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dimanche 22 août 2010

lundi 16 novembre 2009

Comme une odeur de misandrie

(Réaction du psychologue Yvon Dallaire à l’article de Nathalie Petrowski publié dans la Presse du 14 novembre 2009 : Comme une odeur de misogynie. L’article fait suite à la projection du documentaire du belge Patrick Jean, La domination masculine, qui a refusé de venir présenter lui-même son film au Québec, province pourtant experte en accommodements, de peur de représailles de la part des « masculinistes[1] » qu’il avait interviewé sous de fausses représentations.)


Je me permets, Mme Petrowski, de paraphraser votre texte en inversant les sexes, espérant que vous comprendrez mieux le sens de vos propos, propos écrit très certainement en toute bonne foi, ce qui ne les excuse quand même pas.


« J’ai de la difficulté à imaginer l’homme idéal. En tant que je suis concernée, l’homme est le résultat d’un gène endommagé. Les hommes prétendent être normaux, mais tout ce qu’ils font, assis là, avec des sourires insignifiants dans leur face, c’est de produire du sperme. C’est ce qu’ils font tout le temps. Et ils n’arrêtent jamais. » Germaine Greer

« Tous les hommes sont des violeurs, et rien d’autre. » Marylin French

« Plus j’ai de renommée et de pouvoir, plus j’ai la possibilité d’humilier les hommes. »

Sharon Stone


Ces trois morceaux d'anthologie misandre m’ont sérieusement interpellé lorsque j’ai écrit mon livre Homme et fier de l’être (Option Santé, 2001). En principe, j’aurais dû être extrêmement choqué de lire tant de haine dans la quarantaine de citations de féministes radicales que je rapporte dans le chapitre « Les femmes qui haïssent les hommes » dont sont tirés ces deux citations. Mais j’ai tellement entendu de critiques dans les discours de certaines Québécoises envers les hommes qu’il doit m’arriver de ne plus les entendre ou de laisser dire, comme de nombreux hommes qui croient acheter la paix par le silence.


J'ai certainement tort. Car les féministes radicales ont pris, au Québec, tellement de pouvoir qu’elles peuvent maintenant déblatérer contre les hommes sans coup férir et applaudir à un documentaire pamphlétaire tel que La domination masculine. Elles continuent de sévir dans un pays où l’égalité homme – femme est l’une des plus avancée au monde et distillent des propos toujours aussi nauséabonds sur « ces québécois sans couilles » qui leur empoisonnent la vie et qu'elles tiennent responsables de tous les maux de la terre, y compris de leurs problèmes relationnels. Le monde irait tellement mieux s’il était dirigé par les femmes et non par des êtres violents qui ne comprennent jamais rien à rien, n’est-ce pas ?


Reste que la tentation de ne voir en ces féministes radicales qu'une bande de femmes frustrées et mal baisées est grande. Sans compter qu'elles ne sont pas nombreuses et que ce sont des marginales dont l'influence sur le consensus social apparaît nul. Tant qu'elles broient du noir dans l'usine de leur ressentiment privé, elles ne sont pas dangereuses et ne le seront pas tant et aussi longtemps que la majorité des femmes saines se défendront d’être féministes.


À une autre époque, peut-être. Mais on observe en ce moment un peu partout dans le monde les manifestations d'une hostilité dirigée publiquement contre les hommes, une hostilité qui donne froid dans le dos et va tout à fait dans le sens des féministes québécoises montrées un peu partout comme l’exemple à suivre, comme le fer de lance du féminisme de bon aloi. Le fait que le Ministère de la Santé et des Services Sociaux investit onze fois plus de fonds dans la santé des femmes que des hommes[2] en est l'exemple le plus visible, mais certainement pas le seul. Le fait que toutes les campagnes gouvernementales contre la violence domestique montrent toujours l’homme comme le bourreau en est un autre exemple.


