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mardi 1 juin 2010

Nouvelle de Chine


Chine: un homme tue trois juges dans un tribunal avant de se suicider

Un garde de sécurité d'une banque a tué mardi trois juges avec une mitrailleuse et en a blessé trois dans un tribunal du centre de la Chine avant de se suicider, a-t-on appris auprès des autorités.

Zhu Jun, 46 ans, employé de la Banque postale de Chine, est arrivé au tribunal de la ville de Yongzhou, armé d'une mitrailleuse et de deux pistolets, selon un nouveau communiqué de la municipalité sur son site internet, qui a rectifié le nom précédemment donné.

Il a ouvert le feu sur les juges qui étaient en train de discuter d'un dossier, selon la même source.

Zhu n'aurait jamais accepté une décision de justice sur le partage des biens détenus avec sa femme, rendue par un autre tribunal il y a trois ans à l'occasion de son divorce.

Selon le communiqué des autorités locales, Zhu était en dépression et en arrêt maladie depuis deux mois en raison d'une "maladie incurable".

Selon le Procuratorate Daily, il était cependant revenu travailler il y a trois jours.

Le tribunal et les autorités locales n'étaient pas joignables.

Les fusillades sont extrêmement rares en Chine, car la possession d'armes est interdite pour les particuliers. Cependant, certains gardes de sécurité chargés du transport de fonds peuvent être équipés d'armes.

Cet incident intervient après une série d'attaques meurtrières contre des écoliers qui a choqué le pays.

Certains experts expliquent cette violence par la profonde mutation de la Chine depuis une trentaine d'années en raison d'une croissance économique menée à un rythme effréné.

Man kills 3 judges, himself in China court

samedi 24 avril 2010

Charest et ses juges

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En réaction à cet article de M. Louis Lapointe

Je comprends aisément que vos fonctions antérieures vous aient mis en contact avec un grand nombre d’acteurs de premier plan sur la scène judiciaire de cette province mais il importe de rectifier vos propos concernant le juge Claude Leblond. À mon humble avis, Claude Leblond exerce le rôle d’homme de paille de JJ Charest qui l’a nommé directement sans processus de sélection pour accomplir le travail de sape au sein de l’appareil judiciaire. Il faut savoir que ces deux comparses sont de vielles connaissances, Leblond ayant dirigé à une autre époque le stage au barreau du PM. D’ailleurs, l’annonce de cette nomination peu orthodoxe en janvier 2005 avait fait bondir hors de ses gonds le député Stéphane Bédard à l’Assemblée Nationale : «En janvier dernier, on apprenait, dans le journal La Tribune, que l'avocat Claude Leblond fut informé de sa nomination comme juge à la Cour du Québec de la bouche même du premier ministre. Ce coup de téléphone assez surprenant contrevient à la procédure de nomination qui veut que ce soit le ministre de la Justice qui fasse une telle annonce, l'objectif étant, M. le Président, de mettre à l'abri ce processus de toute coloration politique. » Et comme d’habitude, le ministre de la justice Yvon Marcoux s’était réfugié derrière la langue de bois pour éviter de répondre à la question.

Ce singulier coup de téléphone prend tout son sens dans le contexte actuel. Pour sa part, Benoît Corbeil nous informait au printemps 2005 durant l’enquête Gomery que les accointances politiques ont préséance sur tout autre considération lors du processus de sélection des juges, propos corroborés encore récemment par Jean-Claude Hébert à l’émission « Tout le monde en parle ».

Or, souvenons nous que le juge Claude Leblond, en charge du procès pénal de Vincent Lacroix, a refusé tous ses moyens de défense, laissant dans l’ombre les ramifications politiques de cette vaste fraude qui n’auraient jamais fait la manchette sans la nécessaire complicité de l'AMF, de la SGF et la Caisse de Dépôt et de Placement où Lacroix avait fait ses classes. Après avoir été victimes de gestionnaires corrompus, les 9200 petits investisseurs floués dans l'AFFAIRE NORBOURG méritaient d’être informés des raisons qui ont rendu possible un tel scandale financier.

