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mardi 14 février 2012

La dérive vers l'obscurantisme


Source

«À titre de victime, Soljenitsyne en est venu progressivement à comprendre que tout le blâme pour l'appareil répressif d'État de terreur et de destruction ne pouvait reposer sur les épaules d'un seul homme, en l’occurrence Staline. Ce système n'a été possible parce que l'homme en question bénéficiait de la collaboration active des chefs de gouvernement, des fonctionnaires d'autres partis et des membres de la police secrète, des forces militaires et des services pénitenciers, des grandes institutions sociales et culturelles et des citoyens ordinaires de l’Union Soviétique. Tout était devenu corrompu ou a sombré dans la soumission et tous en ont partagé la responsabilité et la culpabilité, y compris Soljenitsyne lui-même, comme il en vint progressivement à le réaliser. Mais ce qui a rendu possible l'ampleur de la cruauté et de la destruction, c'est que tous les collaborateurs se justifiaient des actions qu'ils accomplissaient. De leur point de vue, ils n'ont pas commis de mauvaises actions, mais plutôt adoptés des comportements perçus comme souhaitables selon l’idéologie en vogue sous le régime en place. »

URL court : http://past.is/TPM9

mercredi 13 janvier 2010

Fait d'hiver ?

Ou violence conjugale exemplaire ?

A mon avis, il serait scandaleux que la saga Tiger Wood en reste au « fait d’hiver » !


Car quand une femme connue, comme Marie Trintignant meurt dans un drame conjugal où alcool et drogue ont joué une part non négligeable, l’Internationale Féministe fait sonner le rappel des troupes.

Pourquoi n’en serait pas de même pour les mouvements de pères ou de défense des hommes dans ce cas ?

Il s’agit d’une affaire tout aussi exemplaire, sinon plus, de violence conjugale dont l’auteurE serait une femme, coupable d’une double tentative de meurtre !



La première fois, avec préméditation et avec arme ‘( club de golf ), sur victime sans défense, causant de graves lésions (joue fendue, 2 dents cassées ).

Puis , la deuxième fois, après poursuite armée ( club ou bâton ?) attaque délibérée de la voiture de la victime fuyant les lieux ce qui provoque un accident qui aurait pu être mortel lui aussi !

Avec quelles conséquences pour l’auteurE de cette double tentative de meurtre ?

Pas d’enquête, ni de la Police, ni de la Justice.

Donc totale impunité pour l’agresseuse !

Mieux, on apprend qu’elle va être récompensée par un divorce qui lui rapporterait 300 millions de $ !

S’agissant de personnes aussi médiatisées, l’affaire a une valeur d’exemple.

Comment l’auteure d’une agression aussi féroce pourrait-elle non seulement rester impunie, mais de plus récompensée ?

Il s’agirait là d’une incitation publique à la violence conjugale des femmes

De plus, va-t-on confier 2 jeunes enfants à une femme d’une telle violence ?

Le moins que la justice et la police puissent faire, c’est enquêter sérieusement sur cette affaire.

Des millions d’hommes et de femmes veulent savoir la vérité : ce n’est plus une affaire privée !

Martin Clement

Source

Voici maintenant la version livrée par Pat Burns sur les ondes de CKAC au sujet de l'«incident»

«Le jour du Thanksgiving, après le repas, Tiger Woods regardait du football dans le salon tout en envoyant des messages texte à Rachel, la fameuse blonde. Chaque fois qu'il recevait un message d'elle, il l'effaçait. Entre temps, un de ses amis, basé à Orlando, l'a invité à aller jouer au poker. Vers 19h30, il est allé se changer, puis a quitté. Il a oublié son téléphone sur la table à café dans le salon. Rachel, pendant ce temps, continuait à lui écrire des messages textes.

Sa femme a vu les messages. Lors de son retour, vers 23h30 ou minuit, elle l'attendait à la porte. Elle lui demandait ce que c'était, ces messages, et qui était cette femme.

Tiger est monté au deuxième étage, revêtant un t-shirt et des shorts. Il persistait à lui dire qu'il n'y avait rien là. Il est retourné devant la télé... puis tout à coup. PAF! Un coup de fer-9 dans le visage!

Apparemment, ça a causé une grosse coupure dans sa joue. Il aurait notamment perdu deux dents. Il est sorti de la maison en courant, sans souliers. Erin l'aurait suivi avec le bâton. Il a embarqué dans son Escalade. Elle l'a suivi et a fracassé deux ou trois vitres. C'est pour ça qu'il est entré dans l'arbre.

Ils l'ont amené à l'hôpital à Orlando. Erin était dans l'ambulance avec lui et a appelé son agent. Il leur a suggéré de le rencontrer à l'hôpital. Une fois arrivés, les médecins ont déclaré qu'il faudrait une chirurgie plastique pour réparer les dents cassées, mais qu'un seul établissement pouvait le faire, à Phoenix. L'agent a fait réchauffer le jet pour qu'il quitte pour Phoenix, où on pouvait lui arranger le visage. Ceci explique son absence lorsque les policiers voulaient le rencontrer, les jours suivants.»

dimanche 21 juin 2009

Bonne fête des pères !

En ce jour de la fête des pères, il aurait été naïf de croire que les activistes à l’œuvre au sein de cette société soi-disant égalitaire laissent un moment de répit aux pères de famille. Dans cette incessante guerre des sexes, il n’y aura pas de cessez le feu semble-t-il. Dans son édition du samedi 20 juin 2009, nous retrouvons en effet en page 6 du « Calgary Herald » la surprenante annonce suivante. Dans toute société normalement constituée, un tel message haineux et profondément sexiste n’aurait jamais été publié. Mais au Canada, il est d’usage de jeter de l’huile sur le feu sans qu’aucun politicien ne s’en indigne.