Qu’une dizaine d’hommes et de femmes universitaires, tous des gens intelligents, écrivent un livre dans lequel ils traitent d’antiféministe toute personne qui ne dit pas comme eux et qui ose se prononcer en faveur de l’amélioration de la condition masculine, y compris la présidente de l’Ordre professionnel des psychologues et Guy Corneau, plutôt que de s'opposer avec vigueur à toute discrimination, a de quoi inquiéter[3]. Hors du féminisme, point de salut.


Et ce qui inquiète encore davantage, c'est que le mouvement de ressentiment contre les hommes n'est pas qu’universitaire ou limité à un petit groupe. Lentement mais sûrement, il contamine aussi la culture populaire, les médias, les annonces publicitaires (dans lesquelles le con est toujours masculin), les documentaires (dont celui qui suscite vos inquiétudes) et, évidemment, Internet : Sisyphe, Je suis féministe, NetFemmes, Relais-Femme, Campus Féministe, Cybersolidaires, sites dont la Gazette des femmes, dans son numéro de nov-déc. 2009, vient de faire la promotion. Sans oublier que tous ces organismes sont, pour la plupart, subventionnés par nos impôts, y compris la Gazette. La contamination est tellement pandémique que peu d’hommes et de femmes n’osent s’élever contre ce discours misandre radical.


C’est drôle, le féminisme présenté comme « politically correct » oublie certains sites qui se présentent comme féministes, qui accueillent tous les jours des milliers de visiteuses et qui propagent sans honte la haine de l’homme : Chiennes de garde, La meute, Antipatriarcat, SOS Sexisme, Réformes féministes … sites plus sexistes que le sexisme qu’elles disent pourfendre.


Je croyais pourtant, Mme Petrowski, que nous sortions enfin de cette guerre des sexes et que nous étions, au Québec, une société d’hommes et de femmes de bonne foi capables de travailler ensemble et de faire la distinction entre un féminisme sain et un féminisme radical qui entretient la suspicion intersexe au même titre que, dans les couples malheureux, chacun accuse l’autre d’être responsable du divorce. Je croyais que nous vivions dans une société où chacun(e) prenait la responsabilité de son bonheur et cessait de rendre l’autre responsable de son malheur.


Espérons que les misandres ET les misogynes qui continuent d’entretenir la suspicion entre les sexes râlent leurs derniers râlements et que les médias cesseront bientôt de leur donner le devant de la scène. Cessons de nous opposer et devenons complémentaires, nous enrichissant ainsi l’un l’autre.


« Il n’y a que pour les hommes qui n’aiment pas les femmes et les femmes qui n’aiment pas les hommes que le monde est un système de mâle dominant. » Pierre Cormary


P.S. Je n’ai pas eu l’occasion de voir le documentaire en question, mais je sais que Patrick Jean ne manque aucune occasion de me présenter comme le théoricien du « masculinisme extrémiste ». Mais je peux vous confirmer une chose : que ce Monsieur se soit présenté sous de réelles ou de fausses représentations, j’aurais tenu exactement les mêmes propos, comme mon code d’éthique en tant que psychologue l’exige. Évidemment, vous savez mieux que moi, j’en suis assuré, que l’on peut faire dire n’importe quoi à des propos sortis de leur contexte. J’en ai souvent eu l’expérience, au Québec comme en Europe.

Yvon Dallaire, Psychologue et auteur

675, Marguerite-Bourgeoys, Québec (Québec), Canada, G1S 3V8

Tél. : (418) 687-0245 Télec. : (418) 687-4312

Courriel : yvondallaire@optionsante.com Internet : www.yvondallaire.com


[1] Terme inventé par Michèle Le Doeuff, philosophe féministe française.

[3] Dupuis-Déry, F., Blais, M. et al, Le mouvement masculiniste. L’anti-féminisme démasqué, Montréal, Remue-Ménage, 2008

vendredi 13 novembre 2009

Changement de paradigme

À titre de chercheur qui a beaucoup écrit et discouru au sujet de la condition paternelle, je vous remercie d'avoir écrit « Les pères gagnent le respect des experts ( et des mères) » Laurie Tarkan, NYT, 02 nov. 2009. Bien évidemment que les pères sont différents des mères, ce qui ne les rend pas déficients pour autant.


