mercredi 29 mai 2013
mardi 14 février 2012
La dérive vers l'obscurantisme

«À titre de victime, Soljenitsyne en est venu progressivement à comprendre que tout le blâme pour l'appareil répressif d'État de terreur et de destruction ne pouvait reposer sur les épaules d'un seul homme, en l’occurrence Staline. Ce système n'a été possible parce que l'homme en question bénéficiait de la collaboration active des chefs de gouvernement, des fonctionnaires d'autres partis et des membres de la police secrète, des forces militaires et des services pénitenciers, des grandes institutions sociales et culturelles et des citoyens ordinaires de l’Union Soviétique. Tout était devenu corrompu ou a sombré dans la soumission et tous en ont partagé la responsabilité et la culpabilité, y compris Soljenitsyne lui-même, comme il en vint progressivement à le réaliser. Mais ce qui a rendu possible l'ampleur de la cruauté et de la destruction, c'est que tous les collaborateurs se justifiaient des actions qu'ils accomplissaient. De leur point de vue, ils n'ont pas commis de mauvaises actions, mais plutôt adoptés des comportements perçus comme souhaitables selon l’idéologie en vogue sous le régime en place. »
URL court : http://past.is/TPM9
mercredi 13 janvier 2010
Fait d'hiver ?
Ou violence conjugale exemplaire ?
A mon avis, il serait scandaleux que la saga Tiger Wood en reste au « fait d’hiver » !
Car quand une femme connue, comme Marie Trintignant meurt dans un drame conjugal où alcool et drogue ont joué une part non négligeable, l’Internationale Féministe fait sonner le rappel des troupes.
Pourquoi n’en serait pas de même pour les mouvements de pères ou de défense des hommes dans ce cas ?
Il s’agit d’une affaire tout aussi exemplaire, sinon plus, de violence conjugale dont l’auteurE serait une femme, coupable d’une double tentative de meurtre !
La première fois, avec préméditation et avec arme ‘( club de golf ), sur victime sans défense, causant de graves lésions (joue fendue, 2 dents cassées ).
Puis , la deuxième fois, après poursuite armée ( club ou bâton ?) attaque délibérée de la voiture de la victime fuyant les lieux ce qui provoque un accident qui aurait pu être mortel lui aussi !
Avec quelles conséquences pour l’auteurE de cette double tentative de meurtre ?
Pas d’enquête, ni de la Police, ni de la Justice.
Donc totale impunité pour l’agresseuse !
Mieux, on apprend qu’elle va être récompensée par un divorce qui lui rapporterait 300 millions de $ !
S’agissant de personnes aussi médiatisées, l’affaire a une valeur d’exemple.
Comment l’auteure d’une agression aussi féroce pourrait-elle non seulement rester impunie, mais de plus récompensée ?
Il s’agirait là d’une incitation publique à la violence conjugale des femmes
De plus, va-t-on confier 2 jeunes enfants à une femme d’une telle violence ?
Le moins que la justice et la police puissent faire, c’est enquêter sérieusement sur cette affaire.
Des millions d’hommes et de femmes veulent savoir la vérité : ce n’est plus une affaire privée !
Martin Clement
Voici maintenant la version livrée par Pat Burns sur les ondes de CKAC au sujet de l'«incident»
«Le jour du Thanksgiving, après le repas, Tiger Woods regardait du football dans le salon tout en envoyant des messages texte à Rachel, la fameuse blonde. Chaque fois qu'il recevait un message d'elle, il l'effaçait. Entre temps, un de ses amis, basé à Orlando, l'a invité à aller jouer au poker. Vers 19h30, il est allé se changer, puis a quitté. Il a oublié son téléphone sur la table à café dans le salon. Rachel, pendant ce temps, continuait à lui écrire des messages textes.
Sa femme a vu les messages. Lors de son retour, vers 23h30 ou minuit, elle l'attendait à la porte. Elle lui demandait ce que c'était, ces messages, et qui était cette femme.
Tiger est monté au deuxième étage, revêtant un t-shirt et des shorts. Il persistait à lui dire qu'il n'y avait rien là. Il est retourné devant la télé... puis tout à coup. PAF! Un coup de fer-9 dans le visage!
Apparemment, ça a causé une grosse coupure dans sa joue. Il aurait notamment perdu deux dents. Il est sorti de la maison en courant, sans souliers. Erin l'aurait suivi avec le bâton. Il a embarqué dans son Escalade. Elle l'a suivi et a fracassé deux ou trois vitres. C'est pour ça qu'il est entré dans l'arbre.