Pour sa part, « The Gazette » publie en ce dimanche si pénible pour les pères de famille privés de l’accès à leurs enfants, de la jouissance de leurs biens et de l’accès à la justice fondamentale, cette caricature tout aussi insultante pour la condition masculine. Faut-il s’étonner que les hommes dénigrés de la sorte refusent de s’engager et de se reproduire ?

samedi 20 juin 2009

Aaron Russo sur l’origine du féminisme

Feminism - why the "patriarchy" always supported it








 

Cliquez sur l'image afin d'accéder à la vidéo

Une des questions que Nick Rockefeller m’a posée lors de cette rencontre fut la suivante : « D’après toi, quel était la véritable intention derrière l’avènement du mouvement de libération des femmes ? » Je lui ai répondu que les femmes cherchaient à obtenir des droits égaux sur le marché du travail, à obtenir un salaire égal pour un travail équivalent de la même manière qu’elles avaient obtenu le droit de vote. Sur ce commentaire, il a éclaté de rire et m’a rétorqué : « Tu es un idiot. » Et pourquoi suis-je donc un idiot ? « Je vais te dire quel était le véritable but derrière le mouvement d’émancipation des femmes. Ce sont nous de la fondation Rockefeller qui avons fondé ce mouvement. Nous l’avons fondé et en avons fait la promotion au moyen des journaux et des chaines de télévision contrôlés par la fondation Rockefeller. Il y avait deux raisons principales pour favoriser l’expansion de ce mouvement. Premièrement, nous ne pouvions soutirer de l’impôt sur les revenus de la moitié de la population avant l’avènement du mouvement de libération des femmes. Ensuite, depuis son avènement, les enfants fréquentent l’école et les garderies à un âge beaucoup plus précoce où il est possible de les endoctriner et de modeler leur conception du monde dès leur tout jeune âge en plus de détruire la famille traditionnelle. Les enfants considèrent maintenant l’état comme étant un substitut de la famille. L’école et l’autorité qu’elle représente se substitue désormais à la famille d’antan et les parents ont abandonné leur rôle d’éducateurs auprès de leurs progéniture. Voilà les 2 principales raisons derrière le mouvement de libération des femmes. » Initialement, je croyais qu’il s’agissait d’un mouvement noble mais lorsque j’ai compris leurs véritables intentions qui se tramaient en coulisse, l’origine du mouvement et l’idéologie qui le supporte, j’ai compris l’intension perverse dissimulée derrière un mouvement que je considérais auparavant comme noble …

Voici maintenant
le point de vue d'Alain Soral sur le même sujet 
Et, en complément d'information, la longue entrevue accordée à Alex Jones par Aaron Russo peu de temps avant son décès .

Url court : http://bit.ly/1gIDEeQ

jeudi 21 mai 2009

Brisons le mensonge


Dans ce court vidéo (Anglais) élaboré à partir des commentaires du chroniqueur Tim Hartford livrés récemment sur les ondes de la très sérieuse BBC, nous apprenons, sans grande surprise, que les chiffres véhiculés au sujet des « victimes » de violence domestique depuis les premières campagnes de sensibilisation destinées à contrer le phénomène ne reposent en réalité que sur de vagues suppositions lorsqu'il ne s'agit pas carrément d'une invention de toute pièce. Une fois l’imposture livrée le plus sérieusement du monde sur la place publique par le biais des médias de masse et il faut bien l'avouer, de la propagande gouvernementale d'une misandrie répugnante, les chroniqueurs et les journalistes de tout acabit s’en donnent à cœur joie pour diffuser l’information erronée sans jamais avoir l'initiative d'en évaluer la crédibilité ou de vérifier la fiabilité de la source. C’est ainsi que les mythes naissent… et finissent par être dénoncés pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire des fabulations de féministes aveuglées par leur idéologie qui n’ont aucune réticence à mentir pour l’avancement de « la cause ».




Ces commentaires courageux détonnent dans l’univers médiatique où règne en maître le politiquement correct. Ils ont été diffusés par une chaine reconnue pour son conservatisme et son asservissement aux diktats de la modernité. Le vent de la raison serait-il en train de balayer la place publique du mensonge féministe ? Verra-t-on un jour les journalistes à la solde de groupe Québécor, de l’empire Gesca ou de la SRC emboîter le pas ? À mon humble avis, ce n’est qu’une question de temps car la vérité finit toujours par triompher sur le mensonge, si gros puisse-t-il être…