Toutefois, la situation envisagée du point de vue de l’enfant est absente de l’article. Au delà des experts et des mères, le vrai test de la contribution paternelle réside dans les yeux de ses enfants. Et il existe désormais des preuves irréfutables à l’effet que par-dessus tout les enfants désirent maintenir une relation significative avec leur père, que la famille soit intacte ou non.


Après plus d’un demi-siècle de dénigrement du rôle de père, le temps est maintenant venu de changer de paradigme, dans le meilleur intérêt réel des enfants.


Gordon E. Finley

samedi 16 mai 2009

Chapeau les gars


Source

Maintenant, la question qui demeure ouverte : le métier de photographe est-il un choix de carrière réellement audacieux lorsque ce choix est exercé par une femme ?

jeudi 5 mars 2009

Extraordinaire exercice de propagnande

Extraordinaire exercice de propagande !


Mars 2009, les Français découvrent qu’un enfant de cinq ans a poignardé sa sœur plus âgée sous le prétexte des jeux vidéo trop violents. Répétée inlassablement sur toutes les ondes, l’information n’a jamais été mise en doute. L’enfant était un garçon. C’était donc normal. Même à cinq ans, vous vous rendez compte, mon bon monsieur !? Les journalistes se sont gargarisés de la soi-disant violence innée masculine. Bizarrement, le lendemain, on apprenait que la mère était soupçonnée par la police.

La presse moins prompte à rétablir la vérité avait, tout à coup, d’autres chats à fouetter. « Le Parisien » du 5 mars précisait : Samia G., 36 ans, a été mise en examen hier soir par un juge d’instruction de Thionville (Moselle) pour « violences aggravées » et « manquement à ses obligations éducatives ». Elle a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet et n’a pas le droit de se rendre à Uckange. Cette mère de famille avait avoué, avant-hier, avoir porté elle-même un coup de couteau au thorax de sa fille, Khadija, 10 ans, et avoir persuadé son fils cadet, Mehdi, 5 ans et demi, de s’en accuser.

Commentaire : Patschef

Sans verser dans la facilité, nous sommes en présence ici d’un exemple supplémentaire de mère qui manipule son enfant pour le faire mentir aux autorités. En réalité, ce blog a été créé précisément pour dénoncer la fabrication d’une fausse déclaration obtenue par sa mère en manipulant un enfant de 8 ans dans le but cette fois d’incriminer son père. Lors de la perpétration du méfait, son auteur a bénéficié de la complicité de la police et de la complaisance de la cour dans un jugement tellement mal motivé selon Jean-Guy Boilard qu’il équivaut à un « déni de justice ».


En fait, qu’en est-il au juste des pouvoirs du juge ?

lundi 4 février 2008

Les vaginocrates !


Duplicité vaginocrate

Il s'agit ici du témoignage sans complaisance livré par une grand-mère, dévastée par le rôle complice exercé par ces minables petits fonctionnaires drapés en toge de juge, mandatés précisément pour réprimer de telles infractions en matière de droit familial !

De toute évidence, cette grand-mère très peinée parle en connaissance de cause. Cependant, Dame Deschâtelets n'a d'autre argument à lui servir que ce commentaire lapidaire : "Il n'existe rien de plus vulnérable que la personne qui ne possède pas les connaissances requises pour identifier ses vis-à-vis".

À ce chapitre, il y a ceux affligés d'aveuglement volontaire. Ceux-ci ne risquent guère d'être courroucés par les propos de Dame Deschâtelets.

À ma gauche, dans les câbles, nous avons des pères de famille et leurs rejetons, dommages collatéraux dans cette inlassable guerre des sexes dont personne n'ose parler. Ceux d'entre eux qui, pour le bénéfice de leur prochain, osent exprimer publiquement leur indignation devant ces pratiques barbares en subissent les conséquences au prix de leur liberté. Actuellement, certains sont même confinés à l'ombre pour y purger des peines infligées au terme de véritable bouffonnerie judiciaire, orchestrée par ces sinistres ronds-de-cuir, voilés en noir.