Ils l'ont amené à l'hôpital à Orlando. Erin était dans l'ambulance avec lui et a appelé son agent. Il leur a suggéré de le rencontrer à l'hôpital. Une fois arrivés, les médecins ont déclaré qu'il faudrait une chirurgie plastique pour réparer les dents cassées, mais qu'un seul établissement pouvait le faire, à Phoenix. L'agent a fait réchauffer le jet pour qu'il quitte pour Phoenix, où on pouvait lui arranger le visage. Ceci explique son absence lorsque les policiers voulaient le rencontrer, les jours suivants.»
dimanche 21 juin 2009
Bonne fête des pères !
En ce jour de la fête des pères, il aurait été naïf de croire que les activistes à l’œuvre au sein de cette société soi-disant égalitaire laissent un moment de répit aux pères de famille. Dans cette incessante guerre des sexes, il n’y aura pas de cessez le feu semble-t-il. Dans son édition du samedi 20 juin 2009, nous retrouvons en effet en page 6 du « Calgary Herald » la surprenante annonce suivante. Dans toute société normalement constituée, un tel message haineux et profondément sexiste n’aurait jamais été publié. Mais au Canada, il est d’usage de jeter de l’huile sur le feu sans qu’aucun politicien ne s’en indigne.
Pour sa part, « The Gazette » publie en ce dimanche
si pénible pour les pères de famille privés de l’accès à leurs enfants, de la jouissance de leurs biens et de l’accès à la justice fondamentale, cette caricature tout aussi insultante pour la condition masculine. Faut-il s’étonner que les hommes dénigrés de la sorte refusent de s’engager et de se reproduire ?
samedi 20 juin 2009
Aaron Russo sur l’origine du féminisme
Cliquez sur l'image afin d'accéder à la vidéo
Une des questions que Nick Rockefeller m’a posée lors de cette rencontre fut la suivante : « D’après toi, quel était la véritable intention derrière l’avènement du mouvement de libération des femmes ? » Je lui ai répondu que les femmes cherchaient à obtenir des droits égaux sur le marché du travail, à obtenir un salaire égal pour un travail équivalent de la même manière qu’elles avaient obtenu le droit de vote. Sur ce commentaire, il a éclaté de rire et m’a rétorqué : « Tu es un idiot. » Et pourquoi suis-je donc un idiot ? « Je vais te dire quel était le véritable but derrière le mouvement d’émancipation des femmes. Ce sont nous de la fondation Rockefeller qui avons fondé ce mouvement. Nous l’avons fondé et en avons fait la promotion au moyen des journaux et des chaines de télévision contrôlés par la fondation Rockefeller. Il y avait deux raisons principales pour favoriser l’expansion de ce mouvement. Premièrement, nous ne pouvions soutirer de l’impôt sur les revenus de la moitié de la population avant l’avènement du mouvement de libération des femmes. Ensuite, depuis son avènement, les enfants fréquentent l’école et les garderies à un âge beaucoup plus précoce où il est possible de les endoctriner et de modeler leur conception du monde dès leur tout jeune âge en plus de détruire la famille traditionnelle. Les enfants considèrent maintenant l’état comme étant un substitut de la famille. L’école et l’autorité qu’elle représente se substitue désormais à la famille d’antan et les parents ont abandonné leur rôle d’éducateurs auprès de leurs progéniture. Voilà les 2 principales raisons derrière le mouvement de libération des femmes. » Initialement, je croyais qu’il s’agissait d’un mouvement noble mais lorsque j’ai compris leurs véritables intentions qui se tramaient en coulisse, l’origine du mouvement et l’idéologie qui le supporte, j’ai compris l’intension perverse dissimulée derrière un mouvement que je considérais auparavant comme noble …
Voici maintenant le point de vue d'Alain Soral sur le même sujet
Url court : http://bit.ly/1gIDEeQ
jeudi 21 mai 2009
Brisons le mensonge
Ces commentaires courageux détonnent dans l’univers médiatique où règne en maître le politiquement correct. Ils ont été diffusés par une chaine reconnue pour son conservatisme et son asservissement aux diktats de la modernité. Le vent de la raison serait-il en train de balayer la place publique du mensonge féministe ? Verra-t-on un jour les journalistes à la solde de groupe Québécor, de l’empire Gesca ou de la SRC emboîter le pas ? À mon humble avis, ce n’est qu’une question de temps car la vérité finit toujours par triompher sur le mensonge, si gros puisse-t-il être…mercredi 6 mai 2009
