoir.
Ces simples tests sont à la portée de n'importe quel laboratoire spécialisé dans le domaine et seul l'aveuglement volontaire explique un tel laxisme. De nos jours, il semble d'ailleurs qu'il s'agisse d'un pré requis pour avoir le droit de mener les affaires de la cité. Résultats de ces politiques, nos infrastructures sociales s’effondrent plus rapidement que les structures urbaines. 

Le pouvoir accordé aux lobbies est si intense que les groupes de pression parviennent à faire trembler les gouvernements et leur faire adopter des politiques qui contreviennent aux lois de ce pays. L'influence des industries agro-alimentaire, pharmaceutique, pétrolière, des ordres professionnels et des féministes d'État s’infiltre comme des parasites qui soudoient le politique et accablent le judiciaire, et finissent par tourner en dérision les institutions de ce pays. 

Dans le cas précis des féministes d'État, la situation est d'autant plus absurde que ce lobby est entièrement financé par le trésor public! Examinons maintenant ses effets pervers à travers la corruption judiciaire. 

Dernièrement, cette femme a complètement été exonérée d’un crime violent par un petit juge de la cour dite supérieure parce que les représentants du Ministère Public avaient enfreint à 4 reprises ses droits fondamentaux protégés par la Charte. Un traitement en tout point semblable est servi quotidiennement à des centaines d'hommes sans jamais soulever l'indignation de la moindre cour.
Peut-être la tenue d'un tel procès durant l’abrutissante campagne de propagande menée par l’État Québécois en indisposait quelques unes. Le monde juridique étant lourdement assujetti à l'idéologie sous-jacente, il ne faut pas s'étonner que les ordres soient arrivés si rapidement!

D'autre part, la publicité gouvernementale est discriminatoire, haineux et sexiste.

Par médias interposés, cette propagande gouvernementale représente une forme subtile de violence collective, publique et massive, un geste dégradant envers une grande partie de la population, les hommes.


La violence existe en effet et il importe de la dénoncer.
En donnant à la violence le visage d’un homme, la campagne ignore la moitié du problème.

L’image de l’homme projetée sur toutes les tribunes est celle d’un homme définit comme un être violent. 

Méfiez-vous de l’homme. Parfois, il se métamorphose en brute incontrôlable.

L’image du père projetée à nos enfants est celle d’une brute.
Méfiez vous du père. En lui sommeille un monstre.

La violence au féminin existe. Souvent plus subtile, elle peut être tout aussi efficace et dévastatrice.
Il faut dénoncer toute forme de violence, si nous aspirons à une société qui prône l’égalité réciproque.
En banalisant la violence faite aux hommes et en racontant des sornettes dans les médias, la ministre St-Pierre contribue à exacerber la guerre entre les sexes.

Mais au profit de qui cette démocratie est-elle administrée?

Url court : http://is.gd/JLdtu2

jeudi 13 décembre 2007

Lettre ouverte



L'après-rupture
Ateliers pour les liens père-enfants, Inc.

13 décembre 2007

Jean Charest:

"Caché derrière ses ministres stressés, à genoux devant le lobby féminisexiste"




La récente décision de Jean Charest d'amender le Charte des Droits et Libertés suite au récent passage de la représentante du Conseil du Statut de la Femme devant la Commission Bouchard-Taylor, montre bien encore une fois qui mène au Québec. Notre état est un des rares au monde qui a institutionnalisé en son sein un lobby influent financé avec l'argent des contribuables. Alors qu'un état démocratique doit être au service de tous les citoyens, sans discrimination, il est inconcevable qu'un lobby sexiste qui a ses entrées dans les corridors du pouvoir puisse ainsi dicter ses volontés aux élus.

Le Conseil du Statut de la Femme et ses bras, le Secrétariat à la Condition Féminine, sont des organismes d'État qui font partie d'un vaste réseau d'influences implanté solidement dans toutes les structures importantes de notre société. Il gobe annuellement à lui seul près d'un demi-milliard de dollars en subventions et en dons de toutes sortes sans aucun contrôle gouvernemental sérieux. Il a infiltré l'éducation, le système de santé, les partis politiques, les centrales syndicales, de nombreux organismes de supposée bienfaisance et le monde de la recherche universitaire.

Tout politicien qui oserait mettre en doute les fondements idéologiques victimaires de nos féministes professionnelles se verrait rapidement éliminé de la scène politique. Tout haut fonctionnaire qui tenterait d'alerter les citoyens au sujet de la dictature féministe qui sévit au gouvernement serait dans de beaux draps. Les contribuables, sans trop le savoir, financent le maintien de l'idéologie féministe tentaculaire sous forme de subventions à des centaines d'organismes féministes qui comprennent, entre autres, des maisons d'hébergement, des centres d'aide, des tables de concertation, des regroupements de ces maisons, de ces tables, des colloques, le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat à la Condition féminine et la Fédération des femmes du Québec.