D'autres vivent dans l'ombre et travaillent d'arrache-pied dans le but de briser l'Omertà au sujet de la corruption au sein de l'institution de la justice...

mercredi 19 décembre 2007

La démocratie des lobbies



Réaction à l’article « OGM: du riz illégal est toléré » de Fabien Deglise du Devoir.
Ces simples tests sont à la portée de n'importe quel laboratoire spécialisé dans le domaine et seul l'aveuglement volontaire explique un tel laxisme. De nos jours, il semble d'ailleurs qu'il s'agisse d'un pré requis pour avoir le droit de mener les affaires de la cité. Résultats de ces politiques, nos infrastructures sociales s’effondrent plus rapidement que les structures urbaines. 

Le pouvoir accordé aux lobbies est si intense que les groupes de pression parviennent à faire trembler les gouvernements et leur faire adopter des politiques qui contreviennent aux lois de ce pays. L'influence des industries agro-alimentaire, pharmaceutique, pétrolière, des ordres professionnels et des féministes d'État s’infiltre comme des parasites qui soudoient le politique et accablent le judiciaire, et finissent par tourner en dérision les institutions de ce pays. 

Dans le cas précis des féministes d'État, la situation est d'autant plus absurde que ce lobby est entièrement financé par le trésor public! Examinons maintenant ses effets pervers à travers la corruption judiciaire. 

Dernièrement, cette femme a complètement été exonérée d’un crime violent par un petit juge de la cour dite supérieure parce que les représentants du Ministère Public avaient enfreint à 4 reprises ses droits fondamentaux protégés par la Charte. Un traitement en tout point semblable est servi quotidiennement à des centaines d'hommes sans jamais soulever l'indignation de la moindre cour.
Peut-être la tenue d'un tel procès durant l’abrutissante campagne de propagande menée par l’État Québécois en indisposait quelques unes. Le monde juridique étant lourdement assujetti à l'idéologie sous-jacente, il ne faut pas s'étonner que les ordres soient arrivés si rapidement!

D'autre part, la publicité gouvernementale est discriminatoire, haineux et sexiste.

Par médias interposés, cette propagande gouvernementale représente une forme subtile de violence collective, publique et massive, un geste dégradant envers une grande partie de la population, les hommes.


La violence existe en effet et il importe de la dénoncer.
En donnant à la violence le visage d’un homme, la campagne ignore la moitié du problème.

L’image de l’homme projetée sur toutes les tribunes est celle d’un homme définit comme un être violent. 

Méfiez-vous de l’homme. Parfois, il se métamorphose en brute incontrôlable.

L’image du père projetée à nos enfants est celle d’une brute.
Méfiez vous du père. En lui sommeille un monstre.

La violence au féminin existe. Souvent plus subtile, elle peut être tout aussi efficace et dévastatrice.
Il faut dénoncer toute forme de violence, si nous aspirons à une société qui prône l’égalité réciproque.
En banalisant la violence faite aux hommes et en racontant des sornettes dans les médias, la ministre St-Pierre contribue à exacerber la guerre entre les sexes.

Mais au profit de qui cette démocratie est-elle administrée?

Url court : http://is.gd/JLdtu2

jeudi 13 décembre 2007

Lettre ouverte



L'après-rupture
Ateliers pour les liens père-enfants, Inc.

13 décembre 2007

Jean Charest:

"Caché derrière ses ministres stressés, à genoux devant le lobby féminisexiste"




La récente décision de Jean Charest d'amender le Charte des Droits et Libertés suite au récent passage de la représentante du Conseil du Statut de la Femme devant la Commission Bouchard-Taylor, montre bien encore une fois qui mène au Québec. Notre état est un des rares au monde qui a institutionnalisé en son sein un lobby influent financé avec l'argent des contribuables. Alors qu'un état démocratique doit être au service de tous les citoyens, sans discrimination, il est inconcevable qu'un lobby sexiste qui a ses entrées dans les corridors du pouvoir puisse ainsi dicter ses volontés aux élus.