Le guichet unique du divorce
samedi 18 avril 2009
La SPVM et la censure
À l’heure de la mondialisation et d’internet, nous croyons naïvement que l’information circule librement à l’abri des ciseaux de la censure. Sur ce blog, les internautes avertis ont déjà été témoins que Michaëlle Jean, représentante de
Cette pratique digne des régimes les plus autoritaires ne sont pas moins présentes au sein de nos sociétés « démocratiques » comme nous le démontre l’exemple suivant. La vidéo supprimée du site DailyMotion après 316 visites appartient éminemment au domaine public dans la mesure où elle fut déposée en « preuve » dans un dossier en droit criminel au sein d’un appareil de justice qui prétend être transparent. Étant donné que cette vidéo met en scène des policières de la ville de Montréal et qu’elle révèle un aspect des plus sombres de leur travail de ripoux, ces policières SD Christiane Malenfant du Centre Opérationnel Ouest où la scène a été filmée et qui dirige l’entrevu, « un enquêteur formé au niveau des entrevues suggestives » selon sa collègue,
Qu’est-ce que ces policières « FÉMINAZI » à l’œuvre au sein
URL court : http://past.is/TPAX
dimanche 25 janvier 2009
Goldwater et la misandrie ordinaire
Source
Conjoints de fait: Lola déboutée
«Lola» va en appel

Lola contre Éric prise 2
Débat au sujet de l'obligation alimentaire entre conjoints de faitsLettre ouverte de la coalition
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L'Affaire du divorce à 50 millions $...
Animateur radio et porte parole de la coalition Cell: 514-258-1926
Président
L'Après-rupture
Psychologue et auteur
Présidente
Association des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec
Journaliste, réalisateur et auteur
dg Papa pour toujours...les enfants d'abord
Psychothérapeute et auteure
Prés. Coalition pour la défense des droits des hommes
Url court : http://is.gd/7rCTAB
vendredi 20 juin 2008
lundi 12 mai 2008
Le mouvement Masculiniste au Québec
L'antiféminisme démasqué [1]
par François Brooks
Depuis quelques années, les hommes ont mené un combat qui commence à porter fruit. Le masculisme s'affirme maintenant de mieux en mieux et gagne des points sur plusieurs tableaux. Quant à elles, fort de leur pouvoir institutionnel bien acquis, les féministes militantes étaient restées plutôt silencieuses. Mais une frange de onze universitaires y voient là une menace. Sous la direction de Mélissa Blais et de Francis Dupuis-Déri, l'essai Le mouvement masculiniste au Québec : L'antiféminisme démasqué, publié aux Éditions du remue ménage, rappelle les femmes au combat.
Les auteur-e-s de ce collectif ne cherchent en rien la conciliation. Fièr-e-s militant-e-s féministes, ce sont des professeur-e-s et étudiantes dont le domaine se cantonne à la politique, au droit, à l’intervention sociale et au féminisme. Pas de psychologie et encore moins de philosophie. Ce sont des personnes de combat, pas des diplomates. L’homme y est donc présenté comme doté d’une essence maléfique et on invite prestement les femmes à les combattre. L’impasse de leur approche des relations hommes-femmes ressort vivement dans le paradoxe qui apparaît pages 116-117 où Mathieu Jobin postule la violence masculine contre les femmes comme organisation systémique. (Il insiste en le répétant 3 fois.) L’homme n’est donc pas une être émotionnel potentiellement victime d’égarements qui peuvent exceptionnellement l’emporter dans une violence irrationnelle regrettable, mais bien un être naturellement méchant, volontairement méchant et dont la méchanceté s’érige en système contre la femme. On est à la limite de la théorie des complots. Une essence diabolique masculine contre l’essence angélique féminine, dirait Jean-Philippe Trottier. Refusant la thèse de Jean-Pierre Gagnon qui affirme que l’agressivité naturelle des garçons doit être éduquée pour être canalisée convenablement, Jobin affirme l’agressivité masculine comme un mal. Il enferme donc l’homme dans une impasse de culpabilité ontologique un peu à la manière dont l’Église conçoit le péché originel. Ceci est doublement troublant puisque son chapitre est écrit par un homme qui s’enferme donc lui-même dans cette nature ontologique et avoue ainsi son agressivité exprimée ici contre… les hommes. Wow! On assiste à la conception d’un mal qui boucle sur lui-même et s’auto-génère. Hallucinant!