Le Premier ministre du Québec, en décidant à la vitesse de l'éclair de tout mettre en oeuvre pour modifier la Charte des droits et libertés, s'est mis à plat ventre devant les volontés du lobby féministe sans consultation préalable de la population. Les citoyens à nouveau devront se soumettre à l'évangile féministe sans avoir droit au chapitre et continueront de financer un lobby qui constitue un véritable cancer idéologique qui mine inexorablement l'État québécois...

Jean-Pierre Gagnon

Jeanpierre.gagnon@sympatico.ca

Directeur de recherche

L'APRÈS-RUPTURE

ATELIERS LIENS PÈRES-ENFANTS



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Présentation du projet de loi numéro 63 - Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne

        
        
      

mercredi 21 novembre 2007

Censure ordinaire


Un simple clic sur ce lien vous révèle l'existence de la censure.

Un clic sur l'image à droite pour accéder au commentaire original publié sur ce blog.

Le Devoir publie aujourd'hui un article dénonçant les exactions du régime Chilien dirigée par Mme Bachelet à l'égard des derniers survivants du peuple Mapuches, après le génocide commis par les Européens dans ce nouvel Eldorado. Ce site y est référencé.

Combien de temps le commentaire est-il demeuré en ligne?

Placé vers 09h00, la faucheuse ést passée un peu avant 12h30.


lundi 19 novembre 2007

Information ou idéologie?


Date : 21 Septembre 2006 13:18:38 -0400 (EDT)

Objet : Information ou idéologie?

À : ombudsman@radio-canada.ca

CC : Alain Gravel


M. Gravel,

Est-ce que Radio-Canada est au service de l'information ou d'une idéologie?

Le reportage d'Enjeux diffusé le 20 septembre 2006 sur les ondes de la SRC et portant votre signature illustre exactement la recette qu'il ne faut pas suivre dans l'exercice de votre métier. À ce titre, il pourrait s'agir d'un modèle exemplaire à diffuser dans les facultés où s'enseigne la communication afin précisément d'illustrer le genre de travail à proscrire dans un monde qui respecte encore la primauté de l'information.

Ce pseudo documentaire, en réalité un publi-reportage qui pourrait fort bien avoir été commandité par la ligue des extrémistes intégristes oeuvrant au sein de la FFQ tellement il transpire la malhonnêteté, déshonore votre profession et discrédite encore davantage votre employeur.

Qu'est-ce qui justifie cette outrageuse partialité? Jamais dans vos propos ne faites-vous la moindre allusion à l'autre volet du problème de la violence domestique, soit celui du meurtre du conjoint par l'ex épouse. S'agit-il là d'une honteuse réalité qui vous offusque au point d'en nier l'existence? Ou encore, répondez-vous à une commande?

Par ailleurs, le ton alarmiste détonne. Entre 1991 à 2004, vous avancez candidement, sans évidemment ne citer aucune source, le chiffre de 66 meurtres de conjointes par un ex, batteur de femme, et mutant de l'espèce des hominidés. 13 ans, 66 meurtres. Au rythme actuel de 20 000 séparations par année, le taux de prévalence serait alors de 66/260 000, soit .025%! S'agit-il réellement d'une pandémie, d'un majeur problème social qui justifie ce genre d'élucubrations tarabiscotées, médiatisées en plus?

En réalité, cette propagande insidieuse discrédite irrémédiablement à la fois le locuteur et le diffuseur. Nous sommes plusieurs à penser que nos taxes pourraient être plus judicieusement utilisées si elles n'étaient pas aussi cavalièrement dilapidées pour nourrir une machine de propagande sexiste et misandre, soient Radio-Cadenas ou Radio-Pravda, selon le cas.

Heureusement, le vent tourne. Bientôt, nous serons en mesure d'exiger la reddition des comptes. Souvenons-nous de l'histoire récente: même l'Allemagne Nazi s'est effondrée...

Et la défense d’obéir aux ordres n’a pas convaincu le tribunal de Nuremberg

Cordialement,

Hermil LeBel


Et, dix mois plus tard, voici la réponse reçue de M. Jean Pelletier, Premier directeur, contenus, Affaires publiques, reportages & documentaires à la SRC…


Date : 30 Jul 2007 11:43:22 -0400

De : "Jean Pelletier"

À : , limreh3@yahoo.ca

Objet: Rép. : RE : Information ou idéologie?