Le Conseil du Statut de la Femme et ses bras, le Secrétariat à la Condition Féminine, sont des organismes d'État qui font partie d'un vaste réseau d'influences implanté solidement dans toutes les structures importantes de notre société. Il gobe annuellement à lui seul près d'un demi-milliard de dollars en subventions et en dons de toutes sortes sans aucun contrôle gouvernemental sérieux. Il a infiltré l'éducation, le système de santé, les partis politiques, les centrales syndicales, de nombreux organismes de supposée bienfaisance et le monde de la recherche universitaire.

Tout politicien qui oserait mettre en doute les fondements idéologiques victimaires de nos féministes professionnelles se verrait rapidement éliminé de la scène politique. Tout haut fonctionnaire qui tenterait d'alerter les citoyens au sujet de la dictature féministe qui sévit au gouvernement serait dans de beaux draps. Les contribuables, sans trop le savoir, financent le maintien de l'idéologie féministe tentaculaire sous forme de subventions à des centaines d'organismes féministes qui comprennent, entre autres, des maisons d'hébergement, des centres d'aide, des tables de concertation, des regroupements de ces maisons, de ces tables, des colloques, le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat à la Condition féminine et la Fédération des femmes du Québec.

Le Premier ministre du Québec, en décidant à la vitesse de l'éclair de tout mettre en oeuvre pour modifier la Charte des droits et libertés, s'est mis à plat ventre devant les volontés du lobby féministe sans consultation préalable de la population. Les citoyens à nouveau devront se soumettre à l'évangile féministe sans avoir droit au chapitre et continueront de financer un lobby qui constitue un véritable cancer idéologique qui mine inexorablement l'État québécois...

Jean-Pierre Gagnon

Jeanpierre.gagnon@sympatico.ca

Directeur de recherche

L'APRÈS-RUPTURE

ATELIERS LIENS PÈRES-ENFANTS



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Présentation du projet de loi numéro 63 - Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne

        
        
      

mercredi 21 novembre 2007

Censure ordinaire


Un simple clic sur ce lien vous révèle l'existence de la censure.

Un clic sur l'image à droite pour accéder au commentaire original publié sur ce blog.

Le Devoir publie aujourd'hui un article dénonçant les exactions du régime Chilien dirigée par Mme Bachelet à l'égard des derniers survivants du peuple Mapuches, après le génocide commis par les Européens dans ce nouvel Eldorado. Ce site y est référencé.

Combien de temps le commentaire est-il demeuré en ligne?

Placé vers 09h00, la faucheuse ést passée un peu avant 12h30.


lundi 19 novembre 2007

Information ou idéologie?


Date : 21 Septembre 2006 13:18:38 -0400 (EDT)

Objet : Information ou idéologie?

À : ombudsman@radio-canada.ca

CC : Alain Gravel


M. Gravel,

Est-ce que Radio-Canada est au service de l'information ou d'une idéologie?

Le reportage d'Enjeux diffusé le 20 septembre 2006 sur les ondes de la SRC et portant votre signature illustre exactement la recette qu'il ne faut pas suivre dans l'exercice de votre métier. À ce titre, il pourrait s'agir d'un modèle exemplaire à diffuser dans les facultés où s'enseigne la communication afin précisément d'illustrer le genre de travail à proscrire dans un monde qui respecte encore la primauté de l'information.

Ce pseudo documentaire, en réalité un publi-reportage qui pourrait fort bien avoir été commandité par la ligue des extrémistes intégristes oeuvrant au sein de la FFQ tellement il transpire la malhonnêteté, déshonore votre profession et discrédite encore davantage votre employeur.