Ces militant-e-s nous construisent un univers conforme à la lecture de chacun dans sa discipline où la loi, le politique et le social nous produisent un monde qui s’érige en terme de luttes. Et que devient un combattant sans adversaire? Rien. L'adversaire masculin est donc leur raison d'être. Ils le créent à l'image de leur besoin de conflits. Ils nous donnent ainsi le sens de leur société en posant l’humanité comme un immense champ de bataille divisé en deux camps où le bourgeois est l'homme et le prolétaire, la femme.
Dès l’introduction, on met la table pour le conflit. Des mouvements hoministes, humanistes, virilistes et masculistes, point de distinctions. On crée rapidement l’amalgame « masculinisme » en esquivant (pour commodité) toute nuance possible. Nous qui avons déjà de la difficulté à être solidaires puisque chacun tient à ses propres nuances, ce féminisme vient de créer notre solidarité tout comme Hitler avait créé le Juif : la vermine à combattre sans distinction pour la variété des tribus et des coutumes de ces gens ; tout comme on insulte les noirs en les appelant tous ainsi alors qu'ils ne s'aiment pas toujours et détestent être amalgamés avec leurs ennemis de couleur. Même en parlant du féminisme, on convient généralement d'éviter le piège de les mettre toutes dans le même panier. Foin de ce détail. Nos féministes du livre rouge veulent un groupe homogène facile à cibler.
Les directeur-e-s de ces thèses affirment que le « masculinisme » ne porte pas, comme le féminisme, un projet de justice et d’égalité. Par cet argument d’autorité (étayé nulle part) ce féminisme confisque donc la vertu et retire aux mâles toute justification, comme si d’évidence, ce projet louable était de copyright féministe. L’équilibre est le féminisme en soi ; le masculisme, une menace à la justice et à l'égalité. La convergence n'est pas possible ; négocier avec l'homme équivaudrait à négocier avec l'ennemi.
En conclusion, on nie tout simplement que l’homme doive affronter une crise de masculinité exigeant un repositionnement de son identité comme si la réflexion des hommes sur eux-mêmes présentait une menace pour les femmes. La menace, conclue-t-on, est l’homme à combattre qui est fou, amer et désaxé ou alors universitaire, professionnel, journaliste et intellectuel participant d’un même élan, d’une même force de frappe… qu’il importe de contrer[2].
Je ne suis cité qu’une seule fois (dois-je m’en réjouir?) (p.87) hors contexte, par Mélissa Blais, pour appuyer (contre l’esprit de mon texte) le soi disant héroïsme de Marc Lépine. Le paradoxe c’est qu’elle ne semble même pas se rendre compte que, par le titre même de son chapitre, Marc Lépine : héros ou martyr?, elle l’érige en modèle dont elle fait l’éloge négative. C’était d’ailleurs le piège dont je mettais là en garde les féministes, et dans lequel elle saute à pied joints. Élisabeth Badinter l'avait vite compris en refusant de répondre à toute question concernant Lépine. Elle avait d’ailleurs dérouté Marie-France Bazzo qui insistait dans son interview devant lui répéter par deux fois qu’elle n’avait pas parlé de Lépine dans son livre Fausse route.
Yvon Dallaire, par contre, est cité plus que tout autre. Il est l’ennemi #1. Étant celui qui a le plus travaillé pour la cause des hommes ici comme à l'étranger, il bénéficie donc d’une visibilité médiatique proportionnelle. Et la visibilité médiatique des «masculinistes» est le premier monstre qu'il faut attaquer.
Bien sûr, on s'attaque allègrement aux plus vindicatifs dont Yves Pageau qui a l'honnêteté d'écrire tout ce qui lui passe par la tête en avouant ensuite le regretter. On est incapable de voir là l'humour pas plus que chez les Vaginocrates de Serge Ferrand. On peut rire des hommes sur la place publique mais rire des femmes est anathème tout comme on peut bien gonfler les statistiques de violence des hommes contre les femmes mais on se garde bien de parler de la violence des féministes masqué-e-s qui sont venu-e-s attaquer chez Ferrand scandant «À mort les masculinistes».
On critique allègrement Gilles Rondeau qui pourtant, dans son très modéré rapport, s'en est tenu qu'aux besoins des hommes sans jamais toucher à un seul cheveu féministe. On a même trouvé le moyen de critiquer le tout rose Guy Corneau qui, c'est bien connu, remplit ses salles de femmes admiratives avec les propos les plus conciliants.