Au tournant de l'année 2005-06, dans un procès éminemment politique, l’« AFFAIRE CAMILLE », le juge Leblond a profondément déshonoré sa profession et trahi son serment d’office. Leblond a fermé les yeux devant la preuve de l’arrestation illégale du militant de Fathers-4-Justice traduit devant son prétoire. Il n’a pas sourcillé non plus devant le parjure effronté du policier Yves Beaulieu #1301 SPVM ayant procédé à l’arrestation sans mandat. Après avoir prononcé un verdict d’acquittement relatif aux allégations mensongères verbalisées par les agents de police du SPVM pour tenter de justifier les mesures arbitraires, Leblond a expédié ce père de famille plus d’un an derrière les barreaux en sus des 3 mois déjà passés en détention préventive et ce malgré l’absence totale de preuve disponible pour accréditer la thèse de bris de conditions avancée par la couronne. Est-ce bien ainsi que la justice doit être administrée ?

Évidemment, la magistrature supporte mal la critique. 5 ans avant l’heure, les militants de F4J dénonçaient déjà par leurs gestes d’éclat la corruption judiciaire et réclamait une commission d’enquête au sujet de l’administration de la justice au Québec. Les révélations récentes verbalisées par l’ancien ministre de la justice Marc Bellemare, propos confirmés par Guy Bisson, un juge à la retraite et l’avocat Franco Fava, tous deux prolifiques collecteurs de fonds au profit de la nébuleuse libérale, démontrent le bien fondé de cette demande.

« La force sans la justice est tyrannique » disait Pascal.

Non seulement le juge Leblond ne mérite pas d'être louangé, mais en raison de ces simulacres de justice accumulés dans son sillage, Leblond devrait répondre de ses actes de prévarication devant un jury de citoyens afin de rétablir la confiance vacillante du public envers l’institution de la justice et procéder une fois pour toute au grand ménage dans les écuries d’Augias !

Une page qui lui est tout spécialement consacrée

URL de cette page http://bit.ly/91Xgc2

lundi 12 avril 2010

Le chant du cygne des libéraux

Le débat actuel au sujet de la saine administration des affaires de la cité mobilise présentement l’attention des médias. À ce propos, en matière d'évasion fiscale, la première tâche de l’équipe renouvelée d’enquêteurs de Revenu-Québec devrait être de questionner JJ Charest au sujet du 750 000$ qu'il pige sans la moindre gène depuis plus de 10 ans dans la caisse électorale du parti libéral alimentée par le crime organisé… Étant donné le caractère éminemment furtif de cette escroquerie, Charest allant même jusqu'à mandater son fidèle mercenaire, Luc Lavoie aux trousses des journalistes de la Tribune de Sherbrooke afin de les réduire au silence au sujet de ses revenus « officiels » et de son somptueux train de vie, il semble couler de source que JJ Charest ait « omis » de divulguer ce revenu occulte au moment de la production de ses déclarations d'impôts.


Messieurs les nouveaux enquêteurs de la nouvelle Agence de Revenu du Québec, voici donc une première cible de choix !


Par ailleurs, l’opposition péquiste démontre une certaine complaisance à l’égard du dernier budget qui, à mon humble avis représente carrément un outrage au peuple et à la démocratie. La formule utilisée par le député François Bonnardel, l’Adéquiste qui entretient une bien curieuse de relation avec la vice-première ministre mérite d’être soulignée : « après avoir les deux mains sur le volant, il a maintenant les deux mains dans vos poches ». Depuis 18 mois, les médias s’indignent de la forfanterie de ce gouvernement de kleptomanes. Comment comprendre une telle attitude débonnaire de la part de l’opposition ?


Examinons le CV de l’actuel ministre des finances tel que publié sur le site de l’Assemblée Nationale :


Secrétaire particulier au cabinet du premier ministre du Québec (1979-1981)…


Quel était ce premier ministre ?