Qu'est-ce qui justifie cette outrageuse partialité? Jamais dans vos propos ne faites-vous la moindre allusion à l'autre volet du problème de la violence domestique, soit celui du meurtre du conjoint par l'ex épouse. S'agit-il là d'une honteuse réalité qui vous offusque au point d'en nier l'existence? Ou encore, répondez-vous à une commande?

Par ailleurs, le ton alarmiste détonne. Entre 1991 à 2004, vous avancez candidement, sans évidemment ne citer aucune source, le chiffre de 66 meurtres de conjointes par un ex, batteur de femme, et mutant de l'espèce des hominidés. 13 ans, 66 meurtres. Au rythme actuel de 20 000 séparations par année, le taux de prévalence serait alors de 66/260 000, soit .025%! S'agit-il réellement d'une pandémie, d'un majeur problème social qui justifie ce genre d'élucubrations tarabiscotées, médiatisées en plus?

En réalité, cette propagande insidieuse discrédite irrémédiablement à la fois le locuteur et le diffuseur. Nous sommes plusieurs à penser que nos taxes pourraient être plus judicieusement utilisées si elles n'étaient pas aussi cavalièrement dilapidées pour nourrir une machine de propagande sexiste et misandre, soient Radio-Cadenas ou Radio-Pravda, selon le cas.

Heureusement, le vent tourne. Bientôt, nous serons en mesure d'exiger la reddition des comptes. Souvenons-nous de l'histoire récente: même l'Allemagne Nazi s'est effondrée...

Et la défense d’obéir aux ordres n’a pas convaincu le tribunal de Nuremberg

Cordialement,

Hermil LeBel


Et, dix mois plus tard, voici la réponse reçue de M. Jean Pelletier, Premier directeur, contenus, Affaires publiques, reportages & documentaires à la SRC…


Date : 30 Jul 2007 11:43:22 -0400

De : "Jean Pelletier"

À : , limreh3@yahoo.ca

Objet: Rép. : RE : Information ou idéologie?

Monsieur

En septembre 2006 lorsque l'Ombudsman nous a transmis votre lettre pour suivi approprié, nous n'avons pas jugé nécessaire de vous répondre car aussi bien le ton que le propos de votre texte étaient sans appel.

Vous nous accusiez d'être des propagandistes, d'avoir réalisé un "pseudo-documentaire" ou pis encore un publi-reportage, bref d'avoir trahi notre mandat. Qu'avanciez pour preuves pour soutenir d'aussi graves reproches? Rien.

Ce reportage visait à faire état des structures qui existent dans certaines régions du Québec et malheureusement pas partout, afin de prévenir les cas de violence entre conjoints. Le tableau qu'il brossait contrairement à ce que vous soutenez, n'était ni partial ni propagandiste. Bien au contraire l'émission faisait entendre les points de vue de nombreux experts et spécialistes qui n'avaient qu'une préoccupation en tête faire en sorte sinon d'éliminer du moins de réduire le plus possible la violence conjugale. Vous prétendez que nous n'avons traité de la violence conjugale que du seul point de vue des hommes qui tuent leur femme et sciemment ignoré le fait que des femmes tuent aussi leurs époux. Rien dans notre reportage ne pouvait laisser croire que cette réalité, bien qu'infiniment plus réduite que celle des hommes, a été ignorée et ce au nom d'une idéologie particulière qui ferait en sorte que les journalistes d'Enjeux, lorsque vient le temps de traiter de la violence entre conjoints, perdent leur sens critique, balancent les règles d'équité qui nous guident et deviennent de radicaux propagandistes féministes!