Url court : http://is.gd/dNYlWP

mercredi 6 mai 2009

Le guichet unique du divorce


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Le guichet unique du divorce par Donna Laframboise
© Southam Inc., National Post, Canada, November 21, 1998
Used with permission of the author
Il y a deux ans, Terri a admis avoir à mauvais escient utilisé le réseau de refuges pour héberger les femmes en difficulté. Bien que son conjoint ne l’ait jamais violenté, elle a reconnu à l’occasion d’une conférence ayant pour thème l’incidence des fausses allégations en matière de droit familial à Winnipeg, avoir menti à elle-même et au personnel du refuge, parce qu’elle avait tout à y gagner et qu’une chose semblable était particulièrement facile dans le contexte actuel.
Terri raconte qu’en sept ans de vie commune, le problème de consommation d’alcool de son conjoint avait rendu sa relation particulièrement difficile, et admet avoir déjà quitté son conjoint. Sa mère, dit-elle, lui avait à ce moment conseillé d’aller se réfugier dans un centre de crise en pensant que le personnel sur place allait lui être d’un grand secours pour atteindre sa quête d’autonomie. Terri (qui a choisi l’anonymat pour éviter des ennuis supplémentaires à son ex conjoint), mentionne avoir communiqué par téléphone avec un refuge de Winnipeg et s’être fait répondre que seules les femmes violentées y étaient admises. « Je me suis rendu cogner à leur porte, j’ai pleuré et j’ai raconté que mon conjoint était violent. Mes enfants n’étaient pas présents à ce moment parce que je ne voulais pas qu’ils soient témoins de la méthode utilisée pour y être admise ».
Terri dit que l’intervenante a cru d’emblée son histoire sans poser la moindre question. Alors, après être retournée chercher ses fils, âgés de trois et six ans, elle est revenue au refuge pour se faire expliquer par le personnel comment procéder pour gagner au tribunal une cause de divorce.
Terri relate comment les résidentes se faisaient expliquer que « la première chose à faire était d’obtenir une ordonnance de non communication à l’encontre du conjoint. Nous devions rédiger une plainte écrite avant de se rendre chez un avocat ».
Dans le cas de Terri, le résultat fut consigné dans un affidavit de 10 pages n’alléguant pas que le conjoint était violent, mais plutôt qu’il présentait les caractéristiques communes aux alcooliques. « Plusieurs d’éléments mentionnés à son sujet dans ce document de cour concernaient son hygiène personnelle. Je me plaignais d’avoir de fréquentes infections urinaires parce qu’il ne se lavait jamais ». Sur la base de cet affidavit dit-elle, « J’ai obtenu l’ordonnance de non communication et sans plus tarder, la garde exclusive de mes enfants sans droit de visite pour mon ex mari ».
Par la suite, les véritables conséquences de son geste ont fait surface. « J’ai réalisé ce que je venais de faire. En un an, mes enfants n’ont pas revu leur père et en aucun temps n’ai-je crains pour ma sécurité ni celle de mes enfants, » raconte Terri, devenu thérapeute à l’âge de 36 ans. « Tout le processus était biaisé. J’avais le refuge et le mouvement des femmes de mon côté ».
Au cours des audiences de la commission parlementaire sur les modalités de garde et de droit d’accès plus tôt cette année, (le rapport final doit être déposé au début décembre), les porte-parole des refuges de femmes sont intervenues avec beaucoup de virulence. Leur propension à dépeindre tous les pères impliqués dans des conflits de garde comme des abuseurs et les mères comme des victimes éplorées n’a pas surpris grand monde dans la communauté des avocats et des groupes communautaires préoccupés par le rôle prépondérant occupé par les refuges dans les histoires de divorce. En plus de fournir l’encadrement moral aux femmes qui viennent cogner à leur porte, les refuges rédigent également des lettres de soutien qui deviennent des instruments hautement préjudiciables aux conjoints dans leurs dossiers juridiques — et ce malgré le fait que le personnel en question ne rencontre jamais l’individu concerné, n’entend qu’une seule version de l’histoire et ne connaît la femme que depuis une brève période dans des conditions particulièrement artificielles.
Susan Baragar, qui exerce principalement sa profession d’avocate en droit familial à Winnipeg, se décrit comme une féministe mais reconnaît néanmoins que « c’est devenu ‘trop facile’ pour une femme d’obtenir ce type de lettres d’un refuge et qu’elles représentent une arme redoutable ».
Les juges sont « définitivement coincés » lorsqu’une femme séjourne dans un refuge et que les documents de cour présentent une lettre émanant du centre mentionnant que le père est dangereux, relate Mme Baragar. « Je veux dire, vous avez là un genre de 'professionnel' qui affirme que le père ne devrait pas voir ses enfants ».
Mme Baragar a elle-même fait bon usage de ces tactiques au bénéfice de ses clientes. Dans une affaire récente, elle relate la fois où elle représentait une femme qui « s’était présentée avec une lettre de deux-trois pages jointe à un affidavit et comment [le père] s’était vu refuser l’accès sur cette seule prémisse. Rien d’autre. Cela dépend du juge. Certains juges sont plus prudents que d’autres. Mais dans ce cas précis, le père s’était définitivement vu refuser l’accès ».
Mme Baragar raconte que l’avocat de la partie adverse « a eu beau argumenter qu’il ne pouvait s’agir d’un point de vue impartial, que les deux parties en cause n’avaient pas été interrogées, il n’y avait rien à faire ».
Et, comme le parent qui se voit confier la garde en premier est à peu près certain de la conserver par la suite, (les autorités sont réticentes à perturber de nouveau la vie de jeunes enfants), les relations pères-enfants sont souvent irrémédiablement compromises sur la seule base d’un ouï-dire provenant du personnel d’un refuge.
En 1995, une intervenante travaillant dans un refuge de Winnipeg a rédigé une lettre de deux pages en faveur d’une résidente. La travailleuse avait, dès leur première rencontre, été capable d’affirmer que la femme « avait été victime d’abus dans sa jeunesse et dans sa vie d’adulte par la suite ». Mentionnant espérer que « la cour tienne compte de sa lettre de support, » la travailleuse précisait que la femme était une personne « intelligente, profonde et sincère ».
Mais en 1997, après avoir entendu les arguments développés par la conjointe et les services sociaux et familiaux de Winnipeg, un juge en est arrivé à une toute autre conclusion. Dès la jeune vingtaine, la femme avait déjà effectué sept plaintes d’abus sexuels impliquant onze personnes différentes. (La seule plainte digne d’intérêt s’était soldée par un verdict d’acquittement.) « À un moment ou à un autre, » écrivait le juge, la femme avait « accusé son père, son frère et sa sœur de l’avoir abusé sexuellement ». Du point de vue du juge, sa crédibilité était minée par le fait que « malgré toutes ces allégations, elle n’avait aucune hésitation à vivre avec son père et sa sœur et à confier ses propres enfants à son père ». Éventuellement, cette femme a abandonné sa lutte en vue d’obtenir la garde et les enfants furent placés sous l’autorité de la grand-mère.
À Burlington, en Ontario, en 1995, l’intervenante d’un refuge rédigea une lettre en faveur d’une cliente au sujet de sa relation avec ses enfants, une petite fille de deux ans et un garçon de douze ans. Même si les enfants ne l’avaient rejointe au centre que depuis huit jours, l’employée n’a eu aucune hésitation à déclarer qu’elle était une « mère dévouée et affectueuse » et exprimait sa « profonde conviction » que la garde des enfants devait être attribuée à elle plutôt qu’au conjoint qu’elle venait de quitter.