René Lévesque !


Poursuivons l’exercice…


Premier vice-président du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) (1994-1997)


Président-directeur général du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) (1997-2001)


Notons qu’il agit à ce moment sous une administration péquiste

Source

Les liens existants entre le fonds de solidarité des travailleurs du Québec FTQ mis en place suite à un décret de la ministre des finances de l’époque, Pauline Marois et le crime organisé sont actuellement l’objet d’une attention médiatique soutenue. La relative quiétude qui semble régner au sein de l’équipe de souverainistes n’arrive cependant pas à éloigner le vent d’inquiétude qui souffle sur l’ensemble de la classe politique à la solde d’intérêts corporatifs érigés sur le socle communautaire cher aux souverainistes de tous les horizons.


Dans les faits, ce gouvernement a dilapidé le capital de sympathie qui l’a porté au pouvoir dans l’espoir de corriger les graves lacunes résultant de 30 ans de communautarisme maternant, la marque de commerce des émules de René Lévesque. Le problème auquel la société québécoise est aujourd’hui confrontée, c’est précisément l’absence d’alternative. Les vieux partis nous ont fait l’étalage de leur absence d’intégrité. Nous arrivons à un tournant majeur dans l’histoire du Québec contemporain. Il importe de saisir l’occasion présente et entreprendre le nécessaire grand ménage au sein de la fonction publique gangrenée par les parasites communautaires et le délire idéologique de la rectitude politique. Il en va de notre survie en tant que société actuellement distincte par l’ampleur de la gabegie et l’indifférence populaire face à la corruption de ses dirigeants.


Ce grand ménage doit obligatoirement débuter par la racine du mal, soit l’appareil judiciaire, le chien de garde de la bonne gouvernance. N’oublions pas que les juges actuellement en poste sont redevables au pouvoir en raison d’un obscur processus de nomination éminemment politique. Or, autour des politiciens corrompus de la trempe de JJ Charest gravitent des personnages au profil louche et à l’éthique douteuse comme la commission Gomery nous l’a révélé.


Une enquête publique pour trier le bon grain de l’ivraie ? Certes, mais l’exercice sera futile à moins d’être accompagné d’une commission royale d’enquête sur l’administration de la justice. Sans la nécessaire complicité de l’institution de la justice, il y a belle lurette que le parfum de scandale qui pollue actuellement l’atmosphère politique du Québec se serait évanoui dans la nature… Le triste exemple de Claude Robinson arrive à point pour nous rappeler à quel point la justice de cette province est au service des escrocs de ce monde…


Hermil LeBel

Un père de famille réduit à la clandestinité en raison de la corruption judiciaire

mardi 9 mars 2010

Fury at ruling in custody battle


Laurie Nowell

From: Sunday Herald Sun


January 10, 2010 1:22AM


A MOTHER found by the Family Court to be violent, untruthful, lacking moral values and responsible for the psychological and emotional abuse of her children has been given custody of them.


The father, deemed "principled" and with "much to offer his children", has been effectively banned from seeing his daughters.


The case will spark renewed debate about family law and the issue of shared parenting.


The father, who we will name "Bill" because he cannot be identified for legal reasons, is described by a Family Court judge as no threat to his daughters, a successful parent who is "courteous" and "intelligent".


The same judge found the mother, whom we will call "Jasmine" and who abandoned her first daughter at two and spurned the child's subsequent attempts at reconciliation, had displayed "dreadful", "cruel" and "malicious" behaviour.


But the judge still ruled that because of time spent apart, the children had become estranged from their father and it was in their interests that "the children spend no time with the father".


This was at odds with a ruling in February 2008 that Bill should have contact with his daughters.


But in last month's ruling, the judge said: "The necessity to preserve the children's physical, emotional safety and welfare is overwhelming. However unsatisfactory this outcome is for the father, it is the outcome most aligned with the children's best interests.