Espérant que ces explications vous écalairent (sic) je vous prie d'agréer M. LeBel, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean Pelletier

Premier directeur,

Contenus, Affaires publiques, reportages et documentaires

(514) 597-5655

jean_pelletier@radio-canada.ca

mardi 13 novembre 2007

Feministan


Shirin Ebadi, Iranienne féministe, juriste et prix Nobel de la Paix :

« Je vis dans un pays où mon mari peut me mettre à la porte quand il veut et m'enlever mes enfants. »

— Shirin Ebadi, dans une entrevue accordée au Globe & Mail en 1998

« Je vis dans un pays où ma femme peut me mettre à la porte quand elle veut et m'enlever mes enfants. »

— Hermil LeBel, père de famille au Féministan !

mardi 23 octobre 2007

Lettres ouvertes de l'Après-Rupture,

Lettre ouverte
L'après-rupture
Ateliers pour les liens père-enfants, Inc.


Suite à notre lettre ouverte du 14 octobre dernier, voici le courriel que nous avons reçu...

De: organisatrice.cfee@hotmail.com
Date:2007-10-17 08:53
À: info@lapresrupture.qc.ca


Bonjour M. Gagnon,

J'ai été bien surprise de lire votre article et vos données concernant la violence conjugale faite aux hommes. Bien que surprenante vos données sont inexactes. Votre connaissance en cette matière est sûrement limité puisque votre étude n'est pas représentative. Elle ne tient pas compte de plusieurs facteurs dont ceux de la domination et du contrôle exercés par le conjoint violent et aussi de la dangerosité des gestes portés.

Oui, il existe de la violence conjugale féminine mais cette violence est loin d'être symétrique. Les femmes sont plus souvent victimes que les hommes d'actes de violence, ces actes sont plus dangereux que ceux subis par les hommes et leurs conséquences physiques et psychologiques sont plus importantes. La violence à l'encontre des conjointes s'exerce principalement dans un contexte de domination, alors que la violence subie par les hommes se situe le plus souvent dans le cadre de conflits de nature plus ponctuelle.

Il serait important de vous informer adéquatement avant d'écrire des articles, de connaître votre sujet en profondeur. Je vous conseille une formation en violence conjugale et une autre, violence conjugale ou chicane de couple. Peut-être que la prochaine fois vous aurez plus de crédibilité dans votre journal.

Merci et bonne journée...

Nathalie Simard
Centre de femmes l'Étincelle (cfee)

Mme Simard,


Votre lettre reprend à son compte l’essentiel des affirmations du féminisme victimaire dont Mme Élisabeth Badinter a souligné, avec la rigueur intellectuelle qu’on lui connaît, les dangers et les effets pervers dans son essai Fausse route.

Si vous désirez prendre le risque d’exposer vos croyances à une réflexion solidement articulée sur les questions que vous soulevez, l’analyse de Mme Badinter constitue un choix de lecture judicieux. Mme Badinter montre que le féminisme victimaire n’est pas le seul féminisme possible. Il n’est pas inutile de rappeler que Mme Badinter se présente comme l’héritière spirituelle de Simone de Beauvoir. Il ne fait aucun doute dans notre esprit que les analyses et les arguments présentés par Mme Badinter pourraient apporter une contribution utile à votre réflexion sur la question de la violence conjugale.

Aux États-Unis, le féminisme victimaire a été dénoncé par Christina Hoff Sommers dans l’essai Who Stole Feminism ? : How Women Have Betrayed Women. La lecture de ce livre pourrait aussi contribuer à apporter un éclairage nouveau à plusieurs des arguments que vous avancez avec la foi du charbonnier.

Il faut regretter qu’aucune de vos affirmations à propos de la violence conjugale subie par les hommes ne repose sur une quelconque référence à des études empiriques crédibles ou à des revues exhaustives de la littérature scientifique. Affirmer n’est pas démontrer. L’approche que vous avez adoptée rend impossible toute discussion constructive, puisque qu’elle ne soumet aucun argument et n’apporte aucune information de nature à soutenir le point de vue qu’elle propose. C’est l’attitude moyenâgeuse du « Hors de l’Église, point de salut ». Si l’on veut convaincre, il ne suffit pas d’affirmer péremptoirement comme le faisaient naguère les chanoines et les curés et comme le font encore certains imans et certains mollahs.