Or, dans cette affaire, il s’est avéré que le dossier de cette mère n’avait rien de reluisant. Quatre années auparavant, la société de l’aide à l’enfance avait persuadé le tribunal qu’elle constituait un réel danger pour son fils et sa fille aînée, alors âgée de douze ans, qui ne l’avait pas suivi au refuge.
Après avoir supervisé la situation pendant trois mois, un travailleur de la Société de l’Aide à l’Enfance a mentionné au tribunal que les deux enfants « admettaient craindre leur mère la plupart du temps ». À une occasion, elle aurait menacé le conjoint avec un couteau en plus de menacer de s’enlever la vie. À un autre moment, elle aurait « ouvert la porte de l’auto qui filait sur l’autoroute en menaçant de sauter ». Le travailleur fit remarquer qu’à « chacune de ces occasions, les enfants étaient présents ». Malgré tout cela, le tribunal a quand même accordé la garde des enfants à la femme.
Dans un autre refuge situé à Orillia, Ontario, une travailleuse a rédigé en 1994 une lettre relative à l’attribution de la garde de deux garçons, âgée respectivement de deux et trois ans. Nonobstant le fait que la cause n’avait jamais été entendue devant les tribunaux, cette travailleuse affirmait que la mère « avait été agressée physiquement » par son conjoint avant de venir se refugier dans leur maison. Le simple fait d’être venu demander assistance auprès de leurs services constituait une preuve qu’elle était « un parent dévoué et consciencieux ». La lettre concluait avec l’affirmation que « cela occasionnerait un grand préjudice » aux enfants si la garde n’était pas dévolue à la mère. Grâce à cette lettre, la garde a effectivement été confiée à la mère.
En 1997, l’intervenante d’un refuge situé à Toronto a rédigé une lettre en faveur d’une femme hébergée depuis six semaines. Elle y affirmait résolument que la femme avait été abusée « physiquement et émotionnellement » par le conjoint qu’elle quittait et qu’en plus, « ses enfants étaient toute sa vie, » ce qui motivait tous les recours pour obtenir la garde de ses enfants. Cependant, dans un rapport daté d’une semaine avant la rédaction de cette lettre émanant du refuge, le psychologue qui avait rencontré la femme lors de son séjour avait noté que « jamais, elle n’avait été frappée physiquement » par le conjoint. La garde intérimaire a néanmoins été accordée à la mère.
Mme Baragar a déjà réussi à faire retirer du dossier de la cour certaines lettres émanant des centres de crise lorsque l’on tenta de les utiliser contre ses clients. « Techniquement, la règle de base est que vous n’êtes pas censé joindre aucun élément supplémentaire à l’affidavit de quelqu’un d’autre, » dit-elle. « Lorsque j’aperçois ce genre de lettre, je sors de mes gonds et j’insiste pour qu’elles soient produites dans un affidavit séparé et assermenté — ce qui me confère le droit de questionner l’auteur de la déclaration [Les travailleuses sociales], ce qui est suffisant pour les faire fuir. Elles n’aiment pas se compromettre au moyen d’affidavit ». De nombreux avocats dit-elle ne sont pas familiers avec ces tactiques.
Mary McManus, une avocate de Victoria, B.C., partage les préoccupations de Mme Baragar. Bien que partageant l’opinion que les « refuges sont très importants et jouent un rôle utile, » elle croit que les intervenantes devraient être prudentes lorsqu’elles expriment des opinions personnelles au sujet de situations dont elles n’ont qu’une connaissance fragmentaire.
« Les intervenantes dans les refuges proviennent de milieux divers en terme d”expérience et d’éducation. Ce qu’elles racontent peut bien être pertinent, mais peut tout autant ne pas l’être ».
Mme McManus concède que le tribunal « tend à accorder une place prépondérante au simple fait que la femme se soit rendue dans un refuge. J’ai une grande expérience des enquêtes sur caution lorsque des hommes sont accusés de maltraitance à l’égard de leurs conjointes. Le simple fait que la conjointe réside dans un refuge suffit à démontrer qu’il y a eu abus ».
Greta Smith, la directrice exécutrice de la Société des maisons de transition de la région du Yukon/Colombie-Britannique mentionne que son organisation n’a pas de politique établie au sujet des lettres favorable à ses clientes. Bien qu’elle admette qu’il soit « possible que certaines maisons de transition puissent rédiger des lettres d’appui, » l’idée la rend inconfortable.
«J’imagine qu’il me faudrait voir ces lettres. Je suis désolée, j’ai de la misère avec cela. Le fait que certaines personnes puissent rédiger des lettres sans avoir de sérieuses et valides raisons de le faire. Sans voir la lettre et sans connaître les circonstances, cela me serait difficile de m’étendre sur le sujet ».
Lorsqu’on lui pose la question s’il est possible que certaines femmes se présentent au refuge avec un plan stratégique en vue d’un procès, Mme Smith répond: « Tout est possible en ce bas monde, mais je ne crois pas que cela se produise ».
Louise Malenfant, une activiste communautaire à Winnipeg, surnomme les refuges « le guichet unique du divorce pour les femmes, » et semble préoccupée par la politique officielle de « ne pas poser de question ». Elle prétend qu’en plus d’aider les femmes qui font de fausses allégations de violence domestique, les refuges de sa ville ont participé à la fabrication de fausses accusations d’inceste.
Durant les quatre dernières années, Mme Malenfant a représenté quelques 62 individus qui prétendent avoir été faussement accusés d’attouchements sexuels durant les procédures de divorce. Dans un tiers de ces situations dit-elle, il y avait un refuge d’impliqué.
En 1996, durant les audiences publiques concernant la loi sur la famille et les services sociaux du Manitoba, Mme Malenfant a soutenu que les enfants étaient emmenés dans un local à l’écart de leurs mères, pour y être soumis à un programme de sensibilisation aux abus sexuels et questionnés de manière inappropriée par le personnel du centre.
« Si vous exposez de jeunes enfants à du matériel sexuellement explicite et les questionnez sans relâche pendant une semaine ou deux, l’enfant va finir par répéter la leçon qu’il a apprise, » affirme Mme Malenfant au National Post.
Elle soutient que même les mères qui n’auraient pas d’elles-mêmes accusé leurs conjoints d’inceste se sentaient obligé de prendre la situation très au sérieux lorsque les accusations survenaient à l’occasion d’un séjour au refuge. Mme Malenfant a fait une demande publique d’enquête au sujet des centres de refuge et a rédigé des lettres aux représentants du gouvernement dénonçant ce qui s’y trame. Le résultat, cet élément particulier semble avoir disparu. « C’est comme si quelqu’un avait balayé le problème sous le tapis, » raconte Mme Malenfant. « Je n’ai pas vu d’autre cas émanant d’un centre de crise depuis un an. Je ne sais pas ce que [le gouvernement] a fait; tout ce que je sais, c’est que la situation a cessé ».
« C’est extrêmement préoccupant, » raconte Mme Baragar au sujet du rôle joué par les centres de crise dans les situations de divorce et de garde. « D’un point de vue personnel, je m’emporte parce que je crois qu’il existe des situations particulières d’abus et je constate au tribunal comment ces cas sont traités plus légèrement en raison du mensonge omniprésent » qui y prévaut.
Au cours de la dernière année. Mme Baragar rapporte avoir vu un sens croissant de cynisme sur le banc.
« Les juges sont plus enclins à croire qu’il ne s’agit-là que de mensonges. Vous savez, nous en sommes rendus au point où tous les affidavits déposés mentionnaient une situation d’abus. Page après page, il ne s’agissait que d’abus et les affiants étaient disposés à se rendre au centre de crise à ce sujet.
Je veux dire, tout n’est pas de l’abus. Ce n’est pas parce qu’il ne s’agissait pas d’une lune de miel qu’il faut qualifier la situation d’abusive ».