"In addition, it is the only outcome which will afford the girls the peace they require now while permitting some possibility of a relationship between the father, (the children) and their siblings in the future, however long term that may be."


But the judge added: "It is a sad fact in the family law jurisdiction that a determination which is most consistent with the best interests of the children can appear to reward bad behaviour on the part of one parent and work in apparent injustice for the well-motivated best performing parent."


Bill has not seen his daughters since April and has not spent extended time with them since August 2005.


He says the estrangement was largely a result of false allegations of sexual abuse of the children made against him by his former wife.


The custody ruling in the Family Court last month came after a seven-year battle over access to the girls, now aged nine and 11.


It followed a criminal trial in 2007, when Bill, 55, was cleared of the sexual abuse allegations. The trial judge found them totally false and threw the case out.


The ordeal has cost Bill his home, his job and about $450,000 in lost income and legal costs. He has faced court 70 times to clear his name and try for some form of access to his children.

"It has been a nightmare. All I wanted was to be part of my children's lives - to try to give them a good start in life," Bill said.


"But I am denied that because of the malicious way in which my ex-wife has acted and because of the credence the legal system has given her lies and falsehoods.


"The family law system needs wholesale change. There appears to be no testing of evidence in court and it seems that often lies and fabrications are immediately accepted as fact.


"It's a disgrace and, as far as I know, it doesn't happen in any other legal sphere."


Bill's case follows the case of "Steve" last year, in which the court accepted his good character, but banned him from seeing his daughter for seven years because it was believed the mother would "shut down" emotionally if he were allowed to see her.


In another case last year, a father, "Mick", was jailed for sending a birthday card to his daughter in breach of a court order and was locked up again for taking a walk in a park - near where, unknown to him, his daughter was playing.


Debate over the operation of family law has become heated over the past year with a new campaign seeking to overturn amendments to the Family Law Act brought in by the Howard government that have established the principle of "shared parenting" and effectively given fathers a better chance of having greater access to their children in custody disputes.


Historian and Family Court critic Prof John Hirst questions the underlying principles in family law.


"The Family Court by law has to make the children's interests paramount in divorce cases. Everyone thinks this is wise and proper, but to elevate one principle above all others can produce terrible results," he said.


"To stop mothers being tempted to make accusations of sexual abuse and so keep children to themselves, the law should state that any parent making false accusations of this sort will lose the right to be chief carer of the children. If a mother has so turned the children against the father that they don't want to see him, for a time at least the children should be taken into care.


"Even on the present test of child's best interests, it is hard to see how a child will benefit from being left with such a mother. She has burdened the child with the story that her father abused her.

samedi 9 mai 2009

Tout va très bien, Madame la Marquise



Source : http://www.ledevoir.com/2009/05/07/249267.html

Tout va très bien, Madame la Marquise


Tel est du moins la position affichée par le PM Charest, à la tête du gouvernement le plus corrompu de mémoire de Québécois. Il y a des odeurs de fumier dans l’air. Car non seulement, cet imbécile heureux nous prend pour des valises en nous mentant en pleine face tout en arborant un sourire narquois, mais encore a-t-il le culot de s’acharner contre ceux qui osent remettre en doute son intégrité. Souvenons nous du travail d’enquête effectué en 2006 par Patrick Bourgeois et dont les journalistes du journal de Sherbrooke Pascal Morin et Alain Bérubé avaient fait écho, ce qui leur valu rien de moins qu’un congédiement simplement parce qu’ils avaient laissé planer la possibilité que Charest aurait bénéficié d’un « pont d’or » pour venir effectuer ses magouilles au Québec tout en vivant largement au dessus de ses moyens « officiels ». Faut dire qu’à l’école de Brian Mulroney, il avait eu un mentor de toute première classe. Par la suite, Charest avait été obligé d’admettre avoir touché 750 000$ en franchise d’impôt sur une période de 10 ans provenant d’un fond secret du PLQ, ce qui ne l’a même pas empêché de se faire réélire…