Résumé des principales lacunes de ce livre :
1.
Le titre est inopportun parce que le nom de «masculinisme» pour désigner tous les groupes qui oeuvrent pour la cause des hommes est loin de faire consensus. Le titre est doublement inopportun puisque l'antiféminisme s'exprime ouvertement, sans agenda caché, et n'a donc pas à être «démasqué», comme auraient dû l'être les féministes qui ont attaqué chez Serge Ferrand.
2.
Il nous présente un agenda mal défini au programme négatif ne proposant que le combat hostile sans jamais songer au compromis.
3.
L'argumentaire mal étayé ou déficient est sans racines philosophiques, truffé de citations à l'emporte pièce souvent infidèles à l'esprit de l'auteur et toujours visant à appuyer leurs thèses négatives sur tous les groupes ou individus qui oeuvrent pour la cause des hommes.
4.
C'est un essai à vision restreinte qui n'a pas peur de ses incohérences puisqu'il est incapable de les détecter.
5.
(En passant, pour rectifier la référence erronée de la page 14, l'ANCQ c'est l'Action des Nouvelles Conjointes et Conjoints du Québec fondée par Mme Lise Bilodeau.).
6.
La rhétorique est peu convaincante, procédant par sauts et arguments d'autorité sans faire appel au raisonnement du lecteur.
7.
(En passant on a oublié de mentionner Nicole Gagnon L'Antiféministe qui a un argumentaire passablement plus solide et fut la première à afficher ouvertement sa liberté contre les féministes qui s'arrogent le droit de confisquer l'identité féminine.)
8.
Et pour finir, la couverture est à l'image des enjeux qu'on appelle à combattre : il y a belle lurette que les hommes n'affichent plus leur identité avec la grosseur de leurs biceps ; de même qu'il y a belle lurette que le partage des tâches ménagères relève du domaine privé où chaque couple négocie depuis un arrangement maison qui lui convienne.
Ce livre est décevant non pas parce qu'on s'attaque à ce que les auteur-e-s appellent le «masculinisme», mais parce que les attaques font l'effet de pétards mouillés. C'est dommage parce qu'on aurait bien aimé lire un ouvrage bien argumenté qui nous apprenne quelque chose de neuf et ouvre des perspectives sinon conciliatrices, au moins propices à susciter le débat. On n'y trouve rien qu'une fusillade en règle de tout ce qui porte des couilles, maquillé d'un discours de forme pseudo universitaire qui appelle aux armes des militantes qui, ne soyons pas dupes, auront bien du mal à se reconnaître encore aujourd'hui dans ce féminisme radical suranné qui justifie encore les mensonges statistiques pour appuyer sa cause. Aucun des arguments documentés par les différents auteurs cités n'a véritablement été débouté de manière convaincante. À commencer par l'auteur de ces lignes qui, à en croire Mélissa Blais, pourrait laisser entendre à la possibilité de voir en Marc Lépine un héros politique. Voilà bien une lecture à contre sens de mon texte Marc Lépine et les féministes (jugez par vous-même). N'est-il pas inquiétant de constater que nos universités hébergent une telle malhonnêteté intellectuelle?
Mais pourquoi ces féministes veulent-elles à tout prix entretenir l'homme dans son rôle de méchant dominateur à combattre? J’ai senti quelque part de la peur dans ce livre ; pas une peur qu’on cherche à dissiper où à solutionner, mais une peur qu’on cherche à justifier, à entretenir. Pour que ce type de féminisme perdure, il faut des hommes qui acceptent de jouer le rôle qu’on leur désigne. Dans le domaine de la prise de conscience, depuis 40 ans, certaines femmes se sont donné à raison un pouvoir enviable sur leur propre vies. Ces féministes auraient-elles peur que les mâles se mettent à réfléchir sur leur propre condition d’hommes et se libèrent à leur tour? La Boétie, dans son Discours de la servitude volontaire nous dit : « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libre ». Maintenant que des hommes commencent à se donner du pouvoir sur leur propres vies, ces féministes y verraient-elles la menace d’une perte de pouvoir? Le pouvoir des femmes, c’est le désir des hommes, me répète souvent mon ami Daniel.