Url court : http://is.gd/F6qU4Z

samedi 18 avril 2009

La SPVM et la censure




À l’heure de la mondialisation et d’internet, nous croyons naïvement que l’information circule librement à l’abri des ciseaux de la censure. Sur ce blog, les internautes avertis ont déjà été témoins que Michaëlle Jean, représentante de la Reine au Canada, Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire, Richard Desjardins, artiste, Henri Jacob, président de l'Action boréale, Serge Mongeau, écrivain, Roméo Saganash, Grand Conseil des Cris, Daniel Turp, ex-député péquiste de Mercier et Alexis Wawanoloath, ex-député péquiste d'Abitibi-Est Québec Solidaire (Solitaire ?) cautionnaient la censure.


Cette pratique digne des régimes les plus autoritaires ne sont pas moins présentes au sein de nos sociétés « démocratiques » comme nous le démontre l’exemple suivant. La vidéo supprimée du site DailyMotion après 316 visites appartient éminemment au domaine public dans la mesure où elle fut déposée en « preuve » dans un dossier en droit criminel au sein d’un appareil de justice qui prétend être transparent. Étant donné que cette vidéo met en scène des policières de la ville de Montréal et qu’elle révèle un aspect des plus sombres de leur travail de ripoux, ces policières SD Christiane Malenfant du Centre Opérationnel Ouest où la scène a été filmée et qui dirige l’entrevu, « un enquêteur formé au niveau des entrevues suggestives » selon sa collègue, la SD Annie Vigeant # 4350, responsable de « l’enquête » et Isabelle Maheux # 5193 PDQ 27 qui pour sa part a rédigé la fameuse déclaration écrite 2 semaines avant la capture vidéo et contredite par la requête en droit familial qui la produit, il y a fort à parier que la pression pour retirer l’enregistrement du Web émane de ces autorités.


Qu’est-ce que ces policières « FÉMINAZI » à l’œuvre au sein du SPVM ont tant à cacher au regard du public? Si elles ont tant honte de leur travail consistant à manipuler un enfant de 8 ans afin d’obtenir une déclaration destinée à incriminer son père, elles doivent désormais en porter l’odieux. Grâce à Internet, nous sommes maintenant en mesure d’exposer les manœuvres délictueuses de ces agents de police digne de la Gestapo en mission pour détruire la famille et par ricochet la société dans son ensemble.


URL court : http://past.is/TPAX

dimanche 25 janvier 2009

Goldwater et la misandrie ordinaire



Source
Dernier développement 16/07/2009 :

Conjoints de fait: Lola déboutée

Dernière minute 14/08/2008 :