Depuis quelque temps, les médias semblent être un peu moins complaisants à son égard. Cependant, la culture de corruption dépasse largement le cercle des amis du pouvoir et s’étend à bien d’autres sphères d’activité tels la justice et son bras armé, la police. Pour illustrer mon propos, je m’attarderai au traitement réservé par la juge Sophie Bourque aux membres notoires de gang de rue, meurtriers présumés du jeune Raymond Ellis, relâchés dans la nature parce que la police et la couronne ont magouillé dans le dos de la cour. Dans cette affaire, il y a quand même eu mort d’homme, il ne faut pas l’oublier.

Cette justice bien particulière n’a rien d’unique. Contrairement aux enseignements de la doctrine et des lois judiciaires, cette même juge, dans un autre procès devant juge et jury, entérine le verdict, mais sans le répéter alors que ce verdict, le moment le plus crucial du procès est… inaudible sur les enregistrements de la cour !
Ne me croyez surtout pas mais de grâce, vérifiez par vous-même


Et ce n’est que la pointe de l’iceberg…

Un grand ménage s’impose et le plus tôt sera le mieux. Nos prisons en constante situation de surpopulation regorgent de pères de familles innocents sous tout rapport. Il faudrait les libérer pour faire de la place pour ces politiciens véreux, ces juges prévaricateurs et cette police digne de la Gestapo.

mercredi 1 avril 2009

Scandale du siècle dans le monde judiciaire américain




Judges Accused of Jailing Kids for Cash


2 US Judges Plead guilty to selling children to private prisons!

Mom Lashes Out At "Scumbag" Judge That Was Found Guilty Of Sending Kids To Jail For Payola




Dans ce vidéo (anglophone) en deux segments, nous apprenons comment deux juges de la cour de Pennsylvanie siégeant en matière juvénile ont conspiré année après année pour expédier des milliers de « délinquants juvéniles » derrière les barreaux dans une institution de détention privée tout en encaissant de volumineuses enveloppes brunes en retour d’ascenseur. Au terme d’une longue enquête menée de 2003 à 2008 conjointement par le fisc américain et le FBI, les juges Mark A. Ciavarella Jr 58 ans et Michael T. Conahan 56 ans siégeant dans le comté de Luzerne, PA ont plaidé coupable devant la cour fédérale de Scranton le 12 février 2009 à des accusations d’évasion fiscale et de fraude lourde totalisant 2,6M$ provenant du centre privé de détention juvénile entre 2003 et 2006, ce qui a provoqué une vague d’indignation au sein de la population. Ces dossiers s'additionnent à quelques 2400 autres mandarins de l'État, des juges, des policiers, des commissaires, pris en flagrant délit de tricher, une situation qui risque de s'agraver en raison de la crise financière.


Ces juges ont concocté un stratagème consistant à utiliser leur position de magistrats pour s’en mettre littéralement plein les poches. Ils commencèrent par forcer la fermeture du précédent centre public de détention juvénile en réduisant graduellement le nombre d’enfants acheminés vers le centre avant de lui couper tout simplement les fonds. Par la suite, le centre a été remplacé par une véritable mine d’or, soit un centre privé de détention construit par des individus gravitant autour de ces mêmes juges. Pour l’utilisation du centre, les juges ont de plus rédigé avec les autorités publiques une entente de service de 10 ans à hauteur de 58M$ par année. À l’époque, Conahan occupait le poste de juge en chef à la cour de droits communs, une position qui lui permettait de contrôler le budget alloué au district. Pour sa part, Ciavarella occupait un poste de juge au tribunal de la jeunesse du comté de Luzerne.


Les procureurs affirment en outre que ces juges ont tenté de dissimuler la provenance de leurs revenus illicites en fabriquant de faux documents et en effectuant des virements de fonds par le biais d'intermédiaires. La Cour suprême de Pennsylvanie les a relevés de leurs fonctions après que les procureurs fédéraux eurent déposé des accusations le 26 janvier 2009. L'enquête se poursuit.