Vous pourriez mettre vous-même en pratique les conseils que vous prodiguez avec tant de générosité et vous informer par vous-même des découvertes de la véritable recherche scientifique sur la violence conjugale. Le chercheur californien Martin Fiebert présente une bibliographie annotée comptant plus de 200 études empiriques ou revues de littérature montrant que les femmes font preuve d’agression physique envers leur conjoint ou partenaire en proportion comparable et souvent même supérieure aux hommes. C’est un fait scientifique établi qu’il n’est plus possible de nier ou de minimiser.

Les études mentionnées dans la bibliographie de M. Fiebert ont été menées par des centaines de chercheurs hautement spécialisés dans tous les domaines des sciences humaines et sociales. Pouvez-vous croire un seul instant que tous ces spécialistes sont incompétents ou malhonnêtes ou qu’ils ont fomenté une vaste conspiration contre les croyances des féministes victimaires? Ou bien êtes-vous réellement disposée à faire preuve d’ouverture d’esprit et à convenir que la réalité de la violence conjugale envers les hommes que ces recherches ont mis en évidence constitue, au même titre que celle de la violence conjugale envers les femmes, un problème social significatif dont il faut prendre acte?

Mme Simard, si vous avez des arguments vérifiables à soumettre à l’appui de vos affirmations, soyez assurée qu’ils seront pris en considération et discutée à leur mérite scientifique, si en retour, vous vous déclarez disposée à faire preuve de la même ouverture d’esprit envers ceux et celles qui mettent en doute les thèses véhiculées par le féminisme victimaire.

Comme gage public de l’ouverture d’esprit dont vous êtes disposée à faire preuve, la rupture avec l’omerta imposée par les tenantes de féminisme victimaire à propos de la violence conjugale subie par les hommes constituerait une démonstration éclatante de votre bonne foi. Vous n’ignorez sans pas que la grande majorité des associations féministes du Québec ont proclamé, il y a quelques années, la notion de tolérance zéro à l’égard de la violence conjugale subie par les femmes. Nous sommes tout à fait disposés à souscrire avec enthousiasme à un tel principe, à la seule condition que la notion de tolérance zéro s’applique également à la violence conjugale exercée par les femmes envers les hommes, qu’il s’agisse de violence physique, psychologique, juridique, idéologique ou financière. En somme, le principe d’égalité entre les hommes et les femmes veut que ce qui soit inacceptable pour les femmes le soit également pour les hommes. N’êtes-vous pas d’accord avec cette prémisse?

Si vous souscrivez à ce principe, êtes-vous disposée à déclarer publiquement que la tolérance zéro doit s’appliquer tout aussi bien à la violence conjugale exercée par les femmes qu’à celle exercée par les hommes? Il ne fait aucun doute qu’un telle déclaration constituerait une grande première et ouvrirait une brèche importante dans la loi du silence pratiquée envers la violence subie par les hommes. Ne serait-il pas temps que le principe d’égalité entre les hommes et les femmes se traduise par des déclarations et surtout des actions concrètes en faveur des hommes aussi bien que des femmes?

Êtes-vous également disposée à affirmer que toute violence conjugale envers les femmes par leur conjoint ou ex-conjoint est inacceptable et ne doit pas être banalisée, comme toute violence conjugale envers les hommes par leur conjointe ou ex-conjointe est inacceptable et ne doit pas être banalisée. Une telle déclaration serait faire preuve de compassion et d’humanité autant envers les hommes qu’envers les femmes et à souscrire à ce qui nous paraît aller de soi.

En terminant, la question de la violence conjugale est beaucoup moins simple que vous ne sembler le croire. La recherche scientifique est en bonne voie d’invalider tous les stéréotypes propagés par les tenantes du féminisme victimaire. Si vous entretenez le moindre doute à ce propos, il nous fera plaisir de vous en fournir la preuve édifiée par la recherche scientifique.

Cordialement,

Jean-Pierre Gagnon
pour l'équipe
de recherche
de L'APRÈS-RUPTURE


Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001