Lettre ouverte de la coalition


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22 janvier 2009


L'Affaire du divorce à 50 millions $...
Des groupes de défense des hommes québécois demandent une rétractation complète et un blâme sévère à Me Anne-France Goldwater. L’Association L’Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec s’associe à cette demande.
Dans cette affaire de divorce hautement médiatisée, l'avocate de la partie demanderesse, Me Anne-France Goldwater, aurait fait, selon ce qu'en témoigne le Journal de Montréal, une déclaration absolument inacceptable, indigne des fonctions qu'elle occupe.
En citant Me Goldwater, l'article de David Santerre du Journal de Montréal nous apprend que « Les femmes dépensent plus d’argent pour leurs enfants alors que les hommes dépensent plus pour leurs voitures, a déclaré mercredi l’avocate de Lola (nom fictif), cette ex-conjointe d’un multimillionnaire québécois qu’elle tente de forcer à lui verser un magot faramineux »
Comment Me Goldwater peut-elle ainsi insulter tous les hommes et particulièrement tous les papas du Québec? Comment le Barreau pourra-t-il supporter que de tels commentaires qui portent ombrage à notre système de justice soient maintenus? Imaginez une seule seconde qu'un avocat fasse une telle déclaration sur la supposée irresponsabilité de toutes les femmes du Québec? Le laisserions-nous faire? Quelles seraient les conséquences?
Nous ne voulons pas commenter spécifiquement l'affaire du divorce concerné. Me Goldwater en voulant salir la réputation de l'ex de sa cliente salit de facto par ses commentaires et ses généralités outrageuses et sexistes tous les hommes du Québec, les pères en particulier.
Nous demandons donc que Me Golwater retire ses propos et qu'un blâme sévère lui soit émis pour ses commentaires qui ne contribuent en rien à l’indépendance de notre système de justice et au respect de nos institutions.
Le jugement hâtif porté par Me Golwater laisse un goût amer dans notre société. Il ne tient aucunement compte des chiffres du percepteur de pensions alimentaires qui confirme que 95% des payeurs de pensions sont des hommes, et qu'ils paient leur pension dans des proportions dépassant les 90%. Encore une fois, les hommes sont dénigrés!
Jean-François Plante
Animateur radio et porte parole de la coalition
Cell: 514-258-1926 Bur : 450 218-1258
Jean-Claude Boucher
Président
L'Après-rupture
Yvon Dallaire
Psychologue et auteur
Lise Bilodeau
Présidente
Association des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec
Serge Ferrand
Journaliste, réalisateur et auteur
Jean-Marc Bessette
dg Papa pour toujours...les enfants d'abord
Pauline Houle
Psychothérapeute et auteure
Georges Dupuy
Prés. Coalition pour la défense des droits des hommes
Réplique du millionnaire

Url court : http://is.gd/7rCTAB

lundi 12 mai 2008

Le mouvement Masculiniste au Québec


L'antiféminisme démasqué [1]

par François Brooks

Depuis quelques années, les hommes ont mené un combat qui commence à porter fruit. Le masculisme s'affirme maintenant de mieux en mieux et gagne des points sur plusieurs tableaux. Quant à elles, fort de leur pouvoir institutionnel bien acquis, les féministes militantes étaient restées plutôt silencieuses. Mais une frange de onze universitaires y voient là une menace. Sous la direction de Mélissa Blais et de Francis Dupuis-Déri, l'essai Le mouvement masculiniste au Québec : L'antiféminisme démasqué, publié aux Éditions du remue ménage, rappelle les femmes au combat.

Les auteur-e-s de ce collectif ne cherchent en rien la conciliation. Fièr-e-s militant-e-s féministes, ce sont des professeur-e-s et étudiantes dont le domaine se cantonne à la politique, au droit, à l’intervention sociale et au féminisme. Pas de psychologie et encore moins de philosophie. Ce sont des personnes de combat, pas des diplomates. L’homme y est donc présenté comme doté d’une essence maléfique et on invite prestement les femmes à les combattre. L’impasse de leur approche des relations hommes-femmes ressort vivement dans le paradoxe qui apparaît pages 116-117 où Mathieu Jobin postule la violence masculine contre les femmes comme organisation systémique. (Il insiste en le répétant 3 fois.) L’homme n’est donc pas une être émotionnel potentiellement victime d’égarements qui peuvent exceptionnellement l’emporter dans une violence irrationnelle regrettable, mais bien un être naturellement méchant, volontairement méchant et dont la méchanceté s’érige en système contre la femme. On est à la limite de la théorie des complots. Une essence diabolique masculine contre l’essence angélique féminine, dirait Jean-Philippe Trottier. Refusant la thèse de Jean-Pierre Gagnon qui affirme que l’agressivité naturelle des garçons doit être éduquée pour être canalisée convenablement, Jobin affirme l’agressivité masculine comme un mal. Il enferme donc l’homme dans une impasse de culpabilité ontologique un peu à la manière dont l’Église conçoit le péché originel. Ceci est doublement troublant puisque son chapitre est écrit par un homme qui s’enferme donc lui-même dans cette nature ontologique et avoue ainsi son agressivité exprimée ici contre… les hommes. Wow! On assiste à la conception d’un mal qui boucle sur lui-même et s’auto-génère. Hallucinant!

Ces militant-e-s nous construisent un univers conforme à la lecture de chacun dans sa discipline où la loi, le politique et le social nous produisent un monde qui s’érige en terme de luttes. Et que devient un combattant sans adversaire? Rien. L'adversaire masculin est donc leur raison d'être. Ils le créent à l'image de leur besoin de conflits. Ils nous donnent ainsi le sens de leur société en posant l’humanité comme un immense champ de bataille divisé en deux camps où le bourgeois est l'homme et le prolétaire, la femme.

Dès l’introduction, on met la table pour le conflit. Des mouvements hoministes, humanistes, virilistes et masculistes, point de distinctions. On crée rapidement l’amalgame « masculinisme » en esquivant (pour commodité) toute nuance possible. Nous qui avons déjà de la difficulté à être solidaires puisque chacun tient à ses propres nuances, ce féminisme vient de créer notre solidarité tout comme Hitler avait créé le Juif : la vermine à combattre sans distinction pour la variété des tribus et des coutumes de ces gens ; tout comme on insulte les noirs en les appelant tous ainsi alors qu'ils ne s'aiment pas toujours et détestent être amalgamés avec leurs ennemis de couleur. Même en parlant du féminisme, on convient généralement d'éviter le piège de les mettre toutes dans le même panier. Foin de ce détail. Nos féministes du livre rouge veulent un groupe homogène facile à cibler.