« Les défendeurs sont impliqués dans une fraude de plusieurs millions de dollars dans la construction, l'exploitation et l'expansion des centres privés de détention pour mineurs dans le comté de Luzerne » raconte le procureur US Martin Carlson.


De plus, les statistiques de l’État de Pennsylvanie relatives au taux d'incarcération des mineurs traduits devant le juge Ciavarella démontrent qu’elles ont bondi dès l’ouverture du centre privé de détention pour mineurs.


« Selon les informations disponibles, les juges ont ordonné l’incarcération de mineurs dans ces centres de détention, établissements dans lesquels ils avaient un intérêt financier, et ce en dépit de l’avis contraire donné par les agents de probation pour mineurs confirmant que ces enfants ne devaient pas être détenus » précise Carlson.


Ciavarella nie avoir condamné des enfants pour de l'argent.

"Nous en sommes venus à une entente sur le plaidoyer, car jamais nous aurions admis que l’imposition des sentences aux délinquants juvéniles n’étaient pas conforme. Et c'est pourquoi, dans l’entente convenue, il n’y a rien à ce sujet » a dit Ciavarella. «Je n’ai pas plaidé coupable à quoi que ce soit par rapport aux échanges d’argent contre sentence des enfants, de détournements de fonds, extorsion et quiproquo, absolument pas."


« Ils sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 7 ans. Ils ont vendu leur serment d’office au plus offrant en se livrant à des manœuvres destinées à priver le public de l’accès à des services intègres de la part des auxiliaires de justice » affirmait Deron Roberts, le chef du bureau d’enquête du FBI de Scranton lors d’une conférence de presse tenue pour annoncer publiquement les charges retenues contre les magistrats.


Ces arrestations ont permis d’élucider un des mystères spécifiques au comté de Luzerne : pourquoi un si grand nombre de délinquants juvéniles étaient expédiés en détention après avoir été traduit à Wilkes-Barre devant le juge Ciavarella siégeant au tribunal de la jeunesse ?


Le 26 mars dernier, des centaines de verdicts de culpabilité ont été renversés dans ce qui est, selon les termes employés par Ronald Castille, juge en chef du district « un des cas les plus flagrants de corruption judiciaire jamais exposée ». La plupart des jeunes délinquants en étaient à leur toute première infraction. Après une brève audience d’à peine quelques minutes, en l’absence de procureur, les jeunes étaient expédiés à l’ombre, dare-dare. Leurs crimes ? Des offenses aussi mineures qu’un simple vol à l’étalage, ou encore une banale fugue d’adolescent avec l’automobile des parents se terminant dans le fossé sans blesser personne.


De l’avis des experts dans le domaine, l’incarcération ne devrait être prononcée qu’en ultime recours par le tribunal de la jeunesse. C’est pourquoi Marsha Levick, directrice d’un cabinet local d’avocats spécialisés en délinquance juvénile, s’est interrogée sur la tendance lourde affichée par la cour. Le taux d’incarcération était en effet le double, parfois le triple de celui affiché dans les autres districts judiciaires. Levick a fait part de ses observations aux autorités du FBI, et le résultat de sa démarche a ébranlé tout le système judiciaire de Pennsylvanie. « Je pense que nous avons ici, dans le comté de Luzerne, probablement le plus graves cas d'abus de pouvoir de toute l'histoire du système judiciaire américain » raconte Mme Levick.


URL court http://past.is/IP7t

lundi 24 mars 2008

Courageux journaliste?

LIBÉREZ DANIEL BÉDARD
PRISONNIER POLITIQUE

Voici des propos publiés dans le Devoir en réaction à l'article intitulé "Le cas chinois" sous la plume du journaliste chevronné et auteur Gil Courtemanche.

Lien vers le site Prevarication 101

Ne manque désormais plus que le courageux journaliste.

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001