Monsieur

En septembre 2006 lorsque l'Ombudsman nous a transmis votre lettre pour suivi approprié, nous n'avons pas jugé nécessaire de vous répondre car aussi bien le ton que le propos de votre texte étaient sans appel.

Vous nous accusiez d'être des propagandistes, d'avoir réalisé un "pseudo-documentaire" ou pis encore un publi-reportage, bref d'avoir trahi notre mandat. Qu'avanciez pour preuves pour soutenir d'aussi graves reproches? Rien.

Ce reportage visait à faire état des structures qui existent dans certaines régions du Québec et malheureusement pas partout, afin de prévenir les cas de violence entre conjoints. Le tableau qu'il brossait contrairement à ce que vous soutenez, n'était ni partial ni propagandiste. Bien au contraire l'émission faisait entendre les points de vue de nombreux experts et spécialistes qui n'avaient qu'une préoccupation en tête faire en sorte sinon d'éliminer du moins de réduire le plus possible la violence conjugale. Vous prétendez que nous n'avons traité de la violence conjugale que du seul point de vue des hommes qui tuent leur femme et sciemment ignoré le fait que des femmes tuent aussi leurs époux. Rien dans notre reportage ne pouvait laisser croire que cette réalité, bien qu'infiniment plus réduite que celle des hommes, a été ignorée et ce au nom d'une idéologie particulière qui ferait en sorte que les journalistes d'Enjeux, lorsque vient le temps de traiter de la violence entre conjoints, perdent leur sens critique, balancent les règles d'équité qui nous guident et deviennent de radicaux propagandistes féministes!

Espérant que ces explications vous écalairent (sic) je vous prie d'agréer M. LeBel, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean Pelletier

Premier directeur,

Contenus, Affaires publiques, reportages et documentaires

(514) 597-5655

jean_pelletier@radio-canada.ca

mardi 23 octobre 2007

Lettres ouvertes de l'Après-Rupture,

Lettre ouverte
L'après-rupture
Ateliers pour les liens père-enfants, Inc.


Suite à notre lettre ouverte du 14 octobre dernier, voici le courriel que nous avons reçu...

De: organisatrice.cfee@hotmail.com
Date:2007-10-17 08:53
À: info@lapresrupture.qc.ca


Bonjour M. Gagnon,

J'ai été bien surprise de lire votre article et vos données concernant la violence conjugale faite aux hommes. Bien que surprenante vos données sont inexactes. Votre connaissance en cette matière est sûrement limité puisque votre étude n'est pas représentative. Elle ne tient pas compte de plusieurs facteurs dont ceux de la domination et du contrôle exercés par le conjoint violent et aussi de la dangerosité des gestes portés.

Oui, il existe de la violence conjugale féminine mais cette violence est loin d'être symétrique. Les femmes sont plus souvent victimes que les hommes d'actes de violence, ces actes sont plus dangereux que ceux subis par les hommes et leurs conséquences physiques et psychologiques sont plus importantes. La violence à l'encontre des conjointes s'exerce principalement dans un contexte de domination, alors que la violence subie par les hommes se situe le plus souvent dans le cadre de conflits de nature plus ponctuelle.

Il serait important de vous informer adéquatement avant d'écrire des articles, de connaître votre sujet en profondeur. Je vous conseille une formation en violence conjugale et une autre, violence conjugale ou chicane de couple. Peut-être que la prochaine fois vous aurez plus de crédibilité dans votre journal.

Merci et bonne journée...

Nathalie Simard
Centre de femmes l'Étincelle (cfee)

Mme Simard,


Votre lettre reprend à son compte l’essentiel des affirmations du féminisme victimaire dont Mme Élisabeth Badinter a souligné, avec la rigueur intellectuelle qu’on lui connaît, les dangers et les effets pervers dans son essai Fausse route.

Si vous désirez prendre le risque d’exposer vos croyances à une réflexion solidement articulée sur les questions que vous soulevez, l’analyse de Mme Badinter constitue un choix de lecture judicieux. Mme Badinter montre que le féminisme victimaire n’est pas le seul féminisme possible. Il n’est pas inutile de rappeler que Mme Badinter se présente comme l’héritière spirituelle de Simone de Beauvoir. Il ne fait aucun doute dans notre esprit que les analyses et les arguments présentés par Mme Badinter pourraient apporter une contribution utile à votre réflexion sur la question de la violence conjugale.

Aux États-Unis, le féminisme victimaire a été dénoncé par Christina Hoff Sommers dans l’essai Who Stole Feminism ? : How Women Have Betrayed Women. La lecture de ce livre pourrait aussi contribuer à apporter un éclairage nouveau à plusieurs des arguments que vous avancez avec la foi du charbonnier.