Les directeur-e-s de ces thèses affirment que le « masculinisme » ne porte pas, comme le féminisme, un projet de justice et d’égalité. Par cet argument d’autorité (étayé nulle part) ce féminisme confisque donc la vertu et retire aux mâles toute justification, comme si d’évidence, ce projet louable était de copyright féministe. L’équilibre est le féminisme en soi ; le masculisme, une menace à la justice et à l'égalité. La convergence n'est pas possible ; négocier avec l'homme équivaudrait à négocier avec l'ennemi.

En conclusion, on nie tout simplement que l’homme doive affronter une crise de masculinité exigeant un repositionnement de son identité comme si la réflexion des hommes sur eux-mêmes présentait une menace pour les femmes. La menace, conclue-t-on, est l’homme à combattre qui est fou, amer et désaxé ou alors universitaire, professionnel, journaliste et intellectuel participant d’un même élan, d’une même force de frappe… qu’il importe de contrer[2].

Je ne suis cité qu’une seule fois (dois-je m’en réjouir?) (p.87) hors contexte, par Mélissa Blais, pour appuyer (contre l’esprit de mon texte) le soi disant héroïsme de Marc Lépine. Le paradoxe c’est qu’elle ne semble même pas se rendre compte que, par le titre même de son chapitre, Marc Lépine : héros ou martyr?, elle l’érige en modèle dont elle fait l’éloge négative. C’était d’ailleurs le piège dont je mettais là en garde les féministes, et dans lequel elle saute à pied joints. Élisabeth Badinter l'avait vite compris en refusant de répondre à toute question concernant Lépine. Elle avait d’ailleurs dérouté Marie-France Bazzo qui insistait dans son interview devant lui répéter par deux fois qu’elle n’avait pas parlé de Lépine dans son livre Fausse route.

Yvon Dallaire, par contre, est cité plus que tout autre. Il est l’ennemi #1. Étant celui qui a le plus travaillé pour la cause des hommes ici comme à l'étranger, il bénéficie donc d’une visibilité médiatique proportionnelle. Et la visibilité médiatique des «masculinistes» est le premier monstre qu'il faut attaquer.

Bien sûr, on s'attaque allègrement aux plus vindicatifs dont Yves Pageau qui a l'honnêteté d'écrire tout ce qui lui passe par la tête en avouant ensuite le regretter. On est incapable de voir là l'humour pas plus que chez les Vaginocrates de Serge Ferrand. On peut rire des hommes sur la place publique mais rire des femmes est anathème tout comme on peut bien gonfler les statistiques de violence des hommes contre les femmes mais on se garde bien de parler de la violence des féministes masqué-e-s qui sont venu-e-s attaquer chez Ferrand scandant «À mort les masculinistes».

On critique allègrement Gilles Rondeau qui pourtant, dans son très modéré rapport, s'en est tenu qu'aux besoins des hommes sans jamais toucher à un seul cheveu féministe. On a même trouvé le moyen de critiquer le tout rose Guy Corneau qui, c'est bien connu, remplit ses salles de femmes admiratives avec les propos les plus conciliants.

Résumé des principales lacunes de ce livre :

1.

Le titre est inopportun parce que le nom de «masculinisme» pour désigner tous les groupes qui oeuvrent pour la cause des hommes est loin de faire consensus. Le titre est doublement inopportun puisque l'antiféminisme s'exprime ouvertement, sans agenda caché, et n'a donc pas à être «démasqué», comme auraient dû l'être les féministes qui ont attaqué chez Serge Ferrand.
2.

Il nous présente un agenda mal défini au programme négatif ne proposant que le combat hostile sans jamais songer au compromis.
3.

L'argumentaire mal étayé ou déficient est sans racines philosophiques, truffé de citations à l'emporte pièce souvent infidèles à l'esprit de l'auteur et toujours visant à appuyer leurs thèses négatives sur tous les groupes ou individus qui oeuvrent pour la cause des hommes.
4.

C'est un essai à vision restreinte qui n'a pas peur de ses incohérences puisqu'il est incapable de les détecter.
5.

(En passant, pour rectifier la référence erronée de la page 14, l'ANCQ c'est l'Action des Nouvelles Conjointes et Conjoints du Québec fondée par Mme Lise Bilodeau.).
6.

La rhétorique est peu convaincante, procédant par sauts et arguments d'autorité sans faire appel au raisonnement du lecteur.
7.

(En passant on a oublié de mentionner Nicole Gagnon L'Antiféministe qui a un argumentaire passablement plus solide et fut la première à afficher ouvertement sa liberté contre les féministes qui s'arrogent le droit de confisquer l'identité féminine.)
8.

Et pour finir, la couverture est à l'image des enjeux qu'on appelle à combattre : il y a belle lurette que les hommes n'affichent plus leur identité avec la grosseur de leurs biceps ; de même qu'il y a belle lurette que le partage des tâches ménagères relève du domaine privé où chaque couple négocie depuis un arrangement maison qui lui convienne.

Ce livre est décevant non pas parce qu'on s'attaque à ce que les auteur-e-s appellent le «masculinisme», mais parce que les attaques font l'effet de pétards mouillés. C'est dommage parce qu'on aurait bien aimé lire un ouvrage bien argumenté qui nous apprenne quelque chose de neuf et ouvre des perspectives sinon conciliatrices, au moins propices à susciter le débat. On n'y trouve rien qu'une fusillade en règle de tout ce qui porte des couilles, maquillé d'un discours de forme pseudo universitaire qui appelle aux armes des militantes qui, ne soyons pas dupes, auront bien du mal à se reconnaître encore aujourd'hui dans ce féminisme radical suranné qui justifie encore les mensonges statistiques pour appuyer sa cause. Aucun des arguments documentés par les différents auteurs cités n'a véritablement été débouté de manière convaincante. À commencer par l'auteur de ces lignes qui, à en croire Mélissa Blais, pourrait laisser entendre à la possibilité de voir en Marc Lépine un héros politique. Voilà bien une lecture à contre sens de mon texte Marc Lépine et les féministes (jugez par vous-même). N'est-il pas inquiétant de constater que nos universités hébergent une telle malhonnêteté intellectuelle?