Si le féminisme est parvenu à ses fins ce mouvement n'a donc plus de raison d'être. Et s'il a dépassé ses objectifs, c'est maintenant le masculisme qui est plus légitimé que jamais. À cet effet, la population étudiante à l'UQAM a depuis dix ans dépassé l'objectif d'égalité et produit bien davantage de femmes diplômées (Lire l'article À l'UQAM, plus de 60% des étudiants sont … des étudiantes!). Pourquoi le collectif féministe de cet essai composé exclusivement d'universitaires passe-t-il ces faits totalement sous silence?
François Brooks
[1] Le livre Le mouvement masculiniste au Québec, l'antiféminisme démasqué, publié aux éditions du Remue-Ménage, est paru le 1er mai 2008. Il regroupe les textes de 11 auteurs, sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri : Janik Bastien Charlebois, Louise Brossard, Karine Foucault, Mathieu Jobin, Diane Lamoureux, Ève-Marie Lampron, Josianne Lavoie et Émilie St-Pierre. Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri sont passés à l'émission Vous êtes ici de Radio-Canada (Cliquer ici pour écouter l'entrevue).
[2] op. cit. p. 252.
dimanche 27 avril 2008
Brisons le mensonge
Barbara Kay questionne l’actuelle campagne d’ « information » du gouvernement du Québec sur les agressions sexuelles envers les femmes.
Le gouvernement du Québec, plus précisément le ministère québécois de la Condition féminine, doit fournir certaines explications.
Au cours de ces dernières semaines, ce ministère inonde les médias, tant écrits que visuels, au moyen d’une campagne d’ « information » centrée sur la problématique de l'agression sexuelle envers les femmes.
Le clip télévisuel est particulièrement puissant. Dans celui-ci, une jeune femme d’allure saine - elle pourrait être âgée quelque part entre 17 à 25 – à la chevelure vaporeuse encadrant un visage angélique, est assisse sur un tabouret et s’adresse directement au téléspectateur. Elle déclame sur un ton calme et grave, sans émotion, à la caméra : « Une femme sur trois au Québec est la victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie. » Puis, après une pause lourde de sens : «Je suis l'une d'entre elles. » Fin de la bande.
Une femme sur trois au Québec? Statistique Canada nous indique qu'au cours des cinq dernières années, le taux d’agression sexuelle envers les femmes est de 8%. D'où provient cette extraordinaire disparité entre les chiffres ?
Impossible de le savoir à partir de la réclame. Ni la télévision, ni dans la brochure imprimée du type encart inséré dans les journaux ne mentionne la source, et encore moins la méthodologie utilisée pour en arriver à ce chiffre. Il n'y a aucune explication à l’effet que l'expression « agression sexuelle » correspond à la définition figurant dans le Code criminel canadien, ou si le chiffre repose sur d'autres définitions beaucoup plus vagues. Peut-être qu'un coup de sifflet émis par un travailleur de la construction lors du passage d’une jolie femme fait partie du calcul statistique? Nous n'avons aucune idée.
Nous ne savons même pas à quelle portion de la population cette statistique s'applique. S’agit-il de la population féminine adulte, incluant les enfants ou les femmes de 18-25?
Ce ne serait certainement pas la première fois que des statistiques sur les agressions sexuelles ont apparemment été puisées dans un chapeau. Je ne peux pas compter le nombre de fois où j'ai vu des « études » émanant des refuges pour femmes en difficulté ou autres organisations féministes dont la méthodologie ne passerait jamais le test élémentaire de sociologie 101, énonçant les « statistiques » les plus absurdes qui induiraient le lecteur à croire que les femmes risquent leurs vies simplement à déambuler sur la rue.
Denis Laroche, un chercheur de l'Institut de la statistique du Québec, confirme que mon scepticisme est justifié. Il a répondu à ma question sur cette statistique dans un courriel : «Nous avons déjà vu certains chiffres extrêmement élevés circulant dans le passé qui, une fois vérifiés, se sont avérés complètement faux, soit parce que le chiffre était une pure invention ou encore parce qu'il résultait d'une interprétation que la méthode utilisée interdit. Le plus étonnant, c'est que ces chiffres erronés émanent de sources que l'on considère généralement officielles au Québec. »
Il est scandaleusement irresponsable pour un gouvernement provincial de véhiculer comme un fait statistique avéré, des donnés hors contexte au point d’être vide de sens ou simplement concoctées en fonction de l’idéologie dominante au sein du ministère qui les produit. Quoi qu'il en soit, ce sont les contribuables qui financent ces pratiques aussi frauduleuses qu’alarmisme. Nous méritons une explication, des excuses et une rétractation de la campagne publicitaire. Et la ministre responsable de cet affront doit démissionner.