Il faut regretter qu’aucune de vos affirmations à propos de la violence conjugale subie par les hommes ne repose sur une quelconque référence à des études empiriques crédibles ou à des revues exhaustives de la littérature scientifique. Affirmer n’est pas démontrer. L’approche que vous avez adoptée rend impossible toute discussion constructive, puisque qu’elle ne soumet aucun argument et n’apporte aucune information de nature à soutenir le point de vue qu’elle propose. C’est l’attitude moyenâgeuse du « Hors de l’Église, point de salut ». Si l’on veut convaincre, il ne suffit pas d’affirmer péremptoirement comme le faisaient naguère les chanoines et les curés et comme le font encore certains imans et certains mollahs.

Vous pourriez mettre vous-même en pratique les conseils que vous prodiguez avec tant de générosité et vous informer par vous-même des découvertes de la véritable recherche scientifique sur la violence conjugale. Le chercheur californien Martin Fiebert présente une bibliographie annotée comptant plus de 200 études empiriques ou revues de littérature montrant que les femmes font preuve d’agression physique envers leur conjoint ou partenaire en proportion comparable et souvent même supérieure aux hommes. C’est un fait scientifique établi qu’il n’est plus possible de nier ou de minimiser.

Les études mentionnées dans la bibliographie de M. Fiebert ont été menées par des centaines de chercheurs hautement spécialisés dans tous les domaines des sciences humaines et sociales. Pouvez-vous croire un seul instant que tous ces spécialistes sont incompétents ou malhonnêtes ou qu’ils ont fomenté une vaste conspiration contre les croyances des féministes victimaires? Ou bien êtes-vous réellement disposée à faire preuve d’ouverture d’esprit et à convenir que la réalité de la violence conjugale envers les hommes que ces recherches ont mis en évidence constitue, au même titre que celle de la violence conjugale envers les femmes, un problème social significatif dont il faut prendre acte?

Mme Simard, si vous avez des arguments vérifiables à soumettre à l’appui de vos affirmations, soyez assurée qu’ils seront pris en considération et discutée à leur mérite scientifique, si en retour, vous vous déclarez disposée à faire preuve de la même ouverture d’esprit envers ceux et celles qui mettent en doute les thèses véhiculées par le féminisme victimaire.

Comme gage public de l’ouverture d’esprit dont vous êtes disposée à faire preuve, la rupture avec l’omerta imposée par les tenantes de féminisme victimaire à propos de la violence conjugale subie par les hommes constituerait une démonstration éclatante de votre bonne foi. Vous n’ignorez sans pas que la grande majorité des associations féministes du Québec ont proclamé, il y a quelques années, la notion de tolérance zéro à l’égard de la violence conjugale subie par les femmes. Nous sommes tout à fait disposés à souscrire avec enthousiasme à un tel principe, à la seule condition que la notion de tolérance zéro s’applique également à la violence conjugale exercée par les femmes envers les hommes, qu’il s’agisse de violence physique, psychologique, juridique, idéologique ou financière. En somme, le principe d’égalité entre les hommes et les femmes veut que ce qui soit inacceptable pour les femmes le soit également pour les hommes. N’êtes-vous pas d’accord avec cette prémisse?

Si vous souscrivez à ce principe, êtes-vous disposée à déclarer publiquement que la tolérance zéro doit s’appliquer tout aussi bien à la violence conjugale exercée par les femmes qu’à celle exercée par les hommes? Il ne fait aucun doute qu’un telle déclaration constituerait une grande première et ouvrirait une brèche importante dans la loi du silence pratiquée envers la violence subie par les hommes. Ne serait-il pas temps que le principe d’égalité entre les hommes et les femmes se traduise par des déclarations et surtout des actions concrètes en faveur des hommes aussi bien que des femmes?

Êtes-vous également disposée à affirmer que toute violence conjugale envers les femmes par leur conjoint ou ex-conjoint est inacceptable et ne doit pas être banalisée, comme toute violence conjugale envers les hommes par leur conjointe ou ex-conjointe est inacceptable et ne doit pas être banalisée. Une telle déclaration serait faire preuve de compassion et d’humanité autant envers les hommes qu’envers les femmes et à souscrire à ce qui nous paraît aller de soi.

En terminant, la question de la violence conjugale est beaucoup moins simple que vous ne sembler le croire. La recherche scientifique est en bonne voie d’invalider tous les stéréotypes propagés par les tenantes du féminisme victimaire. Si vous entretenez le moindre doute à ce propos, il nous fera plaisir de vous en fournir la preuve édifiée par la recherche scientifique.

Cordialement,

Jean-Pierre Gagnon
pour l'équipe
de recherche
de L'APRÈS-RUPTURE


Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001