Mais pourquoi ces féministes veulent-elles à tout prix entretenir l'homme dans son rôle de méchant dominateur à combattre? J’ai senti quelque part de la peur dans ce livre ; pas une peur qu’on cherche à dissiper où à solutionner, mais une peur qu’on cherche à justifier, à entretenir. Pour que ce type de féminisme perdure, il faut des hommes qui acceptent de jouer le rôle qu’on leur désigne. Dans le domaine de la prise de conscience, depuis 40 ans, certaines femmes se sont donné à raison un pouvoir enviable sur leur propre vies. Ces féministes auraient-elles peur que les mâles se mettent à réfléchir sur leur propre condition d’hommes et se libèrent à leur tour? La Boétie, dans son Discours de la servitude volontaire nous dit : « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libre ». Maintenant que des hommes commencent à se donner du pouvoir sur leur propres vies, ces féministes y verraient-elles la menace d’une perte de pouvoir? Le pouvoir des femmes, c’est le désir des hommes, me répète souvent mon ami Daniel.

Si le féminisme est parvenu à ses fins ce mouvement n'a donc plus de raison d'être. Et s'il a dépassé ses objectifs, c'est maintenant le masculisme qui est plus légitimé que jamais. À cet effet, la population étudiante à l'UQAM a depuis dix ans dépassé l'objectif d'égalité et produit bien davantage de femmes diplômées (Lire l'article À l'UQAM, plus de 60% des étudiants sont … des étudiantes!). Pourquoi le collectif féministe de cet essai composé exclusivement d'universitaires passe-t-il ces faits totalement sous silence?

François Brooks

[1] Le livre Le mouvement masculiniste au Québec, l'antiféminisme démasqué, publié aux éditions du Remue-Ménage, est paru le 1er mai 2008. Il regroupe les textes de 11 auteurs, sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri : Janik Bastien Charlebois, Louise Brossard, Karine Foucault, Mathieu Jobin, Diane Lamoureux, Ève-Marie Lampron, Josianne Lavoie et Émilie St-Pierre. Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri sont passés à l'émission Vous êtes ici de Radio-Canada (Cliquer ici pour écouter l'entrevue).

[2] op. cit. p. 252.

dimanche 27 avril 2008

Brisons le mensonge

Barbara Kay questionne l’actuelle campagne d’ « information » du gouvernement du Québec sur les agressions sexuelles envers les femmes.

Le gouvernement du Québec, plus précisément le ministère québécois de la Condition féminine, doit fournir certaines explications.

Au cours de ces dernières semaines, ce ministère inonde les médias, tant écrits que visuels, au moyen d’une campagne d’ « information » centrée sur la problématique de l'agression sexuelle envers les femmes.

Le clip télévisuel est particulièrement puissant. Dans celui-ci, une jeune femme d’allure saine - elle pourrait être âgée quelque part entre 17 à 25 – à la chevelure vaporeuse encadrant un visage angélique, est assisse sur un tabouret et s’adresse directement au téléspectateur. Elle déclame sur un ton calme et grave, sans émotion, à la caméra : « Une femme sur trois au Québec est la victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie. » Puis, après une pause lourde de sens : «Je suis l'une d'entre elles. » Fin de la bande.

Une femme sur trois au Québec? Statistique Canada nous indique qu'au cours des cinq dernières années, le taux d’agression sexuelle envers les femmes est de 8%. D'où provient cette extraordinaire disparité entre les chiffres ?

Impossible de le savoir à partir de la réclame. Ni la télévision, ni dans la brochure imprimée du type encart inséré dans les journaux ne mentionne la source, et encore moins la méthodologie utilisée pour en arriver à ce chiffre. Il n'y a aucune explication à l’effet que l'expression « agression sexuelle » correspond à la définition figurant dans le Code criminel canadien, ou si le chiffre repose sur d'autres définitions beaucoup plus vagues. Peut-être qu'un coup de sifflet émis par un travailleur de la construction lors du passage d’une jolie femme fait partie du calcul statistique? Nous n'avons aucune idée.

Nous ne savons même pas à quelle portion de la population cette statistique s'applique. S’agit-il de la population féminine adulte, incluant les enfants ou les femmes de 18-25?

Ce ne serait certainement pas la première fois que des statistiques sur les agressions sexuelles ont apparemment été puisées dans un chapeau. Je ne peux pas compter le nombre de fois où j'ai vu des « études » émanant des refuges pour femmes en difficulté ou autres organisations féministes dont la méthodologie ne passerait jamais le test élémentaire de sociologie 101, énonçant les « statistiques » les plus absurdes qui induiraient le lecteur à croire que les femmes risquent leurs vies simplement à déambuler sur la rue.

Denis Laroche, un chercheur de l'Institut de la statistique du Québec, confirme que mon scepticisme est justifié. Il a répondu à ma question sur cette statistique dans un courriel : «Nous avons déjà vu certains chiffres extrêmement élevés circulant dans le passé qui, une fois vérifiés, se sont
avérés complètement faux, soit parce que le chiffre était une pure invention ou encore parce qu'il résultait d'une interprétation que la méthode utilisée interdit. Le plus étonnant, c'est que ces chiffres erronés émanent de sources que l'on considère généralement officielles au Québec. »

Il est scandaleusement irresponsable pour un gouvernement provincial de véhiculer comme un fait statistique avéré, des donnés hors contexte au point d’être vide de sens ou simplement concoctées en fonction de l’idéologie dominante au sein du ministère qui les produit. Quoi qu'il en soit, ce sont les contribuables qui financent ces pratiques aussi frauduleuses qu’alarmisme. Nous méritons une explication, des excuses et une rétractation de la campagne publicitaire. Et la ministre responsable de cet affront doit démissionner.

Source

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001